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Compositeurs / Modernes / DÉODAT DE SÉVERAC : IMPRESSIONS DU SUD

Portrait

DÉODAT DE SÉVERAC : IMPRESSIONS DU SUD

Par Marc Bosman / Samedi 25 avril 2015
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Déodat de Séverac © Bibliothèque Nationale de France
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Déodat de Séverac occupe une place à part dans le paysage musical français. « Paysage », le mot est bien choisi pour cet homme qui incarnait à lui seul les décors du Languedoc et des Pyrénées et une conception méridionale et méditerranéenne de l’art et de la vie. Loin des cercles musicaux parisiens qu’il a pourtant fréquentés de près.

Séverac naît le 20 juillet 1872 dans une vieille famille aristocratique languedocienne, à Saint Félix-Lauragais. C’est un charmant village perché sur une colline, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Toulouse. La vue y est admirable et, quand le temps est clair, on y jouit d’un beau panorama sur les Pyrénées et la Montagne Noire. Père artiste-peintre, propriétés terriennes. Une certaine aisance mais pas la richesse non plus. C’est un milieu où l’on apprécie les arts. L’un de ses oncles, Monseigneur Jules de Carsalade du Pont, a été longtemps évêque de Perpignan et a restauré l’abbaye Saint-Martin-du-Canigou, joyau de l’art roman primitif en Roussillon. Déodat effectue ses premières études au Conservatoire de Toulouse puis à celui de Paris, avant de se diriger presque « fatalement » vers la Schola Cantorum, institution considérée alors comme « l’anticonservatoire ».

Cursus scholiste
Rue du Faubourg-Poissonnière, le Conservatoire forme des aspirants au Prix de Rome, futurs compositeurs d’opéras et de ballets alors que rue Stanislas puis rue Saint-Jacques, la Schola, sous la férule de Vincent d’Indy et de ses amis, communie dans le culte de Palestrina, Bach, Beethoven et César Franck. Elle initie les jeunes gens, souvent de la bonne société, aux austères disciplines. Séverac compte parmi les premiers élèves et y suit l’enseignement rugueux et sévère d’Albéric Magnard, son aîné de sept ans, ainsi que des pères fondateurs de la maison, Charles Bordes et d’Indy lui-même. Il termine son cursus scholiste après dix ans d’études avec une thèse atypique : « La centralisation et les petites chapelles en musique ». L’idée est pour le moins originale.
La France souffre alors d’une centralisation musicale et du parisianisme culturel : « Retournons à nos belles provinces ! » (sous la IIIe République, cette aspiration décentralisatrice va généralement de pair avec un sentiment antirépublicain). La thèse dut plaire à d’Indy, catholique, monarchiste, régionaliste et Ardéchois au cœur fidèle, qui prône l’utilisation de chants populaires du terroir dans la musique savante. Lui-même donne l’exemple avec sa fameuse Symphonie sur un chant montagnard français, dont le thème est issu des Cévennes. La terre ne ment pas…
Avant même la fin de ses études parisiennes, en 1907, Séverac a déjà beaucoup composé : de nombreuses mélodies, de la musique d’orgue, deux poèmes symphoniques avec chant, À travers champs (dix pièces pour piano, 1890), une Petite Suite pour piano en si mineur (1895), deux Impromptus, une Sonate pour piano à quatre mains, un Quintette avec piano, un opéra, Le Cœur du moulin, qui est finalement créé à l’Opéra-Comique en 1909.

Les grands cycles
En 1901, il hausse le ton avec un grand cycle pianistique Le Chant de la terre (neuf ans avant l’œuvre homonyme de Mahler) et un grand cycle pianistique, sous-titré "Poème géorgique". On est évidemment très loin du désespoir résigné du compositeur autrichien. Le Chant de la terre, pour qui l’entend aujourd’hui, montre à quel point Séverac résout la question esthétique qui se pose à lui. Disciple de la Schola parmi les plus chers à ses maîtres, il aurait pu (et même dû) écrire des préludes, variations et fugues, de grandes sonates aux développements complexes, des variations sur un thème populaire, etc. Il accepte parfaitement la technique apprise à la Schola mais son esprit est ailleurs. Il entend bien évoquer la terre et les paysages languedociens mais comment le faire en utilisant le langage austère et abstrait, excessivement formaliste qu’on lui a enseigné ? Il opère par conséquent une sorte de synthèse entre le langage scholiste (présent, par exemple dans le choral initial), avec son sens de la construction, ses progressions harmoniques bien définies et, par ailleurs, un certain "impressionnisme" qui commence à poindre chez les musiciens de l’époque.

Mais Le Chant de la terre est surtout une déclaration d’intention, une œuvre-programme. Séverac accompagne chacune des pièces qui composent le cycle d’un texte descriptif, qui évoque une campagne idyllique, à la manière de celle des Saisons de Haydn. Six morceaux (I : Prologue – Le Labour ; II : Les Semailles ; III : Intermezzo – Conte à la veillée ; IV : La grêle – Les Rogations, Le Glas, L’Orage au loin ; V : Les Moissons ; VI : Épilogue – Le Jour des noces, Le Chant de la terre). L’œuvre n’est cependant pas aussi aboutie que celles qui suivront mais Cortot en fera un vibrant éloge : « Son œuvre n’est pas limitée par le souci du pittoresque. Mais elle y puise une valeur atmosphérique qui rend plus sensible la tendance émotive du développement musical proprement dit. » Le Chant de la terre est créé lors d’un concert de la Libre Esthétique, la célèbre société bruxelloise très impliquée dans la défense de la musique contemporaine. Blanche Selva le reprend à la Société nationale de musique.

Si ce premier cycle laisse augurer un compositeur intéressant, le suivant fait l’événement, révélant un artiste de premier plan. En Languedoc est composé en 1903 et 1904, puis créé l’année suivante par Ricardo Viñes à la Schola Cantorum. Il est joué à Bruxelles par Blanche Selva. Là encore, il s’agit d’une vaste fresque, plus développée encore que Le Chant de la terre. Elle se compose de cinq morceaux d’assez vastes dimensions : Vers le mas en fête, Sur l’étang le soir, À cheval dans la prairie, Coin de cimetière au printemps, Le Jour de la foire au mas. Ici, Séverac ne s’inspire plus d’une nature abstraite et idyllique mais bien de paysages concrets du Languedoc méditerranéen. Question de chronologie et de préséance : on relève qu’En Languedoc est à peu près contemporain (et beaucoup plus développé) que les Estampes de Debussy, le premier cycle que l’on pourrait qualifier d’« impressionniste » et postérieur de peu aux Jeux d’eau de Ravel.

La chenille scholiste est maintenant devenue un beau papillon. Loin de tout procédé d’école, Séverac nous livre ici son chef-d’œuvre, tissé de sonorités furtivement évocatrices, de références réalistes jamais appuyées (le galop d’À cheval dans la prairie, dans un discours souvent fluide et insaisissable qui a dû en surprendre plus d’un rue Saint-Jacques. Le morceau le plus délicieusement réussi du cycle semble être Coin de cimetière au printemps, où les allusions pathétiques ne parviennent pas à cacher la sérénité presque heureuse de l’ensemble. Dans le cimetière même, la nature renaît à la vie. Un tel morceau évoque une sensibilité panthéïste. Catholique « comme tout le monde », Séverac fait preuve ici d’un sens très païen de la nature, de la vie et de la mort.

"En Languedoc" fut assez mal reçu par la critique et même éreinté par le monde musical. Séverac n’en est pas plus troublé. À la même époque, il compose pour un Album pour les enfants petits et grands une petite suite comique à quatre mains, Le Soldat de plomb, dans un style proche de la future "Boîte à joujoux" de Debussy. Au cours des années suivantes, outre un recueil de vieilles chansons françaises pour lesquelles il harmonise un accompagnement, il écrit deux pièces pour piano de caractère très différent – et de moindre importance, "Pippermint-Get", valse romantique de concert et les "Stances à Madame de Pompadour". La première a tout du «"caf-conç" par son côté brillant et chaloupé ; la seconde est au contraire une évocation néoclassique subtilement équilibrée. Elle devait faire partie d’une série de pièces dans l’esprit du xviiie siècle, qui ne vit jamais le jour, mais il ne s’agit en rien d’un pastiche. À cette époque, il termine enfin ses études, passe sa thèse et voyage. Il découvre Barcelone et la Catalogne, passe en Cerdagne, ce haut plateau mi-français mi-catalan largement ouvert entre deux chaînons des Pyrénées. Cette visite lui inspire "Les Fêtes" (Souvenir de Puigcerdà), créé à Bruxelles en 1909 par Blanche Selva.

Après la montagne, la mer. Avec son titre digne d’un tableau impressionniste, Baigneuses au soleil est un "souvenir de Banyuls-sur-Mer", le petit port roussillonnais où réside le peintre et sculpteur Aristide Maillol. On y retrouve quelque chose de la solarité du Debussy de "L’Isle joyeuse". À l’évocation de la Méditerranée, la palette de Séverac s’éclaircit. L’écriture pianistique devient un peu plus sèche, moins chargée de relents romantiques. Il est d’ailleurs possible d’y distinguer l’influence de deux musiciens que Séverac vénérait, Chabrier et Albéniz, l’Auvergnat et le Catalan.
Si l’année 1909 est bien occupée par les préparatifs des représentations du Cœur du moulin à l’Opéra-Comique, l’année suivante voit Séverac attelé à deux projets très différents. D’abord la composition d’une tragédie lyrique destinée à être jouée en plein air. Depuis 1899, les arènes de Béziers présentent des spectacles lyriques grandioses, mythologiques et populaires. Saint-Saëns a inauguré la formule avec sa tragédie lyrique Déjanire ; Fauré l’a suivi avec son opéra Prométhée. Séverac propose Héliogabale, évocation du choc de la culture romaine décadente et de la chrétienté naissante. L’œuvre est saisissante, en particulier en raison de l’utilisation d’instruments à vent catalans dans l’orchestre, le tible et la tenora, de la famille des hautbois mais en beaucoup plus sonore, en vigueur dans les orchestres de sardane. Héliogabale participe de cette méditerranéisation de la musique chère à Nietzsche, une tendance qui s’accentuera des dernières années du compositeur.

L’art de la miniature
L’autre réalisation de 1909, c’est la suite de la composition du cycle Cerdaña (on ignore pourquoi il opte pour l’orthographe en espagnol castellano, alors qu’en catalan, on doit écrire Cerdanya). Il avait déjà composé Les Fêtes, qui deviendra le n°2. Viennent successivement les n° 1 (En Tartane : l’arrivée en Cerdagne), n° 3 (Ménétriers et glaneuses : Souvenir de Font-Romeu) et n° 5 (Le Retour des muletiers). Le n°4 (Les Muletiers devant le Christ de Llivia) est écrit en dernier en 1911 et créé aussitôt par Alfred Cortot.
Les Cinq Études pittoresques racontent en cinq chapitres un petit voyage en Cerdagne. Rien de descriptif, pas de thèmes populaires, pas de notations d’impressions fugaces comme chez Debussy mais un discours développé sans cuistrerie, de larges évocations lyriques qui sonnent admirablement. Les Muletiers devant le Christ de Llivia est particulièrement réussi et émouvant. On y retrouve le large souffle post-romantique des grandes pièces pour piano de l’école post-franckiste alors qu’En tartagne, Les Fêtes ou Ménétriers et glaneuses relèvent d’un style plus vif, aux contours plus acérés.

À cette époque, Séverac et sa femme fréquentent de plus en plus le Roussillon. Ils passent un hiver à Banyuls puis finissent par s’installer à Céret, sous-préfecture des Pyrénées-Orientales, à deux pas de la frontière espagnole. La petite ville devient à l’époque « La Mecque du cubisme » depuis que Braque et Picasso y ont séjourné. Séverac y est heureux, se lie avec des gens très simples ou de la bourgeoisie locale, des artistes comme Manolo Hugué.
C’est là qu’il entreprend un nouveau cycle, en 1912 : En vacances (petites pièces romantiques de moyenne difficulté). Le recueil comporte deux cahiers dont le second, inachevé à la mort du compositeur, fut terminé par Blanche Selva. Le ton rappelle Dolly de Fauré ou Children’s Corner de Debussy mais avec une simplicité, un sens de la ligne qui ne nuit d’ailleurs pas à l’émotion. Le cycle est placé sous l’Invocation à Schumann, pièce que nous vous proposons de travailler dans ce numéro. Ce sont quelques images façon Comtesse de Ségur (Les Caresses de grand-maman, Les Petites Voisines en visite, Toto déguisé en Suisse d’église, Mimi se déguise en marquise…). La dernière pièce est une jolie Valse Romantique. Si l’écriture en est moins complexe que dans En Languedoc ou Cerdaña, on ne saurait négliger le charme Belle Époque de ces pièces enfantines.

Dans ses dix dernières années, Séverac, installé à Céret et déjà malade, devient un compositeur provincial. Il compose une tragédie lyrique pour les fêtes de Coursan (Aude), écrit des cantiques. De cette production de circonstance émergent cependant deux pièces pour piano. Dans Les Naïades et le Faune indiscret, dont on n’a jamais pu établir la date de composition (entre 1908 et 1921) et qui ne fut créé par Jean Doyen qu’en 1952, il évoque les jeux furtifs et sensuels de divinités païennes (on n’est pas si loin du Prélude à l’après-midi d’un faune). Sous Les Lauriers roses évoque encore le Roussillon avec ses bandas et ses sardanes (on n’est pas si loin d’Ibéria d’Albéniz). C’est une suite de petits épisodes enchaînés, qui peut parfois évoquer Chabrier ou même Satie. La palette s’éclaircit, le rythme se précise, l’harmonie se simplifie, le trait mélodique devient plus incisif et l’on pressent que si Séverac n’avait pas succombé à une crise d’urémie à 49 ans, le 24 mars 1921, peut-être aurait-il évolué vers une sorte de néoclassicisme proche des musiques du Groupe des Six.
Marc Bosman

DISCOGRAPHIE

La musique de Séverac exige des qualités très diverses, un peu comme celle d’Albéniz. Pour En Languedoc et Cerdaña, l’interprète doit posséder le souffle et l’ampleur de ton que l’on mettrait chez Franck ou Dukas mais avec en plus un sens de la couleur et une sensualité proche de Debussy. Pour d’autres pièces, il faut un sens de la ligne, une fermeté rythmique proche de Chabrier, voire Satie ou Milhaud.


    

Un art du chant qui s'est perdu...


Enregistrements historiques d’abord : on trouve Baigneuses au soleil, Les Muletiers devant le Christ de Llivia et Vers le mas en fête par Blanche Selva dans un album anthologique consacré à la grande pianiste de la Schola (Malibran Music).




Robert Casadesus a enregistré à plusieurs reprises des pièces de Séverac. Malgré la précarité du son, de beaux documents.


    

De belles lectures solides et un peu oubliées de la discographie


Deux pianistes très concernés par la musique française ont publié chacun un récital anthologiqu. ,Billy Eidi (Baigneuses au soleil, Cerdaña, Sous les lauriers-roses (Pianovox, rééd. Timpani), et Jean Joël Barbier (En Languedoc, Cerdaña, Baigneuses au soleil (BAM, rééd. Accord). 


    

La première anthologie parue en stéréo et probablement la version de référence. Cette somme est à nouveau disponible dans l'intégrale que le label Emi a consacré au pianiste français. Pas moins de 56CD, et que de perles réservées à la musique française !


En 1968, Aldo Ciccolini publia un disque très remarqué avec les deux grands cycles (En Languedoc, Cerdaña). Il inscrit Séverac dans la tradition d’un grand piano à la française avec parfois un véritable souffle lyrique. Neuf ans plus tard, il enregistrera deux disques supplémentaires, complétant ainsi non pas une intégrale absolue mais un très large panorama de l’œuvre du compositeur. Réédité en CD (EMI), cet ensemble est évidemment le fondement de la discographie de Séverac. Plus récemment (2006, 2012), le pianiste catalan Jordi Maso a enregistré chez Naxos deux CD (Vol.1 : En Languedoc, Cerdaña ; vol.2 : En vacances, Baigneuses au soleil, Les Naïades et le faune indiscret, Sous les lauriers-roses).



Ces enregistrements en sont en rien inférieurs à ceux de Ciccolini. Maso joue Séverac avec un joli sens de la couleur et beaucoup de vivacité.

M.B.



DÉODAT DE SÉVERAC EN QUELQUES DATES


1872
Naissance le 20 juillet à Saint-Félix-Lauragais (31)

1897-1907 Études à la Schola Cantorum, à Paris
1901 Recueil Le Chant de la terre
1904 Recueil En Languedoc
1909 Recueil Cerdaña
1910 Tragédie lyrique Héliogabale
1912 Recueil En Vacances
1921 Décès, le 24 mars 1921à Céret (66)



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