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Actualités / Concerts / MEMORABLE RECITAL DE VERONIQUE BONNECAZE A CORTOT

MEMORABLE RECITAL DE VERONIQUE BONNECAZE A CORTOT

Par Stéphane Friédérich / Dimanche 22 janvier 2017
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Récital mémorable de Véronique Bonnecaze à la salle Cortot


Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas entendu en récital la pianiste Véronique Bonnecaze. Comme si l’enseignement si recherché de l’un des professeurs de l’Ecole Normale de musique de Paris, rendait facultatif la nécessité d’être sur la scène de la salle Cortot, ce jeudi 10 novembre, devant un public nombreux et parmi lequel, on devinait la présence de quelques étudiants. Double défi donc à relever dans un programme emblématique à la fois de l’institution - ces œuvres y posent précisément les bases de l’enseignement depuis Alfred Cortot - mais aussi parce qu’une technique aussi brillante soit-elle ne peut, à elle seule, suffire.


Dans des circonstances aussi délicates, il y a parfois des professeurs qui préfèrent donner un cours et dont on sent le soin calculé pour éviter de sortir des sentiers balisés, ceux d’une écriture romantique dont la moindre nuance prête à la glose chez les spécialistes de la perfection livresque et du jugement par a priori.

Véronique Bonnecaze n’était visiblement pas venue dans cet état d’esprit, jouant pour elle, c’est-à-dire passionnément pour l’œuvre. Elle a donc offert une leçon de vie comme on en entend peu de la part de ceux qui ont la charge de former les futurs solistes de demain. Une leçon dont la liberté de ton et l’engagement physique s’imposèrent avec d’autant plus de sincérité que la gestique sobre se mesura à la stricte nécessité de l’expression musicale.


La première partie du récital fut consacrée à Schumann ou plus exactement au lied Widmung, transcrit par Liszt, puis aux Kreisleriana. Rarement les huit Phantasien de Schumann ont été à ce point éclairées par un expressionnisme aussi extrême en termes de dynamique et de changements de tempi. La joie devenait délirante, le calme, un vertige cauchemardesque. Chez Schumann, la douleur peut se traduire par un cri comme par un silence horrifié et cet univers aussi bien caressant que brutal nous a sauté au visage. La sensualité faussement brouillonne, les rêves et les fantômes ont hanté le public, capté par l’impact physique et une technique impérieuse, livrée sans aucun souci du risque pris. Véronique Bonnecaze a réalisé une véritable interprétation, magnifiquement personnelle et dérangeante.


La seconde partie fut consacrée à Chopin : Fantaisie op.49, Nocturne op.62 n°2, Ballade n°3, Mazurka op.17 n°4, Scherzo n°2. Après le drame de Schumann, une forme de délivrance, peut-être, d’équilibre, assurément. L’interprète joua des nuances jusqu’aux limites extrêmes permises par un Steinway un peu dur et n’ouvrant ses timbres chauds qu’avec d’infinies précautions. Les climats d’attente, l’hésitation et le goût du secret ont dominé cette seconde partie, même avec le Scherzo n°2, d’un héroïsme devenu inquiet et interrogatif. Dans chacune des cinq partitions, la construction narrative, quasi-littéraire a prévalu. Pierre angulaire de l’ensemble, la Troisième Ballade a ainsi préservé la transparence de sa ligne mélodique jusque dans les passages de la plus grande complexité polyphonique.

Deux bis, une valse de Chopin et la Rêverie de Schumann ont refermé le récital.


On ne sait jamais, dans l’épaisseur de l’instant, la part intime qu’un interprète offre de lui-même dans des œuvres aussi chargés d’émotions et de non-dits. On sait, en revanche, que ce récital restera dans le souvenir de ceux qui y ont assisté.


Stéphane Friédérich

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