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Actualités / Évènements / LEÏLA SLIMANI : SES CHANSONS DOUCES

LEÏLA SLIMANI : SES CHANSONS DOUCES

Par ELSA FOTTORINO / Jeudi 6 avril 2017
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Leïla Slimani © Catherine Hélie
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À seulement 35 ans, la romancière franco-marocaine est lauréate du Prix Goncourt. Elle nous confie ses coups de cœur musicaux.


Quel lien entretenez-vous avec le piano ?


C’est l’instrument auquel je suis le plus sensible, que je trouve le plus proche de moi. Et il se marie très bien avec l’écriture. Lorsque j’écris, j’écoute de la musique. Chacun de mes livres est associé à un morceau qui m’accompagne pendant sa rédaction. Pour Chanson douce, je me repassais sans cesse le Concerto pour piano n° 2 de Rachmaninov. La tristesse et la mélancolie de cette partition me permettait d’entrer dans la personnalité de Louise, dans sa solitude. Pour mon premier roman, Dans le jardin de l’ogre, je mettais Mozart, Beethoven et les Variations Goldberg de Bach.



Vous êtes issue d’une famille marocaine bourgeoise. La musique classique faisait-elle partie de votre culture ?


On connaît ses classiques, mais ça s’arrête là. Les petites filles apprennent souvent le piano. J’en ai fait, ainsi que du chant, mais j’ai arrêté par la suite, ce que je regrette. ­Curieusement, j’ai beaucoup aimé le solfège. J’ai une grande fascination pour la composition musicale. Je ne sais pas trop pourquoi, mais à la mort de mon père, j’ai complètement arrêté d’écouter de la musique. Ma mère m’a confié qu’elle avait fait pareil. Nous n’avons pas réussi à nous l’expliquer.



Quels ont été vos chocs esthétiques ?


À l’âge de 15 ans, j’ai été marquée par les Nocturnes de Chopin. Puis ce fut Schubert, le compositeur qui m’atteint le plus. Il existe dans sa musique une grande mélancolie, mais elle n’est jamais larmoyante ni sirupeuse. Il y a du panache dans sa tristesse. Ma grand-mère, une Alsacienne née en Allemagne, donc de culture germanophone, écoutait beaucoup Bach et Mozart.



Comment intériorisez-vous ces différentes cultures ?


La musique classique me reste un peu étrangère. Elle n’appartient pas à ma culture au sens charnel. J’éprouve des sentiments plus forts en écoutant de la musique arabo-andalouse. Ce qui n’est pas vrai pour la littérature : par exemple, je peux me sentir très proche d’un roman russe.



Il existe un point commun entre les pianistes et les écrivains : la solitude. Comment gérez-vous cet aspect du métier ?


La solitude, c’est presque ce que je préfère dans l’écriture. Parfois, je me demande si je ne suis pas ­devenue écrivain pour être seule, plutôt que l’inverse. Quand je termine un livre, je m’isole. Je pars pendant une semaine ou deux afin d’être complètement avec le personnage. Je me plonge dans un état d’extrême concentration qui me fait perdre le rapport au réel. J’adore cet isolement. C’est cela qui modèle l’écriture. J’ignore comment font les auteurs qui mènent une vie mondaine.



Justement, vous avez renoncé à un travail à plein temps au sein d’une rédaction…


Peut-être que je n’avais pas la force de travail pour exercer dans une ­rédaction. Je ne me voyais pas rentrer chez moi après une journée de bureau m’occuper de mon fils et me mettre à écrire à dix heures du soir. J’avais le sentiment que c’était une activité à laquelle je devais m’adonner d’une manière totale. Depuis que j’ai obtenu le Prix Goncourt, mon emploi du temps s’est resserré, mais j’espère qu’il reprendra très rapidement sa forme normale. Contrairement à d’autres écrivains, je n’écris pas tout le temps. Certains sont assis tous les matins à leur table. Ils font leurs gammes en quelque sorte. Entre deux romans, il y a des moments où je n’écris pas. Pendant plusieurs ­semaines, voire quel­ques mois, je vais au cinéma, je me promène, je lis des magazines, je mûris une idée et cela repart d’un coup. Je n’ai pas un rapport technique à l’écriture.


Propos recueillis par Elsa Fottorino




A LIRE :




Chanson douce est le deuxième roman de Leïla Slimani. Il raconte le parcours d’une nounou qui tue les deux enfants dont elle est en charge. Le 3 novembre 2016, le livre a obtenu le Prix Goncourt dès le premier tour.

Gallimard, 240 pages, 12,99 euros

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