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Actualités / Évènements / PAUL BADURA-SKODA DANS LE BERRY

PAUL BADURA-SKODA DANS LE BERRY

Par Elsa Fottorino / Jeudi 27 juin 2013
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PAUL BADURA-SKODA © CLAUDE-OLIVIER DARRE
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Fin avril, le pianiste autrichien Paul Badura-Skoda, 85 ans, est attendu dans le Berry pour une journée marathon. Ancien disciple d'Edwin Fischer, cet héritier de la tradition viennoise doit tester deux pianofortes en prévision de son récital dédié à Chopin et Schubert, le 8 juin, au Festival de Nohant.


Ce n'est pas un hasard : il est l'un des pionniers du mouvement de redécouverte des instruments anciens. Yves Henry, directeur de la manifestation, a choisi de lui confier le concert d'ouverture car "c'est l'un des derniers grands maîtres qui se produisent encore en concert". Son épouse l'accompagne, comme dans la plupart de ses déplacements. Le calendrier est serré. Le lendemain, ils partent aux États-Unis. Mais pour l'heure, ils goûtent au décor des prairies verdoyantes de l'Indre qui entourent le château de Lancosme, première étape du voyage.


Les fantômes de Nohant

Outre sa petite communauté de châtelains, cette vaste propriété abrite dans l'un de ses nombreux salons, un Broadwood de 1844, tout droit venu d'Écosse. Et pour le supplément d'âme, Chopin a joué sur cet instrument lors de son séjour à Edimbourg en 1848, l'avant-dernière année de sa vie. Paul Badura-Skoda s'installe face au clavier. "J'ai envie de jouer le Nocturne en do mineur que je n'ai pas joué depuis quarante ans." Puis viennent les Mazurkas, quelques notes de Schubert. "L'instrument est un peu faible dans les aigus." Yves Henry le rassure : "On peut avoir les trois pianos sur scène." En effet, les différentes oeuvres du récital seront aussi réparties entre un Pleyel de 1842 et un piano moderne. "C'est très difficile de changer d'instrument, mais je suis devenu expert", nous dira un peu plus tard le pianiste, qui ajoute : "J'ai appris à m'adapter à des touchers différents. Sur piano d'époque, le toucher est plus délicat. On utilise la pointe du doigt. Sur piano moderne, il faut la force d'un boxeur !"


Après une vingtaine de minutes d'essayage, il se lève : "Voilà, je connais le piano. Il possède une très belle voix chantante."Il reconnaît toutefois une "faiblesse de la mécanique anglaise, moins sensible que la mécanique viennoise".


Après un déjeuner en compagnie des hôtes dans la fastueuse salle à manger du château, nous voici à Nohant pour une visite de la maison de George Sand où Chopin a composé quelques-uns de ses chefs-d'oeuvre. Rien ici n'a changé ou presque. Les fantômes rôdent. Vaillant et affable, le pianiste se prête de bonne grâce aux interviews et séances photos pour la presse régionale.


La journée s'achève dans la propriété d'Yves Henry, où le maître autrichien teste enfin le Pleyel de 1842. Un instrument auquel Chopin était d'ailleurs très fidèle. C'est maintenant l'heure du bilan : "Le pianoforte anglais possède une clarté chantante dans les graves et les mediums, parfaite pour Schubert. Mais le Pleyel est plus équilibré et mieux réussi dans sa restauration que le Broadwood.". Et de conclure : "Quoi qu'il en soit, la musique dépasse les instruments."

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