Espace Pédagogie

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 67 N° 4

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 63 N° 3

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
BACH : FANTAISIE CHROMATIQUE BWV 903
Nos Partenaires

MUSÉE WÜRTH

Festival Piano au Musée Würth du 28 octobre au 6 novembre 2016.
Logo de notre partenaire MUSÉE WÜRTH

SALLE COLONNE

Pianiste enregistre ses DVD dans ce lieu unique de répétitions et de concerts à Paris.
Logo de notre partenaire SALLE COLONNE

COLIN LAURENT

Réalisation et captation de tout projet musical, en France et à l'étranger, pour DVD, web ou TV.
Logo de notre partenaire COLIN LAURENT
Actualités / Évènements / CHILLY GONZALES, THAT'S ENTERTAINMENT!

CHILLY GONZALES, THAT'S ENTERTAINMENT!

Par Stéphane Friédérich / Dimanche 3 mars 2013
Agrandir l'image :
© Alexandre Isard
Diminuer la taille des caractères de l'article : CHILLY GONZALES, THAT'S ENTERTAINMENT! Augmenter la taille des caractères de l'article : CHILLY GONZALES, THAT'S ENTERTAINMENT! Imprimer l'article : CHILLY GONZALES, THAT'S ENTERTAINMENT!
Imprimer
Partager sur les réseaux sociaux l'article : CHILLY GONZALES, THAT'S ENTERTAINMENT!
Partager
S'abonner au flux RSS de Pianiste Magazine Voter pour l'article : CHILLY GONZALES, THAT'S ENTERTAINMENT!
Voter (0)
Musicien non-conformiste, évoluant entre rap, classique et jazz, jouant habilement de la provocation sur scène, fourmillant d’idées et bourré de talents, le pianiste canadien Chilly Gonzales (alias Jason Beck) mène sa carrière comme un sportif. Rencontre avec un entertainer.

Comment avez-vous découvert la musique ?

J’ai commencé la musique à la batterie, ce qui a été très formateur quand je me suis mis au piano sérieusement, à l’adolescence. Pour moi, c’est d’abord un instrument à percussion. Pour le faire chanter, c’est une lutte… poétique presque chimérique. Même Chopin a été confronté à ce dilemme. Mais à la différence de la percussion, la polyphonie du piano autorise toutes les illusions. Dans un second temps, j’ai étudié l’harmonie mais avec la sûreté rythmique que je possédais déjà. Sans le sens du rythme, rien n’est possible.


Qui étaient vos professeurs ?

De piano ? Aucun ! J’ai eu la vraie révélation lors d’un été passé au Berkeley College of Music à Boston. Avec des musiciens de jazz, uniquement des guitaristes, saxophonistes, et vibraphonistes. J’ai travaillé l’improvisation au piano, mais pas la technique. C’est à partir de cette expérience, que j’ai construit ma technique. J’ai joué et composé avec mon propre vocabulaire. Aujourd’hui, sans le piano, je ne serais qu’un touche-à-tout, un dilettante.


Quel sens donnez-vous au mot “improvisation” ?

Ce sont les contraintes qui définissent un bon improvisateur. C’est-à-dire qu’on ne peut pas nier l’essence même d’un morceau. Improviser sur Summertime, c’est aussi rendre hommage à l’œuvre, sans la détruite. En changeant très peu de choses, on peut aller très loin dans une improvisation. On ne peut pas faire n’importe quoi. Pour moi, Artur Rubinstein était un grand improvisateur parce que chacune de ses interprétations d’un même morceau était différente.


Quels sont les courants musicaux qui vous ont influencé ?

Le minimalisme américain m’a touché. L’exubérance d’un compositeur comme Michael Nyman, par exemple. Je composais un peu dans ce style quand j’avais 16 ans. Intellectuellement, je suis proche de Steve Reich, de l’évolution constante et imperceptible de son écriture. Le minimalisme s’est incrusté dans mon album Piano Solo II. La musique électro, le rap m’ont aussi fortement influencé.

Je constate que je suis plus harmoniste que mélodiste. C’est peut-être pour cela que Brahms fait partie de mes compositeurs préférés. En raison de son harmonie. Cela étant, une grande partie de ma culture musicale s’est forgée grâce à la musique Pop des années 80. On privilégiait encore la mélodie. J’ai beaucoup aimé les Bee Gees, Abba, Kraftwerk. Ajoutez aussi beaucoup de standards de jazz, le génie inventif de Gershwin, Cole Porter, des musiques de théâtre des années 20-30, les vrais American Song books.


Comment avez-vous réalisé votre album de partitions, Piano Solo II, que nous avons présenté dans Pianiste (n°78) ?

Pour Piano Solo II, j’ai composé presque 100 morceaux avant d’en choisir 14. Que j’aime telle ou telle pièce n’est pas suffisant. Ce qui m’intéresse, c’est de toucher les gens, d’imaginer quels morceaux leur parleront. C’est pour cela que je ne suis pas un artiste enfermé dans sa bulle. Je suis avant tout un entertainer. C’est essentiel pour moi. Il faut toujours se mettre à la place des gens qui vous écoutent. Le plaisir absolu, c’est quand vous entendez quelqu’un jouer l’un de vos morceaux.


Parlez-nous des instruments que vous jouez ?

Dans l’album, il s’agit d’un Bechstein droit. En concert, je préfère un piano à queue, qui possède un plus grand registre dynamique. Au disque, le fait d’utiliser un piano droit vous rapproche du public. C’est plus intimiste. C’est l’instrument des amateurs, celui que beaucoup de gens possèdent chez eux. En ce qui concerne les réglages, j’ai besoin de pianos qui peuvent endurer un jeu puissant et très pulsé. Par ailleurs, je joue avec la sourdine mise en permanence. Par conséquent, l’épaisseur du feutre est essentielle. J’ai tendance à étouffer davantage dans le milieu du piano car c’est l’endroit le plus percuté. Je deviens de plus en plus exigeant avec le choix des pianos. Le problème est que dans certains pays, les pianos ne sont pas excellents.


Parlez-nous de vos projets…

En octobre dernier, j’ai créé à Londres mon Concerto pour piano avec l’Orchestre symphonique de la BBC. J’en ai fait une version réduite, réorchestrée pour onze instruments. Je la jouerai en Allemagne, au Etats Unis et en France, à la salle Pleyel, le 5 juillet. Je compose d’autres pièces pour formation de musique de chambre et je travaille beaucoup l’orchestration. Je passe beaucoup de temps sur le logiciel de composition Finale… Je complète tardivement mes études musicales.


En somme, vous poursuivez à l’orchestre ce que vous avez réussi au piano…

C’est exactement cela. Je tente de nouvelles expériences. Le piano droit, c’était mon orchestre de chambre. Quand je compose pour 10 ou 15 musiciens, j’identifie chaque interprète avec son univers sonore propre. Je me suis mis aussi à la composition d’une musique de scène, entre opérette et opéra. Le sujet est le célèbre match de tennis de Wimbledon en 1980 entre John McEnroe et Bjorn Borg. Encore un beau combat en perspective…

Propos recueillis par Stéphane Friédérich


Chilly Gonzales en concert

• 11 avril, Les Treize Arches, Brives-la-Gaillarde (19)

• 12 avril, Le Carré des Jalles, Saint-Médard-en-Jalles (33)

• 13 avril, Auditorium Paul-Arma d’Antony (92)

• 16 avril, Le Lieu unique, Nantes (44)

• 17 avril, La Coursive, La Rochelle (44)

• 19 avril, Théâtre de l’Archipel, Perpignan (66)

• 20 avril, Paloma, Nîmes (30)

• 21 avril, Centre culturel André Malraux, Six-Fours-les-Plages (83)

• 25 avril, Les Folies Bergères, Paris

• 26 avril, La Source, Fontaine (38)


Plus d'infos sur www.chillygonzales.com

Abonnez-vous
à Pianiste
LES OFFRES DE PIANISTE
Retrouvez PIANISTE soit en Magazine ou sur Ipad ou sur Iphone

Abonnez-vous à Pianiste



Retrouvez tous les numéros de Pianiste ou abonnez-vous au magazine

Les DVD leçon de Piano

La boutique Pianiste


Retrouvez les DVD "leçons de Piano" par Pianiste et notre sélection de CD et DVD

 
  Retrouvez-nous sur smartphone et tablette
Déjà abonné ? Accédez à votre espace et gérez votre abonnement
Google Play App Store

Les sites du réseau Groupe Express-Roularta :

Copyright © 2011-2017 PIANISTE MAGAZINE | Nous contacter | Plan du site | Mentions légales | Charte de l'utilisateur | Publicité
Powered by Walabiz