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Actualités / Évènements / JEAN-BERNARD POMMIER JOUE L'INTÉGRALE DES SONATES DE BEETHOVEN

En bref

JEAN-BERNARD POMMIER JOUE L'INTÉGRALE DES SONATES DE BEETHOVEN

Par par Stéphane Friédérich / Vendredi 6 mars 2015
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© JC Martinez
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Le chef d'orchestre et pianiste donnera en concert, à la Salle Gaveau, l'intégrale des sonates de Beethoven. Un véritable défi pour Jean-Bernard Pommier et la promesse d'un moment de grâce pour le public.


Nous pourrions croire que vous êtes un habitué de cette intégrale...

Il est vrai que je l'ai enregistrée [chez Erato/Warner, ndlr.] et jouée en concert à Londres, Bruxelles, aux Pays-Bas... C'est, en vérité, une intégrale qui vient de loin, de l'enfance. Tout au long de ma vie, j'ai travaillé ces sonates, un passage obligatoire pour tout pianiste. À chaque fois, je m'attends à fournir un effort conséquent. L'effort promis à l'alpiniste devant la montagne. Mais, s'il choisit de relever le défi, c'est parce que la montagne est devant lui. Suis-je capable de faire passer ma conviction ? Durant mes précédentes expériences d'intégrales en concert, j'ai éprouvé une sensation physique et psychologique agréable.


Que vous inspire un tel cycle ?

La musique de Beethoven nous renvoie au fondement de notre humanisme. C'est salutaire à notre époque dont la violence atteint l'image même de l'Homme. Cela pose aussi la question de notre rapport avec les oeuvres artistiques. L'Occident a eu la capacité d'abstraire sa connaissance. La musique est écrite. Chaque élément doit être à sa place. Notre art s'ouvre à des publics qui pénètrent son univers avec la connaissance des codes, et, souvent, après avoir reçu une éducation. Ma vie de chef d'orchestre m'a appris que la démocratie n'existe pas en art. Il n'y a que des hiérarchies de priorités.


Comment abordez-vous la question de l'organologie, si importante dans les sonates ?

C'est un domaine passionnant. Je pense que les compositeurs comme

Beethoven ont profondément ressenti l'évolution de la facture instrumentale et son impact sur l'écriture. L'abstraction de leur art a, en quelque sorte, provoqué la recherche scientifique. Ils ont eu la chance de connaître des fabricants remarquables et, ensembles, ils ont éprouvé des intuitions communes. Pour autant, c'est l'œuvre qui commandait l'instrument et non pas l'inverse. Au XIXe siècle, la grande virtuosité du piano correspondait à une qualité d'enfoncement des touches qui était celle des instruments de l'époque. Je jouerai l'intégrale sur mon piano de concert, que j'avais acheté en 1989 et sur lequel j'avais enregistré le cycle. C'est un instrument exceptionnel, un Steinway de Hambourg, dont je vous avoue avoir fait l'acquisition avant Alfred Brendel...


Quel regard portez-vous sur les influences qui irriguent les sonates de Beethoven ?

Haydn et Mozart, bien entendu. Chez Haydn ­ pardonnez-moi la comparaison ­ on sent le « moteur » prêt à se mettre en marche, mais il est retenu par les codes classiques. Les codes, ce sont les traités d'harmonie, qui vous expliquent ce qui est permis et ce qui est interdit. Mozart compose toujours avec le souci de divertir, avant tout. Les deux compositeurs utilisent un matériau expressif des plus ordinaire. Ils transposent des sentiments de la vie courante, des actes anodins dans lesquels s'insèrent les éléments des folklores dont ils disposent. Arrive Beethoven, qui dynamite l'ordre établi. Le désordre de sa musique est comme la transposition du désordre de sa vie personnelle.


Quel ordre avez-vous choisi pour cette intégrale ?

J'ai choisi un ordre qui réponde aux impératifs techniques et formels. Il y a une sonate que je jouerai en premier : l'Opus 106, la Sonate « Hammerklavier ». Vous savez comment vous la commencez, mais vous ne savez jamais comment vous allez la conclure. Elle est problématique, non seulement sur le plan purement instrumental, mais aussi en ce qui concerne la mémoire. Il faut avoir une « stratégie » bien établie et des doigts reposés.


Revendiquez-vous une école particulière ?

Les écoles de piano ont disparu avec Easyjet ! À partir du moment où vous voyagez partout dans le monde, tout se mélange. Deux bémols toutefois. On peut concevoir qu'il subsiste des écoles d'écritures, mais aussi (et encore) la permanence d'écoles pour certains instruments : l'orgue, le violoncelle, la flûte... Il ne faut pas non plus confondre cela avec des traditions, qui se transmettent de maître à élève et de génération en génération. Le mimétisme se sacralise et prend alors le nom d'école. Personnellement, je m'en méfie, même si l'élève a toujours tendance à copier le maître. Après tout, on apprend aussi comme cela.


Jean-Bernard Pommier en concert


• 27 mars, Piano à Lyon, salle Rameau, les 3 dernières sonates

• 11-13 avril, 27 mai, 4-15-17 juin, Salle Gaveau, intégrale Beethoven en 8 concerts


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