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Actualités / Évènements / Ingbert Blüthner-Haessler ou la tradition de la modernité

Entretien

Ingbert Blüthner-Haessler ou la tradition de la modernité

Par Stéphane Friédérich et Bernard Désormières / Dimanche 1er juillet 2012
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© B.D.
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Leipzig a été un haut lieu de la facture instrumentale au XIXe siècle…
Au xixe siècle, il y a eu jusqu’à 16 facteurs d’instruments. Plusieurs raisons expliquent une telle concentration de fabriques de pianos : les empreintes de Bach et de Mendelssohn, entre autres, une vie musicale intense avec le Chœur Saint-Thomas, le Gewandhaus et l’Opéra, mais aussi la prestigieuse foire de Leipzig. À l’inverse de Dresde dont la magnificence culturelle est redevable aux princes, Leipzig a brillé par l’audace de sa bourgeoisie. C’est elle qui a financé la première ligne de trains allemande construite entre Dresde et Leipzig. L’industrialisation a permis une concentration d’entreprises de bois et de métaux qui ont alimenté les usines de pianos. Vers 1800, les éditeurs Breitfopf & Härtel ont été les premiers à importer des pianofortes viennois Streicher.

Quel a été le positionnement originel des pianos Blüthner ?
Blüthner s’est lancé dans la production de pianos à queue. La commercialisation s’est faite de bouche à oreilles… jusqu’à celles de l’empereur d’Allemagne ! Des distinctions obtenues lors d’expositions internationales et surtout des liens avec des artistes comme Liszt ont fait le reste. Avant la Première Guerre mondiale, Blüthner produisait plus de 3 000 pianos par an. Mais l’événement déterminant fut, à la fin du xixe siècle, la distribution à Londres. L’Angleterre était le premier marché. Dans les années 1930, plus de 700 pianos étaient vendus chaque année outre-Manche.

Comment avez-vous adapté votre production aux bouleversements de l’après-guerre ?
L’usine a été détruite durant la guerre. L’activité a repris en 1948, en RDA. Nous étions alors coupés du marché de l’Ouest. Nous avons fourni beaucoup d’instruments à l’URSS. La contrainte politique a éliminé toute forme de concurrence puisque nous étions une entreprise nationalisée dont j’assurais la direction. La tradition familiale n’a donc jamais été interrompue. En 1990, avec la réunification allemande, l’adaptation brutale aux lois du marché fut difficile. Aujourd’hui, nous vendons plus de 400 instruments par an dont deux tiers de pianos à queue. Ce n’est pas si mal en temps de crise !

Donnez-nous quelques exemples de l’histoire pour le moins innovante de Blüthner…
Je pourrais, par exemple, vous parler du piano Blüthner de 160 kg, qui fut installé à bord du dirigeable Zeppelin Hindenburg dont on connaît la fin tragique. C’est sur ce piano que fut transmis à la radio et en direct, le premier récital au-dessus de l’Atlantique. En 1873, l’un de mes aïeuls déposa le brevet du système Aliquot qui permet, en ajoutant une quatrième corde non frappée par le marteau mais résonnant en sympathie, d’enrichir les harmoniques dans le médium aigu et l’aigu. Nous avons aussi créé un piano pour musiciens gauchers avec les basses à droite, ainsi qu’un autre à quatre pédales, la quatrième étant une pédale harmonique [brevet du français D. de La Rochefordière, ndlr.]. On pourrait continuer ainsi jusqu’au e-Klavier « 100 % allemand » (lire page 52), et qui marque notre entrée en 2012 dans le monde des pianos numériques.

Existe-t-il une identité sonore propre aux pianos Blüthner ?
Dans les années 1880, les instruments avaient une sonorité douce, chantante avec des timbres ronds et chaleureux. Nous avons préservé ces caractéristiques, qui sont comme une signature. Une signature, qui est aujourd’hui entre les mains de mes deux fils, Christian et Knut, à la tête de l’entreprise !
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