Espace Pédagogie

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 67 N° 4

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 63 N° 3

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
BACH : FANTAISIE CHROMATIQUE BWV 903
Jeux concours
JEU-CONCOURS PHONON

JEU-CONCOURS PHONON

JOUEZ ET GAGNEZ : DEUX CASQUES PHONON SMB-02 D’UNE VALEUR UNITAIRE DE 360€ & ...
Tous les jeux-concours
Nos Partenaires

MUSÉE WÜRTH

Festival Piano au Musée Würth du 28 octobre au 6 novembre 2016.
Logo de notre partenaire MUSÉE WÜRTH

SALLE COLONNE

Pianiste enregistre ses DVD dans ce lieu unique de répétitions et de concerts à Paris.
Logo de notre partenaire SALLE COLONNE

COLIN LAURENT

Réalisation et captation de tout projet musical, en France et à l'étranger, pour DVD, web ou TV.
Logo de notre partenaire COLIN LAURENT
Actualités / Interprètes / HÉLÈNE TYSMAN : "CHOPIN EST UN COMPOSITEUR DE L'INSTANT"

HÉLÈNE TYSMAN : "CHOPIN EST UN COMPOSITEUR DE L'INSTANT"

Par Stéphane Friédérich / Jeudi 14 novembre 2013
Agrandir l'image :
© Guido Werner
Diminuer la taille des caractères de l'article : HÉLÈNE TYSMAN : \ Augmenter la taille des caractères de l'article : HÉLÈNE TYSMAN : \ Imprimer l'article : HÉLÈNE TYSMAN : \
Imprimer
Partager sur les réseaux sociaux l'article : HÉLÈNE TYSMAN : \
Partager
S'abonner au flux RSS de Pianiste Magazine Voter pour l'article : HÉLÈNE TYSMAN : \
Voter (0)

Entretien avec la pianiste Hélène Tysman qui sort au disque un Chopin [lire chronique] qui révèle une forte personnalité.


Le poète Adam Mickiewicz aurait inspiré trois des quatre ballades de Chopin. Ressentez-vous cette dimension littéraire ?

Je me demande d’abord si Chopin était conscient d’une inspiration littéraire dans son œuvre. On sait qu’il était gêné par l’écriture du français, une langue dont il maîtrisait difficilement la syntaxe. En vérité, coucher les notes sur le papier lui suffisait.

Par ailleurs, son niveau d’abstraction, son génie musical étaient tels, que l’on peut aussi concevoir que les mots peinent à suivre la musique. Pour autant, il donna le titre de “ballade” à quatre de ses partitions. C’est donc bien, qu’à l’heure du romantisme, elles racontent une certaine histoire “littéraire”. Il place donc l’interprète face à ses responsabilités. 

En somme, ai-je besoin d’un support littéraire pour organiser ma pensée musicale ? Lorsque je joue des pièces de Chopin aux côtés du comédien Francis Huster, qui dit des textes de Musset, j’ai l’impression qu’il ne s’agit plus seulement de Chopin et de Musset, mais d’une expression différente, une œuvre nouvelle née de la fusion du verbe et du son.


Avant de jouer les ballades, vous représentez-vous cette « histoire » que vous évoquez ?

Je préfère parler d’une suite de sensations, de visions, peut-être. C’est inconscient et très étrange parce que cette perception peut devenir puissante dans certains passages. D’une puissance à la fois floue et précise. Au piano, on doit savoir ce que l’on veut dire, mais on ne sait pas où l’on va.


Comment avez-vous conçu le programme de votre album ?

Jouer les quatre ballades l’une à la suite de l’autre revêt, dans un disque, une dimension un peu encyclopédique, qui me dérange. J’ai donc inséré d’autres pièces que je voulais de toute façon enregistrer. Ainsi, sans perdre le fil conducteur des ballades, on voyage en musique autrement grâce aux mazurkas, à la Barcarolle, à un nocturne, à la Polonaise-Fantaisie. Les ballades composées à des époques différentes révèlent mieux l’évolution considérable de l’harmonie, du contrepoint, de la technique de Chopin.


Le disque permet aussi davantage qu’au concert, une forme d’intimité avec l’auditeur. Les nuances se creusent au maximum. D’un côté, on cherche une certaine forme de perfection car le disque a pour vocation d’être réécouté et, de l’autre, on tient aussi à ne pas perdre l’élan, la spontanéité du concert. C’est d’autant plus schizophrénique quand on sait que Chopin révisait sans cesse ses partitions et les improvisait quand il les jouait devant ses élèves ! En un certain sens, sur scène, mais surtout en studio, on devient plus compositeur que le compositeur lui-même : le compositeur de l’instant. D’où cette initiative d’intercaler ces œuvres entre les Ballades.


La spontanéité que vous évoquez implique aussi la prise de risques…

En effet. Le risque est quelque chose dont on n’ose plus parler aujourd’hui, à moins d’une connotation péjorative… Cela devient pourtant paradoxal dans un domaine comme l’art et plus particulièrement la musique. Sur scène, la création est permanente. Elle provoque l’inattendu. La quête d’une pseudo-perfection et de la performance minore au maximum les risques, ceux qu’assumaient Richter et Horowitz, par exemple.

Refuser le risque au prétexte de vouloir atteindre la perfection et de restituer le caractère “authentique” de l’œuvre nous interroge sur l’essence même de notre activité.


Quel type de piano recherchiez-vous pour l’enregistrement ?

L’enregistrement s’est fait dans l’acoustique hors du commun de la Chaux-de-Fonds, en Suisse, sur un piano Steinway parfaitement réglé. J’avais choisi ce lieu ainsi que l’instrument précisément dans l’idée de ce que je voulais exprimer dans ces œuvres. Aujourd’hui, alors que la production de disques est si riche et que la vitesse des parutions semble s’accélérer au fil des ans, il m’apparaît plus que jamais important de me demander pourquoi j’ai voulu enregistrer et, de fait, trouver les moyens adéquats pour réaliser cela.


Sur quelle édition avez-vous travaillé ?

Sur l’édition Paderewski. Cela étant, il y a un moment où l’esprit de l’œuvre va au-delà du respect strict d’une ornementation “originale”.


Aviez-vous écouté beaucoup d’enregistrements avant de graver ce programme ?

Surtout pas avant ! Même si certains interprètes m’ont profondément marqué comme Vladimir Horowitz et Adam Harasiewicz dans les mazurkas.


Quel sera votre prochain disque ?

Je réfléchis à un programme un peu spécial consacré à Bach. Je ne peux en dire davantage.


Propos recueillis par Stéphane Friédérich



HÉLÈNE TYSMAN EN CONCERT

5 décembre, mairie de Saint-Mandé (94) : Chopin, Debussy, Ravel

Tournée JMF en 2014. Spectacle sur A. E. Poe et Debussy avec le conteur, chanteur et récitant Yanowski dans une mise en scène de Sonia Jacob.


Plus d'infos sur helene-tysman.com

Abonnez-vous
à Pianiste
LES OFFRES DE PIANISTE
Retrouvez PIANISTE soit en Magazine ou sur Ipad ou sur Iphone

Abonnez-vous à Pianiste



Retrouvez tous les numéros de Pianiste ou abonnez-vous au magazine

Les DVD leçon de Piano

La boutique Pianiste


Retrouvez les DVD "leçons de Piano" par Pianiste et notre sélection de CD et DVD

 
  Retrouvez-nous sur smartphone et tablette
Déjà abonné ? Accédez à votre espace et gérez votre abonnement
Google Play App Store

Les sites du réseau Groupe Express-Roularta :

Copyright © 2011-2017 PIANISTE MAGAZINE | Nous contacter | Plan du site | Mentions légales | Charte de l'utilisateur | Publicité
Powered by Walabiz