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Actualités / / DAVID BISMUTH : AU NOM DU PÈRE ET DES FILS

En bref

DAVID BISMUTH : AU NOM DU PÈRE ET DES FILS

Par Propos recueillis par Aurélie Moreau / Lundi 10 mars 2014
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© Christophe Peus
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Le dernier disque du pianiste David Bismuth consacré à Bach et trois de ses fils (lire la chronique) offre un regard subtil et passionnant sur des musiciens aux écritures diverses. Entretien.


Qu'est-ce qui a provoqué chez vous cet engouement pour la « famille Bach » ?

Ce disque fait en quelque sorte écho à celui qui était sorti autour de Bach et ses transcriptions [« B.A.C.H.ianas & Transcriptions » paru en 2009 chez Ame Son]. Il s'agit là d'une façon différente de lui rendre hommage, cette fois par le biais de ses fils. J'ai voulu que l'on ait une autre approche de sa musique par ce legs direct, puisque c'est Jean-Sébastien Bach qui les a formés.


Comment avez-vous construit ce programme ?

J'ai souhaité que l'ombre du père plane au-dessus de ses fils sans être trop écrasante. C'est pour cela que je n'ai mis au cœur de ce programme que deux pièces de J. S. Bach, ni trop imposantes, ni trop longues : une Toccata et une Fantaisie. Dans la première, il y a un grand intermède lent qui est déjà préromantique. Il ouvre la voie vers les grands récitatifs de certaines sonates de Beethoven.


Dans la seconde pièce, je trouve qu'il y a aussi une force et une profondeur déjà prébeethovéniennes, comme on peut l'entendre aussi chez Carl Philipp Emanuel Bach. On retrouve d'ailleurs dans sa Sonate en fa dièse mineur une alternance abrupte entre motifs tempétueux et récitatifs mélancoliques qui révèle une véritable innovation dans le discours musical.


Carl Philipp Emanuel Bach a été le premier interprète à oser un parallèle entre l'expression du sentiment humain et la musique pure. Je suis parti de ce constat dans mon travail avant de découvrir qu'il était l'auteur du fameux traité : « Essai sur la véritable manière de jouer des instruments à clavier ». Il s'agit là de la première approche « romantique » de l'interprétation, incitant l'interprète à être le vecteur de l'émotion musicale d'une œuvre, qui n'est plus seulement composée Ad majorem dei gloriam.


Vous êtes-vous référé au traité que vous évoquez ou à d'autres pour votre interprétation ?

En fait, je n'ai pas recherché une approche trop intellectuelle de ce répertoire. J'ai écouté attentivement les quelques versions existantes de ces pièces pour finalement développer ma propre vision. J'avançais un peu à l'aveugle dans ces sonates qui ne sont quasiment pas enregistrées. Concernant Wilhelm Friedemann, mon unique référence sonore était celle du clavecin, puisqu'il s'agit ici du premier enregistrement de cette œuvre au piano.


Comment caractériseriez-vous les styles et les écritures de chaque fils ?

Pour Wilhelm Friedemann, je soulignerais une dimension vocale perceptible dans le thème si original et intemporel de la sonate : on peut presque le chanter dès la fin de la première écoute ! Cette mélodie, d'une bouleversante simplicité, aurait pu être écrite à n'importe quelle époque – pourquoi pas à l'occasion d'une musique de film ! – car elle n'est pas particulièrement caractéristique de son temps. La voix supérieure devient l'élément expressif et chantant et la main gauche forme l'accompagnement. Une voix accompagnée au piano, cela n'annonce-t-il pas Chopin ?


Concernant Carl Philipp Emanuel Bach, j'entends une espèce de bouillonnement préromantique, quelque chose de très abrupt dans les changements d'atmosphères comme chez Beethoven et Haydn.

J'ai par ailleurs choisi une sonate avec fugue de Jean Chrétien Bach, comme un clin d'œil à cette forme si chère à son père. C'est chez ce fils que je ressens le plus d'influences baroques. Son œuvre compose une sorte de trait d'union entre les univers baroque et classique.


Quelles seraient les sonates des fils de J. S. Bach jouables par un amateur de bon niveau ?

Le premier mouvement de la Sonate de Wilhelm Friedemann, l'Andante de la Sonate en si mineur de Carl Philipp Emanuel – presque un mouvement lent – ainsi que la Gavotte de Jean-Chrétien me semblent jouables à tous niveaux.


Est-ce le répertoire qui a déterminé le choix de l'instrument ?

Tout à fait ! Toutes ces œuvres sont stipulées « sonates pour clavier » ce qui signifie que les compositeurs ont peut-être anticipé ou pressenti l'évolution de la facture instrumentale. Je voulais un piano qui ait sa propre couleur sonore et ne fasse pas référence au son Steinway. J'ai donc choisi un Steingraeber que j'ai trouvé magnifique. Il m'a permis d'aborder ce répertoire avec une conception relativement neutre sans que l'on se dise dès le premier accord : « C'est un Steinway ! On a déjà entendu du Chopin dessus. » On entre dans l'œuvre sans avoir le filtre d'un instrument typé. J'espère que le résultat correspond à mon souhait.


Ce piano vous permettait-il d'avoir davantage d'harmoniques, comparables au clavecin ?

En effet. Les couleurs sonores étaient très riches, d'autant plus qu'il s'accordait parfaitement à l'acoustique du temple. Il a peut-être moins de projection que certains Steinway, mais dans ce lieu, il prenait toute son ampleur.


Enfin, quels conseils donneriez-vous aux lecteurs de Pianiste qui souhaitent travailler l'Allegro de la Petite Suite en si bémol majeur de W. F. Bach (disponible dans le magazine PIANISTE n° 85) ?

Pour jouer cette musique, il me semble tout d'abord nécessaire de s'attacher à rester dans un cadre rythmique assez strict. Il est essentiel de passer par l'écoute du son sans ajouter de rubato ou camoufler le chant sous la pédale. À défaut, la musique deviendrait mièvre. Il ne faut pas oublier les qualités du clavecin pour ne confier le jeu legato qu'aux seuls doigts.

Il convient de rester attentif aux frottements harmoniques, par la résonance d'une note qui se prolonge sur l'accord suivant. L'attention portée à la longueur de chaque son est beaucoup plus importante dans ce répertoire-là qu'elle ne l'est dans la musique romantique. L'emploi de la pédale douce est nécessaire. Elle offre une richesse de registration supplémentaire.

Enfin, il ne faut pas varier de tempo sans, pour autant, avoir un métronome en tête ! La liberté rythmique s'inscrit dans un cadre toujours bien défini. C'est un travail subtil que m'a enseigné Maria João Pires, qui connaît bien le répertoire classique et préromantique et avec laquelle j'ai travaillé plusieurs années.

DAVID BISMUTH EN CONCERT 

11 mars : concert en avant-première de la sortie du disque « Bach Père et fils »

au Goethe Institut, à Paris

6 avril : concert à l'Institut français de Londres dans le cadre du week-end « It's All About Piano », 2e édition. Musique française : Fauré, Franck, Alkan, Saint-Saëns

9 et 10 avril : Triple Concerto de Mozart, à la Salle Pleyel, à Paris avec Adam Laloum, Emmanuel Christien, l'Orchestre de Paris, Cornelius Meister

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