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Actualités / Interprètes / ALICE SARA OTT

Entretien

ALICE SARA OTT

Par Stéphane Friédérich / Jeudi 24 novembre 2011
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© DG/Esther Haase
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Comment avez-vous découvert la musique ?

Je devais avoir 3 ans. L'un de mes premiers souvenirs est d'avoir assisté à un récital de piano. L'événement m'a profondément marqué au point que sans pouvoir l'exprimer, j'ai tenté de convaincre mes parents que je voulais faire la même chose que la personne sur scène. Cela a pris du temps et il a fallu que je bataille !


Vous avez étudié en Allemagne et en Autriche. Avez-vous été influencée par une "école spécifique" ?

Je n'en ai pas eu conscience. J'ai étudié tout d'abord avec les méthodes Suzuki, mais aussi Kodaly (mon premier professeur était hongrois). Celui-ci ne m'a jamais fait travailler d'études de Czerny ou de Hanon ni même des exercices fastidieux de gammes. En revanche, dès l'âge de 5-6 ans, je jouais toutes les Inventions de Bach et, plus tard, Le Clavier bien tempéré. Mon éducation musicale s'est faite avec Bach. On ne peut pas dissocier l'apprentissage technique de celui de la musique pure. Lorsque j'ouvre le piano pour la première fois de la journée, je joue du Bach. Il libère les doigts et rafraîchit l'esprit. Puis, après, j'entre dans les programmes des récitals à venir.

En ce qui concerne les écoles proprement dites, je pense qu'elles se démarquent les unes des autres par une technique et une virtuosité spécifiques. Cela étant, je pense que la partition d'un compositeur prime sur toute autre considération. La vérité est "derrière les notes" et non pas dans une tradition, aussi belle soit-elle.


Vos disques abordent des univers variés, de Tchaïkovski à Beethoven aujourd'hui en passant par Liszt et Chopin. Comment élaborez-vous votre répertoire ?

Il n'y a pas de liens entre les programmes, mais chacun répond à une envie profonde. Je cherche toutefois l'avis de professeurs et même de confrères lorsque je souhaite présenter telle ou telle oeuvre. Quant aux deux sonates de Beethoven que je viens d'enregistrer, elles font partie de mon répertoire depuis dix ans, finalement presque la moitié de ma vie !


Qu'est-ce qui vous séduit dans l'oeuvre de Beethoven : la violence des sentiments, le caractère expérimental de son écriture ?

Les deux sonates synthétisent en effet ces deux aspects de l'écriture et de la personnalité du musicien. Elles sont toutes deux dans la tonalité d'ut majeur, mais prennent des directions totalement opposées. La première est l'expression de la jeunesse, d'une énergie inassouvie et la seconde, au caractère dépressif, date de l'époque du Testament d'Heiligenstadt.


Pourriez-vous jouer ces partitions sur pianoforte ?

J'ai eu la chance de jouer sur le pianoforte de Beethoven, dans sa maison, à Bonn. Et j'ai pu regarder aussi le manuscrit de quelques pièces. C'était d'autant plus intéressant que j'ai découvert un instrument avec des pédales et surtout des effets de cloches turques que personne n'utilise ! Ce fut une belle expérience. Mais je ne crois pas qu'on puisse aller au-delà d'un enrichissement musicologique personnel. Les chefs-d'oeuvre sont composés pour l'éternité et non pas pour des instruments qui appartiennent au passé.


Existe-t-il des oeuvres de Beethoven pour lesquelles vous ne vous sentez pas encore prête ?

Les dernières sonates, la "Hammerklavier", peut-être... Mais, en vérité, je ne suis pas une adepte des intégrales. Je n'imagine pas jouer les 32 sonates en concert.


Parlez-nous de vos projets...

Il y aura un récital de piano composé des Variations sur un menuet de Duport de Mozart, la Sonate en ré majeur de Schubert et les Tableaux d'une exposition de Moussorgski... Je suis de votre avis, c'est une curieuse combinaison ! L'oeuvre de Moussorgski m'intéresse d'autant plus que je peins en amateur. Surtout des portraits et des caricatures. Je pense que la signification des Tableaux d'une exposition est aussi politique. Les toiles de Victor Hartmann et l'oeuvre musicale décrivent une certaine Russie que l'on pouvait contempler ou écouter sans risquer la censure tsariste. La version pour piano me paraît plus violente et révélatrice de cela que l'orchestration.

Enfin, j'ai programmé l'enregistrement des Variations Goldberg de Bach. Dans tous les cas, je suis mon instinct !

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