Espace Pédagogie

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 67 N° 4

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 63 N° 3

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
BACH : FANTAISIE CHROMATIQUE BWV 903
Jeux concours
JEU-CONCOURS PHONON

JEU-CONCOURS PHONON

JOUEZ ET GAGNEZ : DEUX CASQUES PHONON SMB-02 D’UNE VALEUR UNITAIRE DE 360€ & ...
Tous les jeux-concours
Nos Partenaires

MUSÉE WÜRTH

Festival Piano au Musée Würth du 28 octobre au 6 novembre 2016.
Logo de notre partenaire MUSÉE WÜRTH

SALLE COLONNE

Pianiste enregistre ses DVD dans ce lieu unique de répétitions et de concerts à Paris.
Logo de notre partenaire SALLE COLONNE

COLIN LAURENT

Réalisation et captation de tout projet musical, en France et à l'étranger, pour DVD, web ou TV.
Logo de notre partenaire COLIN LAURENT
Actualités / Concerts / PIOTR ANDERSZEWSKI AU TCE

PIOTR ANDERSZEWSKI AU TCE

Par Jany Campello / Lundi 6 mars 2017
Agrandir l'image :
© Marc Ribes
Diminuer la taille des caractères de l'article : PIOTR ANDERSZEWSKI AU TCE Augmenter la taille des caractères de l'article : PIOTR ANDERSZEWSKI AU TCE Imprimer l'article : PIOTR ANDERSZEWSKI AU TCE
Imprimer
Partager sur les réseaux sociaux l'article : PIOTR ANDERSZEWSKI AU TCE
Partager
S'abonner au flux RSS de Pianiste Magazine Voter pour l'article : PIOTR ANDERSZEWSKI AU TCE
Voter (0)

Un récital du pianistepolonais Piotr Anderszewski est une expérience dont on ne sort pas indifférent. Celui de ce 1er mars, au Théâtre des Champs-Elysées ne fit pas exception.


Rien de superficiel. Une vision assumée. La pensée est là, qui transcende chaque note, la matière dense, le toucher constamment habité, le ton grave. Ambiance crépusculaire ce soir-là, même lorsque le pianiste libère son jeu, lui donnant une dimension orchestrale sans jamais verser dans le brio. Le programme? Anderszewski en possède une science aboutie de la composition: une première partie, rassemblant pour commencer (contrairement à l’ordre prévu initialement) les « Geistervariationen » (littéralement « Variations des esprits »), ultime œuvre de Schumann, peu jouée, suivie de la Fantaisie en do mineur K475 et de la sonate en do mineur K457 de Mozart, puis une seconde partie où s’enchaînent six mazurkas de Chopin (opus 56 et 59), et sa Polonaise-Fantaisie opus 61. Une cohérence parfaite et soulignée: le pianiste emboîte le pas d’une œuvre à l’autre quasiment sans le moindre espace d’une pause ni d’un soupir, à tel point que la précédente en vient à déteindre sur la suivante.


La première partie, où le ton de do - majeur puis mineur - impose sa persistance, semble être alors écrite ainsi d’un seul tenant, d’une même main. L’ œuvre de Schumann, née d’une hallucination, composée avant qu’il ne tente un suicide dans le Rhin, avertit définitivement l’auditoire: pas de gaité qui vaille ce soir! Le thème énoncé dans un dépouillement absolu, leise innig (tranquille et simple), nous saisit d’emblée, et avance dans ses variations entre sombre résignation et tendresse, toute idée de couleurs interdite, toute velléité de lutte abandonnée, mettant à nu le chant des voix intermédiaires dans le choral. Pas une once d’éclaircie, ou si fugace, dans la Fantaisie de Mozart, impressionnante, tragique. La tragédie prend une ampleur symphonique dans la sonate en do mineur, malgré le tendre répit de l’adagio qui nous renvoie à Schumann. Et si lien il y a avec l’opéra dans ce Mozart-là, c’est une ouverture qu’on y entend, non point ses personnages.


Nous n’entrons pas dans la danse avec les mazurkas de Chopin, mais dans l’intimité du compositeur: les trois de l’opus 56, dans leur variété et leur sophistication, se rejoignent par leur caractère énigmatique, et l’atmosphère qui s’en dégage. Là aussi les pièces s’enchaînent comme allant de soi. Le musicien nous en livre les brumes intérieures, utilisant abondamment et avec grand art le « sfumato ». Beaucoup de délicatesse aussi, comme au commencement de la première, celle de sa main gauche qui fond discrètement la basse dans les volutes de la mélodie, dont le dessin se colore, subtil. Les mazurkas de l’opus 59 allègent à peine le propos dans une apparente désinvolture, ambigües. La Polonaise-Fantaisie n’a pas non plus grand chose à voir avec la danse: Anderszewski en traduit les sombres et fluctuants méandres dans une palette orchestrale de nuances et de dynamiques, Brahms n’est pas loin… Fin du concert? Pas tout à fait.


Trois rappels, pas moins, déclenchés par les bravos du public remué. Le pianiste ne se montre pas avare, et histoire de rester « dans les brumes », offre en prime ces pièces de Janacek à l’atmosphère tout aussi énigmatique et la troublante tristesse, dans le droit fil du programme.


Jany Campello




À écouter: le CD paru sous le label Warner classics, rassemblant les pièces de Mozart et Schumann, sous le titre « Fantaisies ».

Abonnez-vous
à Pianiste
LES OFFRES DE PIANISTE
Retrouvez PIANISTE soit en Magazine ou sur Ipad ou sur Iphone

Abonnez-vous à Pianiste



Retrouvez tous les numéros de Pianiste ou abonnez-vous au magazine

Les DVD leçon de Piano

La boutique Pianiste


Retrouvez les DVD "leçons de Piano" par Pianiste et notre sélection de CD et DVD

 
  Retrouvez-nous sur smartphone et tablette
Déjà abonné ? Accédez à votre espace et gérez votre abonnement
Google Play App Store

Les sites du réseau Groupe Express-Roularta :

Copyright © 2011-2017 PIANISTE MAGAZINE | Nous contacter | Plan du site | Mentions légales | Charte de l'utilisateur | Publicité
Powered by Walabiz