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Actualités / Interprètes / JEROME ROSE, UNE TRADITION ROMANTIQUE

JEROME ROSE, UNE TRADITION ROMANTIQUE

Par S.Friédérich / Vendredi 21 décembre 2012
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De passage à Paris, nous rencontrons le pianiste américain Jerome Rose dont le dernier DVD est consacré à des œuvres de Schumann. Portrait.

Comme bon nombre de musiciens américains formés après-guerre, Jerome Rose a bénéficié de la présence d’artistes exilés venus d’Europe : « Ma tradition musicale est plus russe que germanique. Russe au sens où j’ai bénéficié d’une école qui savait exploiter les capacités physiques des débutants. Je ne parle pas de style ou de sonorité, mais de coordination des gestes. » Le pianiste est conscient de la diversité extrême des enseignements au sein d’une même école. « J’ai eu la chance de débuter la musique à Los Angeles. La ville accueillait alors Heifetz, Rubinstein, Rachmaninov, Stravinsky, Piatigorski… Puis, je suis allé à San Francisco, autre capitale culturelle, avec Isaac Stern, Yehudi Menuhin, Leon Fleisher. J’ai étudié auprès d’un élève de Josef Lhévinne, puis d’Adolphe Baller, un protégé d’Arthur Schnabel. J’ai également rencontré Leonard Shure et Rudolf Serkin. »
Jerome Rose a enregistré des dizaines de disques de compositeurs romantiques. « En vérité, je me suis intéressé tardivement à ce répertoire. Je suis devenu un interprète de l’œuvre de Liszt grâce à mes contrats de disques ! J’étais mieux préparé à jouer Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Rachmaninov et Scriabine. Mais, je crois qu’il faut s’obliger à aller vers d’autres compositeurs que ceux que l’on connaît. Prenez l’exemple de Serkin. Il n’était pas considéré comme un interprète de Chopin. Pourtant, il s’obligea à jouer en concert toutes ses Études. »
Ne faut-il pas disposer d’aptitudes particulières pour interpréter sa musique ? « Un pianiste devrait pouvoir tout jouer », répond aussitôt Jerome Rose.


Jerome Rose (John Landolfi)

Pense-t-il aussi la même chose du répertoire contemporain ?
« Ce que l’on considérait comme contemporain hier est devenu parfois “classique” aujourd’hui. Tout le monde peut jouer le Concerto pour piano de Schoenberg ou l’œuvre de Dutilleux. La question de la musique contemporaine est assez simple : qu’est-ce que cette musique signifie ? Est-ce que je peux la mémoriser ?
Si ce n’est pas le cas, alors je ne vois pas comment elle pourra rester dans l’Histoire… »

L’enseignement de Jerome Rose, ses classes de maître sont particulièrement recherchés. Qu’est-ce que cela lui apporte ? « Comme le disait Artur Schnabel, j’apprends davantage de mes étudiants que, eux, de moi. Enseigner, c’est réfléchir à son propre jeu. On ne peut pas enseigner une œuvre qu’on ne joue pas. »

Y-a-t-il des paramètres de l’interprétation que l’on ne peut pas enseigner ?

« La manière d’utiliser sa propre énergie corporelle, cela ne s’enseigne pas. Les enregistrements vidéo sont un grand progrès car on voit tout de suite l’intensité d’un interprète captée grâce à la caméra. Regardez Cziffra jouer : c’est frappant ! ». Membre de nombreux jurys internationaux, Jerome Rose nous livre quelques réflexions sur les concours : « La compétition est devenue, dans tous les domaines, le fondement de notre société. Il faut être à son meilleur niveau à un moment donné. Mais, pour un jury, le plus important, c’est qu’il soit convaincu que le candidat aime profondément ce qu’il joue. » Les concours sont-ils en ce cas nécessaires ? « Oui, si les candidats ont compris que ces épreuves ne sont qu’un instant dans leur carrière. Et parmi les jeunes qui gagnent des concours, quelques-uns seulement seront de grands artistes, parce que leurs interprétations se nourriront de leur vie. »

Stéphane Friédérich

www.jeromerose.com





« Jerome Rose plays Schumann »
Davidsbündlertänze op. 6. Fantasiestücke op. 12. Études symphoniques op. 13.
Kreisleriana op. 16. Sonate op. 22




Ce qui frappe en premier dans l’interprétation de Jerome Rose, c’est l’extraordinaire souplesse du geste. Le pianiste semble davantage dialoguer avec l’instrument qu’engager un combat contre lui. Dans Schumann, prendre ses distances avec le clavier peut s’avérer périlleux. Le toucher est ici d’une remarquable précision. Il reste fluide, élégant. Les traits et accords ne sont jamais forcés alors que le son, dans les Études Symphoniques, par exemple, est projeté avec éclat. C’est un piano charnu (superbe Yamaha CFX) qui respire à l’allure d’une promenade romantique. Jerome Rose cherche avant tout la clarté du récit, la logique interne de la musique, sans surcharger les lignes des Fantasiestücke. Point d’hallucination, de déferlement de puissance. Il suggère la passion plutôt que l’exhibitionnisme. C’est plus net encore dans les Davidsbündlertänze, remarquables de lisibilité. La beauté de la phrase, sa plastique bien ciselée, l’emporte sur la démonstration pure, renouvelant l’attention comme pour la délicate Seconde Sonate dans laquelle il est si facile de s’égarer. La caméra très intrusive nous place au plus près du clavier. Ces interprétations au caractère artistocratique sont aussi des leçons de maître !
S. F.
Medici Classics M60079. 2012. 2 h 14’

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