Espace Pédagogie

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 67 N° 4

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 63 N° 3

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
BACH : FANTAISIE CHROMATIQUE BWV 903
Jeux concours
JEU-CONCOURS PHONON

JEU-CONCOURS PHONON

JOUEZ ET GAGNEZ : DEUX CASQUES PHONON SMB-02 D’UNE VALEUR UNITAIRE DE 360€ & ...
Tous les jeux-concours
Nos Partenaires

MUSÉE WÜRTH

Festival Piano au Musée Würth du 28 octobre au 6 novembre 2016.
Logo de notre partenaire MUSÉE WÜRTH

SALLE COLONNE

Pianiste enregistre ses DVD dans ce lieu unique de répétitions et de concerts à Paris.
Logo de notre partenaire SALLE COLONNE

COLIN LAURENT

Réalisation et captation de tout projet musical, en France et à l'étranger, pour DVD, web ou TV.
Logo de notre partenaire COLIN LAURENT
Compositeurs / Modernes / ERIK SATIE - "Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde"

Portrait

ERIK SATIE - "Je m'appelle Erik Satie, comme tout le monde"

Par Marc Bosmans / Mercredi 22 avril 2015
Agrandir l'image : Érik Satie
Érik Satie © Lebrecht/Rue des Archives
Diminuer la taille des caractères de l'article : ERIK SATIE - \ Augmenter la taille des caractères de l'article : ERIK SATIE - \ Imprimer l'article : ERIK SATIE - \
Imprimer
Partager sur les réseaux sociaux l'article : ERIK SATIE - \
Partager
S'abonner au flux RSS de Pianiste Magazine Voter pour l'article : ERIK SATIE - \
Voter (0)

Comme Alphonse Allais, à qui on l'a comparé pour son humour critique, il vit le jour à Honfleur, fils d'un courtier maritime, qui devient rapidement traducteur pour une compagnie d'assurances, et amène sa famille à Paris. Sa mère, d'origine anglaise, meurt alors qu'il n'a que six ans. Sa grand-mère paternelle l'élèvera, à Honfleur dans la religion catholique mais elle disparaît dans des conditions bizarres (on la retrouve morte sur la plage). Retour à Paris auprès du père, remarié avec une musicienne qui poursuit la formation musicale commencée à Honfleur, auprès d'un organiste local. Admis à 13 ans au conservatoire, il y effectue une scolarité très médiocre, mais y fait une rencontre qui le marquera pour longtemps, celle de Debussy. Ses talents sont jugés médiocres, encore que son professeur de piano ait loué sa sonorité et sa souplesse. Renvoi de l'illustre maison, réadmission ultérieure, nouvel échec. Il s'engage brièvement dans l'armée, se rend volontairement malade pour se faire réformer, et commence à fréquenter la bohème montmartroise. Depuis 1884, il a commencé à composer mais rien de bien extraordinaire. Toutefois, son père s'étant improvisé éditeur de musique, publie ses premières mélodies, sur des textes de Contamine de Latour, un poète catholique qui comptera dans sa vie. Ses premières pièces pour piano d'un réel intérêt sont, en 1886, les Ogives, suivies par les Sarabandes (1887), les trois Gymnopédies (1888) et les six Gnossiennes (1890-91), auxquelles on peut éventuellement ajouter une piécette néomédiévale qui vaut surtout par son titre : Fête donnée par des chevaliers normands en l'honneur d'une jeune demoiselle (xie siècle).



Du grand large à la mer Égée

Les quatre Ogives comptent parmi les compositions les plus étonnantes qui soient nées de sa plume. Pas de barre de mesure. Une sorte de plain-chant "grégorien" est présenté en octaves, repris en une série de puissants accords parfaits puis en accords allégés (les mêmes accords auxquels manque la basse). L'effet, "médiéval" à souhait, est d'une saisissante simplicité.

Les Sarabandes ne doivent rien à la danse lente de l'âge baroque, sinon leur lenteur et leur rythme à trois temps. Satie y expérimente une écriture hiératique, utilisant des accords de septièmes et de neuvièmes sans préparation qui ouvrent un champ nouveau vers toute la musique "impressionniste". Elles seront l'occasion d'une polémique avec les debussystes. Quelques années plus tard, en effet, Debussy composera lui aussi une Sarabande, successivement insérée dans le recueil des Images (oubliées) puis dans Pour le piano. Qui a eu l'initiative de ce style ? Satie prétend que c'est lui, que Debussy lui a volé son invention. Il est vraisemblable que la proximité des deux jeunes compositeurs ait favorisé de tels glissements, d'autant que le procédé était bien dans l'air du temps - que l'on écoute le début du prélude du Roi malgré lui de Chabrier, créé précisément en mai 1887 !

Les Gymnopédies sont des danses solennelles enfantines d'origine spartiate. Un peu d'étymologie grecque : gymnos = nu ; paidos = enfant. Certains hellénistes ont supposé que ces danses solennelles qui attiraient à Sparte un vaste public constituaient un exercice de résistance à l'insolation ! Rien de tel chez Satie sauf un goût pour la nudité de la musique. Ces pages connurent d'emblée la célébrité, en partie grâce à Debussy qui orchestra les Première et Troisième. La qualité indéniable de la ligne mélodique, la pulsation lente et immuable de la basse (une brève, une longue), et surtout le caractère intempestif de ces pièces apparemment si simples, en une époque où la musique se fait complexe, ont quelque chose de fascinant.

Après l'inspiration chrétienne médiévale des Ogives, vaguement archaïque des Sarabandes, grecque des Gymnopédies, les Gnossiennes se rattachent aussi au monde grec, ou plus spécialement crétois (de Gnossos ou Cnossos, capitale de la Crète). L'écriture, sans barre de mesure cette fois, rappelle un peu celle des Gymnopédies, en plus sophistiqué, par la dualité entre un rythme obsédant et discrètement déhanché et des mélodies simples et entêtantes.


De la mer Égée au Fils des étoiles

Satie avait un tempérament mystique exalté, bien dans l'air du temps. Le catholicisme courant ne suffisait plus à de telles âmes qui se tournèrent vers la gnose. C'était l'époque où l'étrange romancier Joséphin Péladan (1858-1918) séduisait les uns - et faisait mourir de rire les autres - en restaurant l'ordre ancien de la Rose-Croix et en se proclamant Sâr, c'est-à-dire mage (à la mode chaldéenne). Péladan était un admirateur fanatique de Wagner et voulut suivre sa trace en composant des drames sacrés, dont Le Fils des étoiles "wagnérie kaldéenne". Satie, devenu sectateur du Sâr, en composa la musique de scène. Les préludes des trois actes de cette mystagogie possèdent un ton simple et solennel. Pour la première fois, Satie agrémente sa partition d'indications bizarres ("Courageusement facile et complaisamment solitaire", "En se regardant de loin"...) qui posent au pianiste d'insolubles énigmes. Lors du Salon de la Rose-Croix organisé par Péladan à la galerie Durand-Ruel, Satie, nommé "maître dechapelle" de l'ordre composera les trois Sonneries de la Rose-Croix destinées à créer une ambiance parsifalienne à souhait, en alternant ou superposant de pseudos plains-chants et des accords parfaits réguliers. Les Préludes d'Eginhard, du Nazaréen, de La Porte héroïque du ciel, tous datés de la période 1892-1894 et destinés à des pièces sacrées de divers auteurs oubliés, appartiennent à cette veine mystico-gnostique. Toutefois, deux personnalités aussi exigeantes et atypiques que le Sâr et Satie ne pouvaient coexister. Aussi le compositeur créa-t-il sa propre chapelle, l'Église Métropolitaine de Jésus-Conducteur dont il était le seul membre.

En 1893, il eut une liaison passionnée et dévastatrice avec la peintre Suzanne Valadon. De cette époque datent les Danses gothiques, encore des musiques lentes, retournées sur elles-mêmes, sans développement, juxtaposant les neuvièmes et onzièmes dans une ambiance harmonique à la fois monotone et très instable. La partition précise que ce cycle est une "Neuvaine pour le plus grand calme et la forte tranquillité de mon Âme (cultifiement et coadunation choristiques)". On aurait tort de ne pas prendre aux sérieux cet argument dévot ou d'y voir quelque "second degré". Satie était tout entier dans ce mysticisme un peu trop voyant. La liaison s'étant mal finie, il compose Vexations, une pièce brève sans relief particulier destinée à être jouée 840 fois de suite, ce qui donne une durée d'exécution d'une vingtaine d'heures. On se doute qu'une telle performance est rarement donnée en récital mais John Cage (1912-1992), parmi quelques audacieux, a tenté ce marathon.


Du Fils des étoiles au Chat noir

Pour gagner sa vie, Satie s'engage comme pianiste dans divers cabarets de Montmartre. On perçoit mal aujourd'hui la nature de ces établissements où fantaisistes et débauchés cohabitaient avec des artistes de la plus grande qualité, dans une promiscuité sociale dont nous n'avons plus idée. Curieusement, après 1895, toute référence mystique ou ésotérique disparaît. La production pianistique de Satie se renouvelle alors complètement et se scinde en deux voies. D'une part des pièces "montmartroises" inspirées par son activité professionnelle et qu'il qualifiait à l'occasion de "rudes saloperies". Et puis des oeuvres plus personnelles où se laisse entrevoir un nouveau compositeur. Au premier groupe appartiennent quelques pages bien connues. Ce sont en fait des mélodies ou plutôt des chansons de caf-conc, écrites pour Paulette Darty, dont existent des versions pour piano seul (Je te veux, Tendrement, Poudre d'or, La Diva de l'Empire, Le Piccadilly) ou des pièces un peu clownesques comme Jack in the Box. Que dire de ces oeuvres plus proches du style des variétés de l'époque que du piano classique, sinon que Satie y fait preuve, comme toujours, d'un beau style mélodique, d'un sens du rythme post-offenbachien, et que tout cela marquera les compositeurs de la génération du Groupe des Six, comme une bouffée d'air frais après les raffinements précieux de l'impressionnisme musical.

Beaucoup plus intéressantes cependant, les Pièces froides. Elles comprennent deux parties, respectivement Airs à faire fuir et Danses de travers. Les Airs à faire fuir comportent trois sections selon la très classique forme ABA', la partie A' reprenant la partie A une quarte plus bas. Là encore, Satie abolit la barre de mesure bien qu'il ne soit pas très difficile de repérer des passages à quatre temps, et multiplie les indications ("D'une manière très particulière", "Ne pas se fatiguer"...). Les Danses de travers semblent tirer leur titre de leur rythme quelque peu chaloupé. Leur structure est également ternaire mais le principe est différent. Les trois morceaux sont comme trois inventions sur des arpèges obsédants. Le développement athématique, l'impression de constante improvisation, la stabilité harmonique donnent à ces Danses en mode mineur un sentiment presque douloureux que ne dissipe pas les indications "Un peu cuit", "Du coin de la main", "N'allez pas plus haut"...

Les Trois Morceaux en forme de poire, pour piano à quatre mains, datent vraisemblablement, pour l'essentiel de 1903. Leur titre cocasse est dû, semble-t-il, à une remarque de Debussy conseillant à Satie de travailler la forme de ses oeuvres, mais aussi au fait que les Trois Morceaux sont sept.

La première pièce (Manière de commencement) est en fait une gnossienne, assez différente des autres, tirée de la musique du Fils des étoiles. Elle est suivie d'une brève "Prolongation du même", marquée "Au pas", ce qui signifie ici en marchant au pas, sans se presser. Viennent ensuite les trois morceaux proprement dits, le premier assez lent et languissant, le second débute de manière "enlevée" et dynamique, assez dans le genre musique de cabaret, mais se poursuit avec un épisode plus lent "De moitié" aux sonorités nostalgiques, suivi par le retour de l'épisode enlevé. Le troisième morceau commence de manière assez rugueuse ("Brutal") puis s'épanouit en une sorte de jolie chanson ("Comme une bête"). L'élément brutal revient dans les six dernières mesures. La section suivante "En plus", pièce lente doit se comprendre comme une longue ligne mélodique ininterrompue, au caractère désolé. Et la "Redite" finale, très courte, suit un peu le même chemin, un mouvement allant sans trop intensément expressif. On touche ici au coeur sensible de Satie. Et peut-être à cet instant pense-t-on fugitivement à Schubert.


Du Chat noir à Arcueil

Avec cela, au moment où la gloire de Debussy est à son faîte, au moment où l'on commence à parler du jeune Ravel, il n'est toujours pas reconnu comme un compositeur sérieux. Il s'inscrit donc en 1905 à l'austère et réactionnaire Schola Cantorum pour parfaire sa formation. Il en sortira avec une mention "Très bien". Ce passage à l'ennemi (car rien n'est plus éloigné de lui que le milieu d'indyste, y compris du point de vue politique) nous vaudra quelques pièces volontairement savantes et ennuyeuses (En habit de cheval, Aperçus désagréables). Jusqu'en 1912, il compose peu : une Petite Sonate, de Nouvelles Pièces froides, un Prélude en tapisserie... À Arcueil où il habite désormais, tout près et très loin de la capitale, il s'est inscrit à la SFIO, et plus tard, après le Congrès de Tours, au tout jeune Parti Communiste, et s'occupe du patronage laïque, menant promener les enfants pauvres de cette banlieue déshéritée, ce qui lui vaut les palmes académiques. Soudain, en 1912, il se met à créer frénétiquement de petits cycles de trois pièces brèves d'un ton sensiblement différent de tout ce qu'il avait composé jusqu'alors. Préludes flasques (pour un chien), Véritables préludes flasques (pour un chien), Descriptions automatiques, Embryons desséchés, Croquis et agaceries d'un gros bonhomme en bois, Vieux sequins etvieilles cuirasses, Menus propos enfantins, Enfantillages pittoresques, Peccadilles importunes, Heures séculaires et instantanées, Les Trois Valses distinguées du précieux dégoûté, Avant-dernières pensées, Sonatine bureaucratique. Chaque cycle est accompagné d'un petit texte amusant, parfois d'un conte enfantin. C'est l'esprit d'enfance qui remonte à la surface, charriant avec lui des souvenirs de chansons (La Casquette du Pèr' Bugeaud, Maman, les p'tits bateaux, La carmagnole), des morceaux classiques détournés et caricaturés (la Marche funèbre de Chopin devenue Mazurka de Schubert, la Marche turque de Mozart transformée en tyrolienne, España de Chabrier renommée Españaña), des procédés d'écriture (les interminables codas des Embryons desséchés, caricaturant la fin de la Cinquième Symphonie de Beethoven). Tout est cursif, subtil, finement dessiné, avec parfois comme un souvenir de Scarlatti (Sonatine bureaucratique). "L'artiste, avait dit un jour Satie, n'a pas le temps de disposer inutilement du temps de son auditeur." Le recueil Sports et Divertissements, vingt-et-une brèves à la partition magnifiquement calligraphiée, est de la même veine.


D'Arcueil à la postérité

Au cours de la guerre, la rencontre de Jean Cocteau réorientera l'activité de Satie. Il participera désormais à un collectif d'avant-garde, dont le spectacle-manifeste sera le ballet Parade, en 1917. À partir de là, le militant socialiste d'Arcueil deviendra le maître à penser des Nouveaux Jeunes (soutenus par les "de" Beaumont, les "de" Noailles, les "de" Polignac), qui se constitueront bientôt en Groupe des Six, puis de l'éphémère École d'Arcueil réunie autour d'Henri Sauguet et Roger Desormière. Il compose alors beaucoup moins pour le piano, hormis les Nocturnes (1919), qui pour une part, reprennent des procédés anciens (figures répétitives, ton mélancolique et un peu solennel) mais avec moins de systématisme et plus de variété. Sa dernière oeuvre pianistique importante est bien connue, c'est La Belle Excentrique (1920) composée pour la danseuse Caryathis (Élise Jouhandeau), proche de l'esprit du music-hall. Dans les années 70, Jacques Martin fit de ses premières mesures l'indicatif de son émission "Le Petit Rapporteur". Jusqu'à sa mort, le 1er juillet 1925, Satie se voua essentiellement au "spectacle vivant", ballet (Relâche, Mercure), cinéma (Entracte), drame symphonique (Socrate). Son oeuvre pianistique n'eut jamais l'honneur des "grands récitals" et l'on imagine mal les Descriptions automatiques entre la Sonate de Liszt et la Fantaisie de Schumann. Reste qu'il avait ouvert un monde étrangement poétique, présurréaliste, en marge de tout, et même de la modernité.




Comment jouer Satie ...Quand on est formé à jouer Beethoven, Chopin, Liszt ou Ravel ?


La musique de Satie pose un problème de taille : quoi faire de ses dix doigts virtuoses ? Et de la musique elle-même d'ailleurs, souvent "blanche" comme on l'a souvent écrit, qui souffre si on cherche à la faire parler, qui ne supporte pas qu'on lui ajoute des "sentiments". Trop de précision et de sécheresse la rendent par ailleurs froide et stérile.

Deux conseils préalables. Il faut la faire sonner, bien sonner, cultiver la belle sonorité, ronde, charnue, puissante et contrastée. Mais en même temps, il faut lui conserver son naturel, sa simplicité, voire sa naïveté. Les commentaires et indications qui accompagnent souvent les partitions peuvent être de quelque utilité, mais plutôt pour une approche affective que pour le jeu lui-même. Il faut respecter le mysticisme naïf des Danses gothiques ou des Ogives, quand bien même il nous paraîtrait daté et ridicule, aussi bien que l'esprit ludique et enfantin des petits cycles "humoristiques". Par chance, nous disposons de quelques témoignages sur le jeu de Satie. L'acteur Pierre Bertin, proche de Satie dans les années de l'après-guerre rappelle que son épouse, la pianiste Marcelle Meyer, "jouait les oeuvres d'Erik Satie comme il aimait qu'on les jouât, avec le sens du poids sonore et de la note bien frappée, dont les harmoniques semblent être les émanations de la pensée musicale". Le disque nous a conservé quelques enregistrements "classiques" qui donnent une image convergente de la manière d'aborder Satie. Francis Poulenc d'abord, puis plus tard Jean-Joël Barbier et Aldo Ciccolini qui réalisèrent les premières intégrales discographiques satiennes. Barbier a publié en 1986 le fruit de son expérience et de ses recherches sur son compositeur de prédilection (Au piano avec Erik Satie, éd. Séguier). Deux points méritent d'être soulignés. "Satie, écrit-il, n'est pas un musicien du refus. Sa musique est art positif." Il faut donc rejeter l'image d'un anarchiste destructeur de la tradition classique, même s'il a égratigné le sérieux social de la "grande musique". Sa musique doit être jouée avec le sérieux que l'on met à un auteur classique, à Schubert par exemple. Et puis encore "Satie appartient à cette époque du beau piano, à cet âge d'or de la musique française, de l'art français, où il n'était d'art, même révolutionnaire, qu'allant de pair avec la beauté." L'humour, qui met son objet à distance critique et détruit le sérieux, le mysticisme qui élève l'âme sont deux voies parallèles de cette quête esthétique.




Erik Satie en quelques dates

1866 Naissance à Honfleur, le 17 mai

1878 Installation à Paris. Premiers cours de piano avec sa belle-mère

1879 Entrée au conservatoire

1884 Première composition pour piano connue, Allegro

1887 Installation à Montmartre Compose les quatre Ogives. Fréquente le milieu artistique bouillonnant des cafés concerts.

1888 Gymnopédies

1890 Rencontre Debussy

1891 Maître de chapelle de l'ordre de la Rose-Croix. Sonneries de la Rose-Croix, Fils des étoiles

1893 Début de sa relation avec la peintre Suzanne Valadon qui se terminera cinq mois plus tard. Rencontre Ravel

1897 Installation à Arcueil (94)

1905 Inscription à la Schola Cantorum

1915 Rencontre Cocteau. Fréquente les cubistes et les dadaïstes

1920 Création du Groupe des Six

1925 Décès, le 1er juillet

Abonnez-vous
à Pianiste
LES OFFRES DE PIANISTE
Retrouvez PIANISTE soit en Magazine ou sur Ipad ou sur Iphone

Abonnez-vous à Pianiste



Retrouvez tous les numéros de Pianiste ou abonnez-vous au magazine

Les DVD leçon de Piano

La boutique Pianiste


Retrouvez les DVD "leçons de Piano" par Pianiste et notre sélection de CD et DVD

 
  Retrouvez-nous sur smartphone et tablette
Déjà abonné ? Accédez à votre espace et gérez votre abonnement
Google Play App Store

Les sites du réseau Groupe Express-Roularta :

Copyright © 2011-2017 PIANISTE MAGAZINE | Nous contacter | Plan du site | Mentions légales | Charte de l'utilisateur | Publicité
Powered by Walabiz