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Actualités / Interprètes / YUJA WANG - La virtuosité n’est pas un péché !

Portrait

YUJA WANG - La virtuosité n’est pas un péché !

Par Stéphane Friédérich / Dimanche 1er juillet 2012
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Sous des dehors de poupée de porcelaine, la jeune Yuja Wang cache une personnalité décapante. Portrait d’une pianiste surdouée rencontrée en pleine tournée promotionnelle…


Berlin en mai. Chaleur moite alors que l’on a quitté Paris sous la fraîcheur. Le taxi nous dépose devant un hôtel huppé aux murs grisâtres. La robe cintrée d’un bleu éclatant de Yuja Wang éclaire soudainement le hall. Perchée sur des talons échasses, elle se déplace précautionneusement, calculant chaque pas avec la grâce d’un lépidoptère en perdition. Pourquoi nous revient subitement en mémoire son interprétation scintillante du Vol du bourdon ?La jeune artiste fait sa tournée promotionnelle. Maquillée en poupée asiatique, la voilà recroquevillée dans son fauteuil à la manière d’une adolescente égarée dans une soirée lycéenne bon chic bon genre. Le con-traste est d’autant plus saisissant lorsqu’on lui parle de son dernier disque, Fantasia. Le visage devient alors d’une étonnante mobilité. « Ce disque a été conçu comme un hommage à Rachmaninov et Cziffra. Il a un côté expérimental dans la mesure où je joue des pièces assez rares comme la Danse Macabre de Saint-Saëns, Liszt et Horowitz. » Nous la laissons dérouler son argumentaire attendant une boisson fraîche qui tarde. Que lit-elle actuellement ? La question l’arrête en plein élan. « Je termine la lecture d’1Q84, un roman d’Haruki Murakami. » Tiens ! une histoire de mondes parallèles…La conversation dévie aussitôt sur la littérature. « Je ne dissocie pas la littérature des expressions artistiques. Quand je joue du Liszt, du Chopin, un arrangement de Gluck par Sgambati, je veux donner l’impression que je poursuis un travail « littéraire ». Tout est connecté. Le mythe de Faust, par exemple, me fascine. Il a été l’une des clés qui m’a permis d’entrer dans les univers de l’opéra et du théâtre, ma passion. J’ai besoin d’un support littéraire pour stimuler mon imagination lorsque je joue. Je préfère me mettre dans la peau d’un personnage qu’entrer de manière plus abstraite dans une partition. Après ce sont les doigts qui travaillent. Ils n’ont pas besoin de moi. »Le parcours de Yuja Wang intrigue. Nous, Européens, qui sommes obsédés par la tradition, imaginons difficilement que des artistes s’en inventent une au fil de leurs rencontres. « Le fait d’être une artiste aux origines à la fois orientales et occidentales m’a offert davantage de facilités. Cela procure une sorte de protection. Vous êtes obligé de prendre de la distance avec une œuvre ou un style. Vous la voyez comme épurée. J’ai aussi conscience que c’est une sorte de fuite, mais en même temps, je me sens plus libre, sans a priori. »

Une jeunesse américaine

Gary Graffman, son professeur aux États-Unis – et aussi celui, entre autres, du pianiste Lang Lang – représente lui aussi une certaine tradition. N’y voit-elle pas une contradiction ? « Non, je ne crois pas que l’on puisse parler de la transmission d’une tradition. Disons que grâce à Gary Graffman, qui a été un grand interprète de concertos russe, j’ai bénéficié de sa connaissance du répertoire. Pour autant, je ne me suis pas investie dans ce répertoire parce que je savais qu’il l’appréciait, mais tout simplement parce que j’en ai ressenti l’envie. Son enseignement est totalement libre. Une liberté difficile à accepter car lorsque vous êtes jeune, vous ne savez pas dans quelle direction aller. Vous vous sentez perdu. » Quel genre d’étudiante fut-elle auprès d’un tel maître ? « Pragmatique ! Il n’était pas question de faire preuve de fantaisie ou d’indiscipline. Pour lui, il n’y a que le texte qui compte et ce que veut nous dire le compositeur derrière les notes. »A-t-elle souffert de son déracinement de Chine, de son adaptation douloureuse, peut-être, en Occident ? Amusée, elle attendait visiblement la question. « Pas du tout ! À l’âge de 14 ans j’ai été placée dans une famille d’accueil où j’ai plutôt goûté la liberté. J’ai vraiment fait une coupure avec ma culture. Mais ma mère, qui était danseuse, était également d’une nature très indépendante. » Un brin de fierté et beaucoup de tempérament pour cette New-yorkaise de cœur…

Jouer vite et (plus que) bien

Quand a-t-elle eu la certitude qu’elle serait une pianiste professionnelle ? La réponse fuse du tac au tac dans un grand éclat de rire : « Toujours, bien évidemment ! Ma mère voulait que je sois danseuse, comme elle. Avec un second choix, mais vraiment très secondaire : le piano. C’est vers l’âge de 16 ans, lorsque j’ai signé mon premier contrat avec un manager aux États-Unis que j’ai compris que je ne serai jamais… danseuse ! » Bien fait pour nous. Tout en poursuivant notre entretien, nous ne pouvons détacher notre regard de ses mains. Ses doigts fins, immenses, sont modelés pour des déplacements très rapides et des accords percutés. Nous lui en faisons la remarque : « Mes mains sont grandes mais elles étaient fragiles et sans beaucoup de force. J’ai travaillé énormément grâce à des professeurs, qui, eux aussi, avaient cette chance d’avoir de grandes mains. J’ai acquis de la flexibilité, de la rapidité. J’ai toujours adoré jouer très vite », dit-elle, un rien provocante, avant d’enchaîner aussitôt sur sa formation initiale en Chine : « J’ai reçu unenseignement très classique : Bach,Beethoven, Chopin, Brahms. En Chine, on dit : rien après Brahms ! » Nous lui répliquons qu’en France, c’est : rien après Ravel. Enfin, pres-que. Puisque nous parlons d’un musicien français, il nous revient en mémoire qu’à l’âge de 12 ans, elle est venue dans l’Hexagone et a été auditionnée par Yvonne Loriod, épouse d’Olivier Messiaen. Nouvel éclat de rire : « Je n’avais pas conscience de ce qu’elle représentait. Elle était un peu comme ma grand-mère. Je me rappelle un ascenseur, un style de vie incroyable dans cet appartement parisien. Je n’ai communiqué avec elle que par l’intermédiaire d’un traducteur. J’ai joué des Préludes de Chopin et quelques-uns des Vingt Regards de l’Enfant Jésus. Pourquoi ? Mystère. » L’expérience d’une surdouée que l’on montre à l’une des grandes pédagogues de l’époque. Et après ?Yuja Wang revient sur son enfance en Chine. « Ma professeur était extrêmement intelligente et sensible. Impossible de lui dissimuler quoi que ce soit. “Je vois que tu n’as pas assez travaillé”, me reprochait-elle. Difficile à entendre quand on est naturellement très douée. Elle était obsédée par le son et l’articulation. Quand elle accueillait de nouveaux élèves, elle savait exactement quel était leur niveau et leurs défauts. Terrible. Et ses critiques à l’issue de mes concerts étaient incroyablement justes. » Et Gary Graffman, que pense-t-il de son élève lorsqu’il vient l’écouter ? « Il ne me dit rien. Non pas parce qu’il n’a rien à dire, mais parce qu’il a été lui-même un très grand soliste et qu’il sait l’effort que représente une prestation en public. On sait ce qu’on a fait ou pas. Les commentaires sont inutiles. »Yuja Wang donne plus de cent cinquante concerts par an. Assurémentpas le même nombre de programme.


Passe son Bach… après !

Un casse-tête. Tentons de lui demander les compositeurs qu’elle ne joue pas en public. Réponse immédiate : « Bach ! Je pense que je n’ai pas un esprit adapté au contrepoint. Donc, je joue du Bach uniquement pour moi-même comme une sorte de catharsis. Et je n’essaie pas le jazz non plus car je suis incapable d’improviser. » Autre constat fait en étudiant ses programmes de concerts ainsi que ses disques : elle n’apprécie guère les cycles : « J’ai toujours éprouvé une certaine méfiance vis-à-vis des musiciens qui sont capables d’enchaîner les intégrales les unes après les autres. Je ne sais pas comment ils font. J’admire Pierre-Laurent Aimard qui joue tout Messiaen. Je suis arrivée à un âge où je restreins mon répertoire. Je m’aperçois d’ailleurs que j’ai oublié la plupart des pièces que j’ai apprises durant mes études aux États-Unis. Je me dis que ce qui me reste en mémoire, c’est l’essentiel. » Nous lui faisons remarquer qu’à 25 ans, les neurones ont encore de bonnes capacités d’apprentissage. Bel éclat de rire. Elle affirme aimer la virtuosité, les musiques pleines d’énergie et qui ne sont pas trop faciles. Essayons une nouvelle provocation : donc, Yuja Wang n’apprécie pas la musique d’un Erik Satie ! « Vous essayez de me piéger, s’offusque-t-elle. Voilà une musique difficile à interpréter. Tout autant que les Préludes de Debussy, Gaspard de la nuit de Ravel. » Précisément, lequel des deux compositeurs préfère-t-elle ? Debussy ou Ravel ? Même si la question paraît saugrenue (qui aurait la sotte idée de choisir entre un Château Pétrus et un Château Margaux ?), la réponse, elle, ne l’est pas : « Debussy est d’une certaine manière plus aisé à comprendre pour un pianiste de culture asiatique parce que le compositeur fait souvent référence à celle-ci. L’écriture de Ravel est très différente. Elle fait appel à des moyens sans faille non seulement sur le plan technique, mais aussi dans tous les registres de l’intellect et du son : structure, couleurs, harmonies… Il faut être au summum de ses capacités. »Poursuivons avec le répertoire germanique puisqu’elle a joué la Sonate de Berg. « Je ne la rejouerai pas. » Elle n’en dira pas davantage. Passons. « De tous les Viennois, Schubert est pour moi le plus grand. Ses derniers cycles de mélodies, le Schwanengesang et le Winterreise sont ce que j’aime le plus. Schumann, aussi, dont je joue L’Humoresque ainsi que les Kreisleriana. C’est une musique de fou composée pour des fous ! » Je lui fais remarquer qu’elle a gravé dans son récital Fantasia la seule pièce Triana d’Iberia d’Albéniz « Je la joue parce qu’elle utilise une technique lisztienne. »Et le répertoire Russe ? Après tout, c’est grâce à celui-ci qu’elle s’est fait connaître en concert et au disque. « J’ai joué le Second Concerto de Rachmaninov dès l’âge de 14 ans et, par la suite, je l’ai donné une trentaine de fois en concert sous la direction de Charles Dutoit. C’est le concerto le plus émouvant que je connaisse. Scriabine est passionnant et il est le plus “français” de tous les Russes. Prokofiev demeure pour moi le maître du ballet. Je le joue par conséquent dans cet état d’esprit rythmique. »

Michael, Claudio, Valeryet les autres

Yuja Wang doit en grande partie les débuts de sa carrière à plusieurs chefs d’orchestre auxquels elle voue une grande admiration. La plupart des solistes sont attirés par l’écoute, le dialogue avec les pupitres. L’avis de notre pianiste est un peu différent. « C’est l’énergie des orchestres qui m’intéresse en premier lieu, puis la clarté des chefs et des musiciens en second. Depuis mes 17 ans, Michael Tilson-Thomas est un peu mon mentor. Comme un prof de théâtre ! Il parle beaucoup, prend des exemples, décrit ce qu’il cherche, m’encourage jusqu’à ce que j’obtienne le résultat désiré. Il déborde d’imagination. Avec lui, j’ai beaucoup appris sur le métier du musicien, sur la vie tout court. » Et Claudio Abbado ? « J’avais 22 ans quand j’ai travaillé avec Abbado. Je suppose qu’en cinq ans j’avais beaucoup mûri. En tout cas, il m’a fallu un peu de temps pour m’habituer à sa personnalité. Abbado, c’est l’opposé de Tilson-Thomas ! Il parle très peu. Il indique avec les gestes, le regard. Je ne sais jamais ce qu’il pense vraiment de moi. D’ailleurs, est-ce important ? ajoute-t-elle non sans malice. Je perçois sa volonté par retour, lorsque le son de l’orchestre me percute. Nous menons finalement un dialogue mais sans parole. »Yuja Wang collabore avec bien d’autres chefs, et notamment Valery Gergiev avec lequel elle a joué le Deuxième Concerto pour piano de Prokofiev que si peu d’interprètes féminines osent programmer tellement la partition réclame d’endurance physique. « Gergiev est une bombe d’énergie ! Pour ce concerto, nous avons fait une répétition de 15 minutes seulement ! J’ai vraiment eu très peur. Gergiev m’a dit que cela suffisait parce qu’il n’avait pas grand-chose à diriger et que finalement tout le travail était pour moi ! Waouh ! Le concert fut génial. »

Le globe terrestre en tous sens

Comme beaucoup de jeunes artistes enthousiastes à l’idée de voyager et encore peu sujets aux décalages horaires, la jeune virtuose possède des avis bien tranchés concernant les publics. Quand nous lui demandons pour qui elle joue, pour elle ou le public, elle répond aussitôt : « Pour la musique et… pour moi ! Enfin, pour le plaisir. Mais, je le partage différemment en fonction des publics. Que de différence entre les Américains et les Japonais. Et ce n’est pas qu’un cliché ! Devant un public japonais, vous ne pouvez pas savoir s’il a aimé ou détesté votre interprétation. Il n’y a que dans la loge que vous verrez ce qu’il en pense. Et encore. »Mais, au fait, comment juge-t-elle ses prestations ? « Ne le répétez pas, mais je ne suis pas souvent d’accord avec le public. Sur scène, quand je suis à l’aise, le public me paraît aimable et quand j’ai joué avec une certaine tension pour différentes raisons, les gens me semblent plus chaleureux. Vous croyez qu’ils positivent cette tension qui m’a gênée ? » Et le trac, elle connaît ? « Bien sûr ! Non seulement je le supporte, mais il m’aide aussi à maintenir la pression ce qui fait que lorsque j’entre en scène, j’ai une envie irrésistible de jouer. »Quittons la scène pour revenir au quotidien. Quels rapports l’artiste entretient-elle avec son piano. Quel instrument choisit-elle ? « Je préfère les pianos colorés, très chauds en timbres. Mais le paramètre le plus important n’est pas le choix de l’instrument. C’est de trouver son propre son, quelle que soit la marque de piano que vous jouez. J’essaie toujours de rendre mon jeu le plus vivant possible malgré les qualités variables des salles. C’est ce qui est le plus délicat. »

 

Le piano de Yuja

Comme nous lui rappelons qu’il y a de plus en plus d’excellents pianistes mais que, paradoxalement, il est de plus en plus difficile de les distinguer entre eux, elle évoque quelques noms qui l’ont marqué : « J’ai une admiration sans borne pour des personnalités comme Arthur Schnabel et AlfredCortot. Les Préludes de Chopin du pianiste français sont fabuleux. J’ai regardé ses classes de maître en DVD. Un rêve ! Il apparaît davantage poète que musicien. Il nous ouvre l’esprit. Aujourd’hui, nous n’avons plus ces sonorités de pianos aussi incroyablement différentes. Le disque, déjà, permet de tout modifier car c’est la perfection qui prime sur tout. Le résultat est une perte de substance dans le jeu de l’artiste. Quand vous écoutez Krystian Zimerman en concert, vous vous dites que ses disques, déjà sublimes, ne sont que le reflet de ce que vous entendez en “live”  ! »Il est tentant d’en savoir davantage sur son travail personnel. Yuja Wang met à mal quelques idées reçues : « Si j’étais rigoureuse, je devrais jouer des études et des gammes. Ce n’est pas vraiment le cas. L’idéal, ce sont les Études de Chopin et Bach. J’ai acquis ma technique en travaillant directement les pièces de mes programmes. Il faut de toute façon faire des pauses. Il y a deux ou trois ans, j’ai ressenti des douleurs musculaires. Prudence ! » Poursuivons nos investigations. « Puisque vous me demandez si j’annote les partitions, ma réponse est : non ! Cela étonne Michael Tilson-Thomas qui les griffonne avec la rigueur d’un soldat de l’Armée soviétique ! » Contente de son image pittoresque, elle poursuit : « Je possède une mémoire des doigtés, mais suffisamment souple pour que j’en change en concert. Cela dépend de l’inspiration ou bien du piano que je joue. Quant au choix des éditions, cela n’a jamais été un problème pour moi. Vous savez, dans mon enfance, en Chine, quand vous disposiez déjà d’une partition d’où qu’elle provienne, vous étiez content ! »Avant que nous nous quittions, nous demandons à la jeune pianiste de nous parler de ses projets. Plus par bravade que par discrétion vis-à-vis de ses prochains disques, elle nous lance en guise d’au revoir : « Dans la vie, tout ce qui m’arrive est inattendu. Peut-être, un jour, prendrai-je le temps de faire moins de choses. Mais pour l’instant, pas de projet, c’est déjà en soi un projet ! Vous n’êtes pas d’accord ? »



Yuja Wang en quelques dates

1987 Naissance à Pékin
1999-2001 Études à Calgary, au Canada
2002 Étudiante de Gary Graffman au Curtis Institute of Musicde Philadelphie
2005 Débuts auxÉtats-Unis
2006 Gilmore Young Artist Award
2009 Premier enregistrement pour Deutsche Grammophon



A écouter chez Deutsche Grammophon

2009 Sonates et Études de Scriabine, Chopin, Liszt et Ligeti
2010 « Transformation ». Œuvresde Stravinsky, Scarlatti, Brahmset Ravel
2011 Concerto pour piano n° 2 et Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov avec l’Orchestre de chambre Mahler, dir. Claudio Abbado
2012 « Fantasia ». Œuvresde Rachmaninov, Scarlatti, Gluck/Sgambati, Albéniz, Schubert/Liszt…
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