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Actualités / Concerts / MAE(L)STRO(M)

MAE(L)STRO(M)

Par Clément Serrano / Mercredi 23 novembre 2016
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Valery Gergiev © Alexander Shapunov
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Les 21 et 22 novembre à la Philharmonie de Paris, le maestro Valery Gergiev donna l’intégrale des Concertos pour piano de Prokofiev suivi d’extraits de suites des ballets Roméo & Juliette et Cendrillon. Compte-rendu.


C’est en Héphaïstos, dieu boiteux, que Gergiev entra sur scène. Le corps tendu et la mine pâle, le public ne se douta pas qu’il s’agissait d’un déguisement terrestre. Car une fois les premières mesures lancées, une force prométhéenne s’empara du maestro, fit jaillir de l’orchestre les rêveries surannées du jeune Prokofiev.

La première étincelle fut George Li, Deuxième Prix du Concours Tchaïkovski. Celui-ci exécuta le Premier Concerto avec brillance et fierté, dotée d’une technique irréprochable malgré le manque de magie : une prestation suffisante pour instaurer un rapport magnétique entre les musiciens et la salle.

Puis vient la flamme. On crut voir Denis Matsuev bondir sur le clavier, asséner à coup de burin les tonalités sibériennes du Deuxième Concerto. Une barbarie toute en finesse et que l’on pourrait qualifier de « main de fer dans un gant de velours ».

Et soudain le drame. Un téléphone sonne. Gergiev et Matsuev se retournent en direction du bruit, l’air menaçant (et russe de surcroît). Le soliste bombe le torse puis finit par se raidir en direction du clavier, incluant au passage quelques notes qui rappellent étrangement le parasite sonore émis dans la salle. Les gens rient. Matsuev achève finalement son interprétation, terminant par le troisième mouvement de la Sonate n° 7 de Prokofiev. Un choix de bis audacieux qui a su tenir toutes ses promesses, l’artiste ayant su mener avec brio cette course effrénée vers l’abîme, le clavier fendu d’une hache.

Place ensuite au jeune prodige pour le dernier Concerto du lundi : Alexander Malofeev, 15 ans. Sa maturité surprend. L’adolescent affirme qu’il dépasse le niveau exigé des conservatoires, effectuant avec une aisance folle les différents contrastes entre le lyrisme et l’effet de percussion. Un génie qui se confirme par un Ondine de Ravel habité et sans sentimentalisme.

Vient enfin des extraits des suites du ballet Roméo & Juliette, compilation de tubes glorifiant la sonorité compacte de l’orchestre, sans renoncer à de beaux arrondis et à un souffle scénique sans faille. Le tout fut conclu par un bis ultime : Prélude à laprès-midi dun Faune, ou le calme après la tempête.

Le lendemain fut consacré aux deux derniers Concertos. La première pièce, écrite pour la main gauche, ne suscita pas autant d’engouements. La raison en est probablement l’écriture, rendant l’interprétation de Sergei Redkin moins marquante que celles de ses prédécesseurs. Ce qui n’exclut pas une indéniable qualité de dialogue entre le soliste et l’orchestre. Plus fusionnel et coloré, le Concerto n° 5 dévoila quant à lui le potentiel dramatique de Vadym Kholodenko, qui n'hésita pas à alourdir certaines intonations grotesques de la pièce pour rendre hommage à l’esprit rebelle du compositeur. Le tout fut conclu par des extraits des suites du ballet Cendrillon, montrant une fois encore que le chef d'orchestre reste aujourd'hui le gardien de la musique russe.


C.S

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