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Actualités / Concerts / Les rêveries schubertiennes d’Ismaël Margain

Les rêveries schubertiennes d’Ismaël Margain

Par Stéphane Friédérich / Mardi 7 mars 2017
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Ce 6 mars, le jeune pianiste se produisait au Théâtre de l’Athénée, à Paris, dans un programme Schubert, écho de son disque paru chez BRecords et enrichi de quelques surprises.


Jouer Schubert et, en l’occurrence, les Klavierstücke D.946 puis l’ultime Sonate en si bémol majeur D.960 est une gageure pour tout artiste. Mais interpréter un tel programme à l’âge de 25 ans, dans une salle comble, se situe au-delà de la performance attendue d’un virtuose. En effet, ce Schubert n’a pas été conçu pour l’âge où la vie s’ouvre devant soi. On pourrait certes répondre que le compositeur, mort à 31 ans, n’a pas eu l’occasion, non plus, de profiter d’un tel privilège. Est-ce l’influence, peut-être, de rencontres avec des schubertiens émérites, tels que Michel Dalberto, Aldo Ciccolini, Menahem Pressler ?


Le public est intrigué par ce jeune pianiste finalement plus chambriste que concertiste dès les premières mesures des Klavierstücke. A l’évidence, il joue d’abord pour lui et pourtant capte l’attention par une dynamique mesurée. C’est à l’audience de faire l’effort, ce qui en dit long sur son pouvoir de conviction. Ismaël Margain raconte simplement, jouant des rengaines, des obsessions mélodiques, de l’humour, aussi. Le toucher est rond, velouté. Il respire la ballade, l’impromptu, l’insouciance d’un Wanderer. L’interprète dresse une sorte de paravent face à l’inéluctable. Le récit se déroule sans perte de tension, coloré, affûté. La technique est souple, patinant quelques rares écarts. Le piano gomme les visions fantastiques qui s’échappent de la partition. Il se refuse à toute violence beethovénienne. On se dit que c’est étrange qu’aucune menace ne vienne perturber un chant allant du double piano au mezzo-forte.


La Sonate en si bémol majeur s’ouvre avec une infinie pudeur, dans l’esprit d’un lied improvisé. Aussi juste qu’émouvante. Pourtant, les changements de couleurs, de tonalités, les rythmes brisés devraient montrer à quel point l’inquiétude et la résignation se mêlent. Le ton si juvénile élague toute forme d’hostilité, la moindre menace. N’est-ce pas un contresens d’oublier que Schubert s’enivre devant la terreur que lui inspire les jours qu’il sait comptés ? Là, peut-être, il faut éprouver le poids du temps. Ismaël Margain poursuit son récit, ordonne fort bien le dépouillement des sentiments, quêtant la beauté, mais oubliant qu’il est aussi acteur. On joue comme on est, n’est-ce pas ? Il n’exprimera donc pas la laideur même sous le voile de la fausse légèreté.

Les bis enchaînent un rondo à quatre mains avec le complice Guillaume Bellom puis un jazz à la fois spectaculaire, un brin convenu mais si délicieusement habile avec Thomas Enhco. Gens et pays étranges de Schumann prend congé de la salle. Les Scènes d’enfants qui n’ont pas été pensées pour ses derniers résument parfaitement l’émotion de cette soirée : elle nous a révélé un artiste avec lequel il faudra dorénavant compter.


Stéphane Friédérich


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