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Pédagogie / Les conseils d'Alexandre Sorel / CHOPIN : PETITE POLONAISE
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CHOPIN : PETITE POLONAISE

Par Alexandre Sorel / Mercredi 10 septembre 2014 / Pianiste Magazine N°87 - juillet-août 2014
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Frédéric Chopin (1810-1849) Petite polonaise en sol mineur

Une polonaise est une danse fière, de caractère souvent emphatique. Chopin écrivit des polonaises brillantes qui firent la renommée de grands pianistes comme le légendaire Arthur Rubinstein. Cela ne peut évidemment pas être le cas pour cette modeste pièce, seulement charmante et finement ciselée.

MES. 1-4


Mes. 1-4

Les deux premières mesures présentent des accords coulés, ainsi que l’indique la liaison. Hélas, à la main gauche, on ne peut pas lier avec les pouces ! On obtiendra la liaison par la note du milieu, grâce à la substitution d’un doigt : jouez le sol grave de la première octave avec votre cinquième doigt puis, sans laisser remonter cette touche, remplacez-le par votre deuxième doigt. Vous pouvez alors « glisser » vers la deuxième octave sans que cela s’entende. Chopin disait à ses élèves : « Il faut multiplier les substitutions. » Jouer legato était la base de son jeu. Sentez aussi dans votre main l’empreinte des accords. Formez sa voûte en développant la sensation d’une « pince » au niveau du métacarpe, d’un « creux » dans la paume de votre main.

Enfin, pesez vers le bas dans le premier accord car il est la tonique du morceau et il assied la tonalité. Expirez sur cette note. Au contraire, diminuez le second accord car il exprime une question. Tenez les doigts dans les touches, débloquez votre poignet et allégez votre coude. Votre jointure du poignet doit remonter toute seule, votre main pend devant vous. Souvenez-vous de cette sensation. Elle est très pianistique.

Les mesures 3 et 4 risquent de nous crisper si l’on n’y prend pas garde. Mais elles ne sont pas difficiles si vous visez l’économie d’énergie. Au lieu de chercher à vouloir jouer fort, concentrez-vous au contraire sur les notes qu’il faut atténuer et sur la fonction harmonique qui suspend la musique, en débloquant votre poignet. L’un des signes que votre interprétation et votre technique sont justes, est que votre poignet est toujours libre et souple. Atténuez les doubles croches, ne laissez émerger que les notes des temps. Faites aussi la différence entre le premier temps (fort) et les temps faibles. Aidez-vous du soufflet d’intensité. Il aboutit sur la mesure 4 : ne jouez pas trop fort avant !

La mesure 4 est une « question » harmonique. Ne la jouez pas vers le bas, ni avec le poignet raide. Attention : on passe du si bémol – qui est une touche noire, donc placée en hauteur sur le clavier au la bécarre – à une touche blanche, qui est au « rez-de-chaussée » ! Ne tombez pas sur la touche blanche (même si cela vous paraît naturel) car l’harmonie exige exactement le contraire !

MES. 5-8




Mes. 5- 8
Ne cherchez pas à jouer ces arpèges « à toute vitesse » sous prétexte qu’il y a des triples croches ! D’abord, posez bien votre basse. Elle est la tonique. Relaxez-vous complètement de haut en bas sur cette note. Puis, prenez le temps de jouer les autres notes. La plus forte est le ré le plus aigu. Ne jouez pas fort avant, dosez. Ce ré est la quinte de l’accord. Il exprime une question. Prenez-le en remontant votre main vers le haut. Enfin, ce ré très aigu, ainsi que le si bémol de la mesure 7, sont des notes longues, dont le son commence à mourir aussitôt émis. Projetez ces sons et atténuez les croches à la main gauche, afin qu’elles ne « dévorent » pas l’aigu ! Reprenez doucement après la note longue si, la, sol, si, la sol#, la, la… afin d’éviter un « choc » désagréable pour l’oreille.

MES. 23-24


Mes. 23-24
Ce trio, d’un esprit badin et léger procède d’une technique un peu différente. Faites entendre deux voix dans votre main droite. Celle du bas, ré, si bémol, fa, ré, si bémol, etc. (jouée par les doigts 4e, 2e, pouce, pouce, 2e) et celle du haut, jouée par le 5e doigt ou le 3e. Appliquez plus de poids sur la voix du bas. Rythmez en distinguant les notes qui tombent sur la pulsation (ré : 4e, fa : pouce, su bémol : 2e). Atténuez la voix du haut en « relaxant » vos doigts. Pour obtenir ces deux plans sonores, aidez-vous d’une petite rotation de l’avant-bras vers l’intérieur de la main (vers le pouce). C’est par le dosage des sons au moyen du poids et une écoute critique de son propre jeu, que l’on doit aborder les problèmes techniques.






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Photo de l'expert Pianiste Magazine : Alexandre Sorel
Alexandre Sorel
Passionné par la pédagogie, professeur au Conservatoire de Gennevilliers, j’ai créé une collection intitulée « Comment jouer » (Ed. Symétrie). J’enregistre aujourd’hui le CD joint à Pianiste, choisis et commente les œuvres proposées. Je cherche sans cesse à jouer avec plus de sûreté – en quête de justice rendue à l’œuvre –, de beauté et d’émotion. Amoureux du génie de Chopin, je demeure convaincu, à l’instar de sa pensée, que « technique » et art de la déclamation musicale vont de pair. C’est pourquoi je ne cesse de m’interroger sur la technique et la musique elle-même, de mettre en pratique cette belle phrase de Schumann : « On n’a jamais fini d’apprendre. »...
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