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Actualités / Évènements / ALFRED BRENDEL : LE COEUR ET LA RAISON

ALFRED BRENDEL : LE COEUR ET LA RAISON

Par OLIVIER BELLAMY / Vendredi 5 mai 2017
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Alfred Brendel © Benjamin Ealovega/Decca
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Caché derrière ses grandes lunettes, le virtuose autrichien au sourire espiègle et à l’humour incisif reste l’interprète inoubliable de Beethoven, Schubert, Mozart, Liszt et Haydn, son répertoire de prédilection. Son sens prodigieux de l’analyse, son jeu profond et intense, ses interprétations emplies de poésie sonore ont marqué la seconde moitié du XXe siècle. En soixante ans de carrière, celui-ci ne s’est jamais éloigné de son éthique : être au service du compositeur et restituer l’essence de l’œuvre. Même s’il a fait ses adieux à la scène en 2008, le pianiste demeure une figure centrale de la vie musicale. Depuis sa retraite, il se consacre davantage à son autre passion, la littérature. Rencontre.


Vous avez cessé de donner ,des concerts en 2008. À Paris, c’était au Théâtre du Châtelet, lors d’un récital comprenant des œuvres de Haydn, Mozart, Beethoven et Schubert, le cœur de votre répertoire. Avez-vous eu des regrets par la suite ou caressé, même fugitivement, le désir de remonter sur scène ?

Pas un seul instant. Ma décision était mûrement réfléchie et j’avais une idée très claire de ce que je voulais faire après avoir donné des concerts pendant soixante ans de ma vie. J’ai aussi une activité littéraire et j’ai pensé que le moment était venu d’écrire davantage, de donner des conférences, de lire ma poésie et d’offrir des master classes.


Pensez-vous avoir été utile dans votre vie ou revendiquez-vous la magnifique et nécessaire inutilité de l’artiste ? 

Bon, on ne risque pas sa vie à jouer du piano… et je n’ai tué personne. Donc, je n’ai pas mauvaise conscience. Et je pense avoir rendu des gens heureux au cours de ma carrière. Mais, évidemment, il y a certainement ­d’autres moyens d’aider ses contemporains à mieux vivre. J’ai simplement fait fructifier le talent que j’avais reçu et cela m’a rendu moi-même heureux. 


Avez-vous parfois martyrisé les accordeurs de pianos qui devaient régler votre instrument avant les concerts ? 

J’ai toujours demandé beaucoup aux techniciens qui m’assistaient. J’ai rencontré des personnes extraordinaires et passé d’excellents moments avec ceux qui aimaient ce que je faisais et comprenaient ce que je voulais obte­nir. Quant à ceux qui ne savaient pas réellement ce qu’était un concert, le travail a été plus compliqué.


Pensez-vous qu’un interprète peut être, dans une certaine mesure, un créateur ?  

Il existe des interprètes qui utilisent les pièces qu’ils jouent comme si elles étaient les leurs. Je suis convaincu, pour ma part, que le pianiste n’est pas le créateur. Sans le compositeur, il n’est pas grand-chose. Nous devons venir en aide au créateur. À ce propos, le pianiste Edwin Fischer a dit : « L’inter­prète doit rendre vie à l’œuvre sans la brutaliser. » C’est ma position. Certains pensent que la musique commence à prendre vie au moment où ils la jouent, sinon l’œuvre n’existe pas. Je ne crois pas que ce soit la vérité. La musique est déjà écrite, mais elle dort. Nous sommes là pour poser un baiser afin qu’elle se réveille...

Propos recueillis par Olivier Bellamy

La suite dans le nouveau numéro de Pianiste ! (n° 104, mai/juin 2017)



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