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Actualités / Concerts / DANIIL TRIFONOV ET LA STAATSKAPELLE DE DRESDE AU TCE: CAPTIVANT!

DANIIL TRIFONOV ET LA STAATSKAPELLE DE DRESDE AU TCE: CAPTIVANT!

Par Jany Campello / Lundi 29 mai 2017
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Daniil Trifonov © SDP
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Le 20 mai, le pianiste Daniil Trifonov, lauréat du Prix Rubinstein, et des concours Chopin et Tchaïkovski, donnait au Théâtre des Champs Élysées, le Concerto en Sol de Maurice Ravel, avec l’orchestre de la Staatskapelle de Dresde sous la direction de Christian Thielemann. Un évènement inoubliable.


Lorsque le fringant jeune homme arrive aux côtés du chef à la stature imposante, rien, sinon sa renommée qui, en une poignée d’années, a fait le tour des scènes, ne laisse présumer des surprises qu’il nous réserve. Tandis que le Prélude de Pelléas et Mélisande de Fauré brosse un décor, récit d’un naufrage amoureux, désolante histoire ancienne au lyrisme affligé, Il attend, assis et immobile, le regard parti dans une contrée dont lui seul, pour le moment, connaît les paysages. Après le flot d’émotions fauréen, le Concerto en sol naît sous ses doigts, empreint d’une lumière nouvelle: dans une économie extrême de gestes, le pianiste se mue en magicien, déployant une imagination foisonnante, faisant apparaître ici et là, au détour de subtiles inflexions, les dissonances ravéliennes en frêles reliefs, cultivant l’étrangeté, fondant dans l’adagio, les timbres du piano dans le chant des bois jusqu’à donner l’illusion de disparaître. Contemplatif et malicieux, jouant de fausses hésitations, il nous ferait croire qu’il improvise à la Keith Jarrett, art dont d’ailleurs il maîtrise les rouages, ainsi que la composition. C’est dans l’adagio assai que la grande originalité de son interprétation se révèle: dans un tempo d’une lenteur inouïe, prenant sans doute au mot le désir du compositeur, en funambule du clavier, il pose chaque note une à une, à distance, les teint d’intentions touche après touche, n’en livrant aucune au hasard, traçant un improbable chemin,…et miracle! Nonobstant cette lenteur extrême, à la limite du tenable, se dévoile progressivement la longue ligne, sublime, cohérente, évidente, qui ne pose son point qu’au bout de l’ultime trille. Les doigts prennent des ailes dans le presto final de ce « divertissement » (ainsi Ravel qualifiait-il son concerto), à la superficialité joueuse et joyeuse. En bis une perle debussiste dont il fait un bijou: les Reflets dans l’eau, impalpables, scintillent doucement et s’évaporent au gré des traits sous un toucher d’une exceptionnelle délicatesse. Du grand art!


La deuxième partie du concert est occupée toute entière par le poème symphonique Pelléas et Mélisande de Schönberg, fresque d’un seul tenant composée dans un style post-romantique, dont l’écriture complexe, touffue, n’a pas de secrets pour Christian Thielemann. Il en donne une version épaisse, oppressante tant elle est chargée dramatiquement, paroxystique.

Le contraste est fort entre cet oeuvre massive que nulle lumière ne parvient à pénétrer, et la clarté arachnéenne de Ravel: on en aura goûté avec d’autant plus de plaisir le talent sans pareil d’un pianiste inventif et subtil, au jeu captivant.


Jany Campello

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