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Compositeurs / Baroques et classiques / LE CLAVIER INTEMPOREL DE BACH

Portrait

LE CLAVIER INTEMPOREL DE BACH

Par Pierre Massé / Mercredi 11 mars 2015
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J. S. Bach en 1746, par Elias Gottlob Haussmann © Elias Gottlob Haussmann
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Étendue sur près d'un demi-siècle, l'œuvre de Johann Sebastian Bach est riche de deux cent vingt-trois pièces pour clavier. Identifiable dès les premières notes, chacune d'entre elles se distingue par la perfection de son architecture, la beauté de sa mélodie et la pulsation de son rythme. Revue de détail.


Bach est moins un inventeur qu'un artisan qui aura composé pour toutes les formes musicales, à l'exception de l'opéra. À la croisée des chemins, entre l'Europe du Nord et les pays latins, il réalise la synthèse de toute la musique occidentale, organisant un nouvel univers sonore. Avec lui, le monde baroque s'estompe et le classicisme voit le jour.

Au premier regard, l'œuvre de Johann Sebastian Bach est immense et intimidante. Mais sa responsabilité devant l'Histoire, la grandeur de sa musique s'accommodent assez mal d'une vie qui nous semble relativement banale.

Il suffit d'observer les portraits qui nous sont parvenus du compositeur pour être convaincu par l'austérité et la puissance terrienne qui se dégagent d'un tel personnage. Des traits si épais et graves sont assurément ceux d'un paysan d'Allemagne du Nord et non d'un dandy lettré ! Ce musicien nous apparaît comme l'antithèse d'un intellectuel alors même qu'il a composé quelques- unes des pages les plus complexes de la musique. Bach a donc réconcilié le simple auditeur et le mélomane savant : quelques notes suffisent pour que l'on reconnaisse son écriture et que l'on goûte avec émotion et sans connaissance particulière à sa musique.

Comment expliquer une telle attirance ? Il faut la rechercher dans le sens inné du rythme et de la mélodie, et tout autant dans la passion qu'il met à nous transmettre un message, celui d'un artiste chrétien qui pleure sur le péché originel et demeure, quoi qu'il arrive, confiant en la parole de Dieu.


1705-1712 La toccata ou la conquête de la liberté

La toccata est née en Italie au XVIe siècle. Son origine vient du mot toccare (« toucher ») en italien. Durant sa jeunesse à Weimar ­ probablement entre 1705 et 1712 ­, Bach composa sept toccatas qui représentent, à l'époque, une synthèse de l'écriture polyphonique et de la virtuosité. Les interprètes possédaient une technique impeccable, mais aussi une maîtrise de la logique du contrepoint auxquelles s'ajoutait un sens parfait de l'improvisation. Les diverses parties de la toccata ­chacune possède au moins une fugue ­ sont soit enchaînées, soit divisées en deux morceaux séparés. Chez Bach, ces pièces simplifient le modèle italien et restituent le plaisir de l'improvisation. Si l'on prend l'exemple de la Toccata en ut mineur BWV 911, [ [on remarque que l'oeuvre s'ouvre par une série de traits en tous sens. Dans la fugue, les proportions de la pièce sont telles et la variété des climats si grande, que l'on peut donner à l'ensemble la carrure que l'on souhaite. Peut-on imaginer plus grande liberté réservée à l'interprète ?


1715-1722 Suites anglaises et françaises : Bach, l'Européen

Qu'est-ce qu'une « suite » ? Il semblerait que cette forme soit apparue au XVIe siècle sous les doigts des luthistes italiens. La juxtaposition de plusieurs danses rythmiquement contrastées et toutes dans le même ton prend son essor en Allemagne au XVIIe siècle. Au fil du temps, de nombreuses autres danses plus variées s'ajoutent, présentant ainsi un florilège des esthétiques en vogue dans les cours européennes.

Dans les Suites anglaises (BWV 806 à 811), Bach fait précéder l'allemande d'un prélude, mais l'ordre des trois pièces suivantes (allemande, courante, sarabande) est intangible dans les deux séries. Enfin, il conclut systématiquement toutes ses suites par une gigue.


On ne sait pas avec exactitude pourquoi les six Suites anglaises prirent ce nom. Les premiers biographes du Cantor de Leipzig ont soutenu que le musicien les avait composées pour un noble anglais. L'une d'entre elles porte en effet le titre « Fait pour les Anglois ». En vérité, toutes ces pièces furent écrites dans le style français alors dominant en Europe. Pour preuve, l'emploi systématique de la courante et de la sarabande. Bach aurait entrepris ce recueil entre 1715 et 1720. Il était alors en poste à Coethen. Cette période fut l'une des plus productives et heureuses de sa vie, car il y composa à peu près tout ce qu'il voulait ­ à l'exception toutefois de pièces pour l'orgue ­ et pour les divers ensembles instrumentaux du lieu. Il exploita aussi les récents perfectionnements techniques des instruments tout en approfondissant les formes musicales comme le concerto pour clavecin et orchestre.


Le titre des six Suites françaises (BWV812 à 817) n'est pas de la main de Bach. Le cycle daterait de 1722. Le compositeur les fait toutes débuter par un prélude, ce qui a pour effet d'accroître l'hommage aux clavecinistes français. Les cinq premières Suites françaises font partie du Clavierbüchlein d'Anna Magdalena que Bach offre à sa jeune épouse. Il leur attribue par ailleurs une vocation pédagogique. L'inspiration mélodique y est également plus affirmée que dans les Suites anglaises.


1720-1723 Inventions et Sinfonias : « une méthode claire »

Chez Bach, tout se fait en famille ! C'est ainsi que les quinze Inventions à deux et trois voix BWV 772-786 et les Sinfonias à trois voix BWV 787-801 sont composées à l'intention du deuxième enfant du premier mariage, Wilhelm Friedemann. Ce que Bach compose pour son fils, il l'adapte en vue d'une édition. Les deux volumes sont ainsi destinés à « ceux qui aiment le clavecin, et tout particulièrement à ceux qui désirent s'instruire, une méthode claire pour arriver à jouer proprement deux voix, puis après avoir progressé, à exécuter correctement trois parties obligées... »


Par cette préface à l'édition originale, le compositeur entend préparer le plus sérieusement les jeunes pianistes, élaguant certaines difficultés, mais offrant en deux pages de musique une série d'obstacles à surmonter. La méthode est d'une efficacité et d'une inspiration telles... qu'elle est toujours enseignée ! Avec une étonnante simplicité, Bach convie l'élève à travailler l'indépendance des deux mains, mais aussi à comprendre la structure de chaque pièce.


1722-1724 La révolution du « Clavier bien tempéré »

Au sein de l'oeuvre pour le clavier de Bach, les Deux Livres du Clavier bien tempéré BWV 846-893 (Das Wohltemperierte Klavier) tiennent une place centrale. Ils furent conçus entre 1722 et 1724, alors qu'il quittait la cour de Coethen, où il avait consacré une grande partie de ses activités à l'écriture de pièces instrumentales. C'était l'époque des partitas, des sonates, des oeuvres pour orchestre, mais aussi des suites pour violon et violoncelle seul, sans oublier les concertos pour violon et pour clavier... Féru d'organologie, Bach exploitait les récents perfectionnements techniques des divers instruments tout en approfondissant les formes musicales.

Les deux recueils qui constituent le Clavier bien tempéré réunissent 48 pièces disposées d'une manière symétrique (24 préludes et 24 fugues). Leur but pédagogique avoué permit aux nombreux élèves de Bach d'ap- prendre à improviser (prélude) et à structurer leur pensée (fugue).


Ce monument de la littérature pianistique étend le champ de la musique tonale. Le prélude est l'exemple d'une forme libre, proche dans l'esprit d'une improvisation, laissant l'interprète maître de ses choix. Le cadre contraignant de la fugue permet à l'interprète de faire preuve de suffisamment d'imagination pour oublier le contrepoint.

Notons que ces pièces ne sont pas destinées à un instrument en particulier, mais se jouent aussi bien à l'orgue qu'au piano ou au clavecin.


1729 Les Partitas ou « comment faire fortune dans le monde »

Aujourd'hui, on a peine à croire que Bach ait payé les frais de gravure et d'impression de ses Partitas qu'il nomma son « Opus 1 » ! Il ne s'agissait pas de ses premières partitions, mais bien de la première publication de l'une de ses oeuvres. Le musicien approchait la quarantaine et bien que le coût d'une édition fût élevé, il annonça en 1729 dans un journal de Leipzig, la parution d'une « Première Suite sans prélude ».


Le titre est des plus explicites : « Clavierübung, consistant en préludes, allemandes, courantes, sarabande, gigues, menuets et autres galanteries composées pour l'agréable divertissement des amateurs de la musique. » Un titre un peu exagéré et qui s'explique par la nécessité de commercialiser le plus grand nombre de partitions. Le style galant, inspiré par l'élégance de la musique française, dissimule une complexité d'écriture parfois considérable. Chaque prélude est différent des cinq autres. Les cadres formels ne sont jamais identiques, tout comme les esthétiques (françaises, allemandes, italiennes) imbriquées les unes dans les autres. Ce sont [ en somme les « goûts réunis » de l'Europe entière, terme si cher aux Couperin.


Les danses sont volontairement très élaborées, d'autres plus sobres. Bach insère avec un sens du jeu qui n'appartient qu'à lui la symbolique de la numérologie. Le plan harmonique des Partitas est particulièrement élaboré, tout comme le classement des pièces, les différences d'intervalles, le nombre de mesures... Six Partitas (Six Suites anglaises, Six Suites pour violoncelle seul, Six Concertos brandebourgeois...). Le chiffre « 7 » est ainsi prohibé, symbole d'une perfection qui n'appartient qu'au Créateur. Johann Nikolaus Forkel (1749-1818), le premier biographe de Bach, écrit à propos de ces pièces : « Cette publication [du recueil des Partitas] fit grand bruit dans le monde musical. On n'avait guère vu ni entendu jusqu'alors d'aussi excellentes compositions pour le clavecin. L'homme qui s'était rendu familier de quelquesuns de ces morceaux pouvait ainsi faire fortune dans le monde... »


1714 et 1732-1738 L'aventure concertante

C'est très certainement à la cour de Weimar, en Saxe, que Johann Sebastian Bach découvre l'art du concerto. Dans ce domaine décrit comme un « petit » Versailles, le musicien déchiffre les manuscrits de la partothèque du duc. Il y découvre de nombreuses pièces provenant d'Italie. À l'époque, le concerto vénitien s'impose en Europe.

Vers 1714, alors nouvellement nommé à la cour de Weimar, Bach compose une série de 16 concertos pour clavecin seul (BWV 972-987). Ils sont pour la plupart des arrangements de concertos pour violon de Vivaldi, Torelli, Marcello, entre autres.


Les concertos plus tardifs voient la naissance du clavier soliste et, par là même, la création du concerto tel qu'il s'imposera quelques décennies plus tard avec Mozart puis Beethoven.

En avril 1723, Bach quitte officiellement la cour de Coethen pour assumer les fonctions de Cantor de Saint-Thomas de Leipzig. Au cours des années qu'il passe dans la ville de Saxe, il compose pas moins de quinze concertos pour plusieurs clavecins (BWV 1052 à 1065 et BWV 1004) ainsi que seize autres pour clavecin seul (BWV 972 à 987). D'instrument destiné au continuo, le clavecin assume dorénavant une place de soliste.

Pourtant les concertos proviennent d'arrangements, puisant aussi leurs thèmes dans certaines cantates. On note que si les lignes mélodiques sont assurées à la main droite, la main gauche est devenue beaucoup plus riche, tissant un accompagnement qui a définitivement rompu avec l'ère baroque.


1735 Le Concerto italien : un exemple de vénération latine

À l'âge de 50 ans, Bach est sur le point d'être nommé compositeur de la cour de Saxe. Il multiplie les déplacements en Allemagne. De ville en ville, il transmet la plus précieuse des pédagogies, formant la plupart des organistes de La Thuringe.


Publié dans le deuxième volume du Clavierübung de 1735, le Concerto italien BWV 971 appartient à cette période de la maturité du musicien. L'influence italienne y est la plus remarquable, mais l'art des clavecinistes français, comme le précise la couverture de l'édition originale de la partition, demeure également un élément essentiel de l'oeuvre : « Un concerto dans le goût italien et une ouverture dans l'art français. »


L'Allegro moderato du premier mouvement présente un thème développé à la manière d'une ritournelle digne d'un concerto de Vivaldi. Le thème subit de nombreuses variantes qui s'éloignent de l'idée première. L'Andante en ré mineur imite plus encore quelque page du maître italien grâce à l'accompagnement sobre et immuable des groupes de six croches à la main gauche. Les cordes de l'orchestre y sont parfaitement suggérées. L'impression de solitude, de contemplation heureuse s'imprime avec douceur.


Dans le finale, Presto, le compositeur s'amuse d'un contrepoint serré dont il s'ingénie à mettre en scène le dynamisme. L'oeuvre se conclut dans [ une joie tonitruante.


1742 Les monumentales Variations Goldberg

En 1742, à la demande du comte Hermann von Keyserling (16961764) qui souffre d'insomnie, JeanSébastien Bach compose une série de Variations pour le clavecin. Du moins, c'est ce que nous apprend le biographe du musicien sur l'origine des Variations Goldberg BWV 988 : « Parmi les domestiques du comte russe Hermann von Keyserling, se trouvait un jeune homme talentueux, le claveciniste Johann Gottlieb Goldberg [...]. Souffrant d'insomnies, le comte avait demandé à Goldberg de jouer du clavecin dans une pièce avoisinante pour lui rendre plus supportables ces longues heures privées de sommeil. Un jour, le comte pria Bach de composer quelques morceaux à cette fin, d'un caractère doux et gai en même temps, et c'est ce qui nous valut cette suite de variations, un genre jusqu'alors peu pratiqué par Bach qui n'y trouvait aucune satisfaction, mais qui figure aujourd'hui parmi les sommets inégalés du genre [... ]. Bach ne fut jamais aussi bien récompensé de son travail : le comte, dit-on, lui offrit un gobelet en or rempli d'une centaine de louis d'or. »

L'authenticité de l'histoire est sujette à caution. Il est, en effet, difficile de comprendre pourquoi l'oeuvre ne comporte aucune dédicace, ce qui, de fait, exclut toute idée d'une commande. Il est aussi peu vraisemblable que Goldberg (né en 1727 et âgé par conséquent de 15 ans) ait été un musicien suffisamment formé pour maîtriser la complexité technique et intellectuelle de la partition.

Le compositeur fit preuve d'ailleurs d'une certaine ironie lorsqu'il publia la partition à compte d'auteur, présentée comme la quatrième partie de la Clavier-Übung. Elle fut sobrement décrite comme un nouveau cahier de musique « à l'intention des amateurs, pour la récréation de leur esprit ».


Récréation? Les Variations Goldberg représentent l'un des sommets de l'écriture contrapuntique, une synthèse magistrale, qui combine toutes les formes musicales alors connues et pose les fondements de la variation moderne ! L'œuvre se compose d'une aria suivie de trente variations après lesquelles on entend à nouveau l'aria. Le thème est emprunté au Klavierbüchlein (1725) d'Anna Magadalena, la seconde épouse de Bach. Avec cette sarabande, le compositeur imagine une partition de forme cyclique. Toute la technique du clavier de l'époque est réunie dans ce prodigieux catalogue de danses : courantes (nos 5, 8, 14, 17, 20 et 23), sicilienne (n° 3), gigues (nos 7 et 21), sarabandes (nos 13, 25 et 26), gavotte (n° 18). Les toccatas les plus étincelantes (nos 14, 23 et 29) contrastent avec les méditations envoûtantes (nos 13 et 25).


La partition offre aussi une symbolique des nombres : le chiffre « 4 » que l'on relie à un découpage de 8 et 16 mesures, puis le chiffre « 3 » pour le rythme irriguant la pièce. Chaque canon, par exemple, est séparé du suivant pas deux variations, qui contrastent fortement entre elles. Le quodlibet de la 30e Variation, c'est-à-dire une combinaison de mélodies populaires traitées à la manière d'une plaisanterie musicale, parachève l'édifice. Deux mélodies se croisent : « Je suis resté longtemps loin de vous » et « Les choux et les navets m'ont fait fuir » ! Pour l'interprétation, Bach spécifia l'emploi d'un « clavecin à deux claviers », ce qui indique qu'il souhaitait que les couleurs et les contrastes dynamiques soient les plus riches. Quelle articulation doit-on obtenir ? Quelles ornementations peut-on choisir ? Voici quelques-uns des défis qu'il faut relever, de la première à la dernière mesure.

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