Espace Pédagogie

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 67 N° 4

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 63 N° 3

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
BACH : FANTAISIE CHROMATIQUE BWV 903
Nos Partenaires

MUSÉE WÜRTH

Festival Piano au Musée Würth du 28 octobre au 6 novembre 2016.
Logo de notre partenaire MUSÉE WÜRTH

SALLE COLONNE

Pianiste enregistre ses DVD dans ce lieu unique de répétitions et de concerts à Paris.
Logo de notre partenaire SALLE COLONNE

COLIN LAURENT

Réalisation et captation de tout projet musical, en France et à l'étranger, pour DVD, web ou TV.
Logo de notre partenaire COLIN LAURENT
Actualités / Interprètes / MARIE-CHRISTINE BARRAULT - Il était une voix

Entretien

MARIE-CHRISTINE BARRAULT - Il était une voix

Par Stéphane Friédérich / Mardi 27 mars 2012
Agrandir l'image :
© DR
Diminuer la taille des caractères de l'article : MARIE-CHRISTINE BARRAULT - Il était une voix Augmenter la taille des caractères de l'article : MARIE-CHRISTINE BARRAULT - Il était une voix Imprimer l'article : MARIE-CHRISTINE BARRAULT - Il était une voix
Imprimer
Partager sur les réseaux sociaux l'article : MARIE-CHRISTINE BARRAULT - Il était une voix
Partager
S'abonner au flux RSS de Pianiste Magazine Voter pour l'article : MARIE-CHRISTINE BARRAULT - Il était une voix
Voter (0)

Quelle place occupe la musique dans votre vie ?

La musique a toujours été présente dans ma vie. Ma mère était pianiste. Elle s’était instituée professeure sans disposer peut-être de beaucoup de pédagogie… À la maison, on entendait tout le temps le piano. J’ai appris à en jouer avant d’éprouver, comme par un instinct de survie, l’envie de m’en éloigner ! Dans une école religieuse, j’ai découvert la chorale et le chant grégorien. Tout naturellement, lorsque je suis devenue actrice, j’ai recherché une expression de la parole qui s’approche de la musique. Jeune actrice, j’ai joué au Théâtre de la Ville, à Paris. Le lieu était réputé pour la difficulté de son acoustique. J’ai donc pris des cours de chant avec Geneviève Rex [Au début des années cinquante, cette chanteuse victime d’un accident vocal se consacra à la rééducation de la voix. Au Théâtre de la Ville, elle fut le professeur d’expression vocale de plus de 300 comédiens, ndlr]. À ses côtés, j’ai passé trente ans de cours de chant classique à « fabriquer » mon instrument de musique, à lire une phrase musicale. Le hasard a fait que j’ai commencé à travailler avec des pianistes. La voix devenait un instrument à égalité avec le piano. Aujourd’hui, grâce à cette éducation, dès que je lis un texte, je le rythme, le déchiffre comme un pianiste. Tous les conservatoires d’art dramatique devraient faire travailler les acteurs avec les musiciens. On apprend ainsi la rigueur, la disponibilité, l’écoute mutuelle.


Qui choisit « l’autre » : le pianiste ou l’acteur ?

La plupart du temps, c’est eux qui viennent me chercher. Puis les projets s’enchaînent les uns aux autres. Avec François-Frédéric Guy, par exemple, je ressens la dimension pédagogique de l’artiste. Il m’a fait entendre la musique de l’intérieur, des Harmonies poétiques et religieuses de Liszt. Le texte se fond dans la musique. C’est comme si j’étais dans le piano, avec lui. Je me plie au rythme de la musique et, de son côté, il accueille la spontanéité de la voix, de l’instant. Il doit accepter d’autres respirations, les résonances du texte. C’est une écoute partagée. Il m’a d’ailleurs confié qu’il éprouve parfois l’absence du texte lorsqu’il joue ces œuvres en récital.

Chaque instrument possède toutefois sa spécificité. Je travaille également avec le claveciniste Jean-

Patrice Brosse. Là, il n’est pas question de jouer trop avec le tempo. Le son de l’instrument ne permet aucune attente. À moi de me rendre disponible !


Vous sentez-vous moins libre lorsque vous passez de la scène aux plateaux de cinéma ?

Le théâtre est toujours de la musique de chambre alors que le cinéma est une composition « mesure par mesure ». On n’y possède que rarement la phrase en entier. Dans les grands films, avec des dialogues forts, peut-être est-ce le cas…

À vrai dire, il faut tenir un rôle important devant la caméra pour avoir en partie main mise sur le rythme général du film. Pour autant, la respiration du corps y est exaltante. J’ai l’impression d’entrer dans un travail « d’orchestre » qui n’a plus rien à voir avec le dialogue entre un acteur et un instrumentiste.

C’est d’ailleurs une question que je me pose parfois en écoutant les

orchestres : n’est-il pas frustrant pour un musicien de jouer quelques notes qui, seules, paraîtraient dépourvues de sens ? A-t-il la notion d’appartenir à un ensemble ?


Que vous ont appris toutes ces rencontres avec les musiciens ?

J’ai appris à écouter différemment la musique. Je ne connais plus jamais ce rapport distancié avec la partition. C’est le regard de George Sand sur la musique de Chopin : une extraordinaire analyse de l’œuvre. Autrefois, les musiciens comme Liszt, Schumann et Berlioz étaient également des écrivains de grande valeur. Les frontières étaient estompées.

Enfin et surtout, associer textes et musiques permet au public d’entrer plus facilement dans des répertoires, d’accéder à l’essence même de la pensée des compositeurs et des écrivains. En ce sens, je me sens profondément utile.

Abonnez-vous
à Pianiste
LES OFFRES DE PIANISTE
Retrouvez PIANISTE soit en Magazine ou sur Ipad ou sur Iphone

Abonnez-vous à Pianiste



Retrouvez tous les numéros de Pianiste ou abonnez-vous au magazine

Les DVD leçon de Piano

La boutique Pianiste


Retrouvez les DVD "leçons de Piano" par Pianiste et notre sélection de CD et DVD

 
  Retrouvez-nous sur smartphone et tablette
Déjà abonné ? Accédez à votre espace et gérez votre abonnement
Google Play App Store

Les sites du réseau Groupe Express-Roularta :

Copyright © 2011-2017 PIANISTE MAGAZINE | Nous contacter | Plan du site | Mentions légales | Charte de l'utilisateur | Publicité
Powered by Walabiz