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Actualités / Évènements / COMPTE-RENDU : LILLE PIANO(S) FESTIVAL

COMPTE-RENDU : LILLE PIANO(S) FESTIVAL

Par Clément Serrano / Mardi 13 juin 2017
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Concert d'ouverture du Festival, avec Elena Bashkirova, Jean-Claude Casadesus et l'ONL © Ugo Ponte/ONL
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Du 9 au 11 juin, la métropole lilloise célébra la 14ème édition du Lille Piano(s) Festival, réunissant une cinquantaine d’artistes pour une trentaine de concerts. Parmi les nombreux invités de marque, Elena Bashkirova, Stephen Hough, Nelson Goerner, Vikingur Olafsson, Lucas Debargue, le duo Louis Lortie et Hélène Mercier et Nicholas Angelich.



9 juin : concert d’ouverture, Auditorium du Nouveau Siècle bondé. L’Orchestre National de Lille pénètre la scène, suivi de son chef fondateur Jean-Claude Casadesus et de la pianiste Elena Bashkirova. Côté spectateur, les lumières s’éteignent et laissent entrevoir distinctement les projecteurs se refléter sur le vernis d’un grand Yamaha. L’orchestre entonne discrètement les premières mesures du Concerto pour piano n° 21 de Mozart, avant que le chef ne donne l’impulsion définitive et laisse le champ libre à la pianiste. Un léger piqué donne aux notes un teint pimpant et nous éloigne d’une interprétation trop centenaire, l'artiste faisant montre d’une jeunesse qui se délie avec la plus noble et la plus vitalisante des distinctions.

La prestation de Stephen Hough, Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov, laisse en revanche un souvenir périssable. L’artiste reste coi face à sa propre technicité et manque d’insuffler à plusieurs reprises une musicalité digne de ce nom. Seul l’orchestre maintient le navire à flot, livrant une superbe dynamique.


Le meilleur reste à venir : Vikingur Olafsson, rendant hommage à Philippe Glass avec la Partita n° 6 de Bach et les Etudes n° 9, 5 et 6 du compositeur américain. Le jeune pianiste islandais prend toutefois un certain temps avant de jouer. Il semble mesurer la température d’une salle à l’écoute, scrute en profondeur le silence granité qui le sépare du public. Puis tête baissée, il se met à manipuler le son avec la précaution d’un chimiste, sculpte avec objectivité toutes les notes qui lui passent sous la main et vient révéler à l’auditeur l’existence de couleurs rythmiques qu’une interprétation sommaire n’aurait jamais pu montrer. A en juger par la fréquence des applaudissements, ce fut la preuve d’une franche réussite.



10 juin : Nelson Goerner ouvre le concert de 18 heures avec le Concerto pour piano n° 2 de Prokofiev. Accompagné de l’Orchestre National de Belgique et de leur conducteur Hugo Wolff, le pianiste argentin livre une émotion qui est palpable à chaque instant. Ce qui n’empêche pas un goût prononcé par la mesure, dont la pudeur affichée transforme la retenue en délectation. En guise de deuxième partie, l’orchestre seul interprète les Danses Symphoniques de Rachmaninov, excellant à retraduire les différents états d’âme de la partition : brutalité, ironie, lyrisme effréné et plus si affinité.



11 juin : Dernier jour du festival. L’auditorium est toujours aussi bondé. La chaleur, elle aussi, se fait plus intense, laissant pénétrer une masse d’air chaud dans le hall du bâtiment. Mais un magma plus grand s’y trouve à l’intérieur: Lucas Debargue, dont la réputation n’est plus à faire. D’un pas décidé, il se met au piano, attend la mort des derniers bruits humains et sonne le glas par un début de concert. La Sonate n° 16 de Schubert se voit revêtu d’un caractère épique, avec un son concentré, mature et puissant. La gestuelle marque la volonté de graver chaque son émis, que ce soit par le plaquage d’accords, les bondissements brusques et souples du corps, les yeux levés en direction du plafond. Puis vient la Sonate n° 12 de Szymanowski, tantôt mystérieux, tantôt intriguant, traversée par une pulsion mélancolique. Aucun doute là-dessus, Debargue témoigne d’une forte présence.


Aux alentours de 20h00, le festival touche à sa fin. L’Orchestre National de Lille en est au concert de clôture et prend plaisir à accompagner Louis Lortie et Hélène Mercier pour le Concerto pour deux pianos et orchestre de Poulenc. Des couleurs mozartiennes ressortent de leur jeu, avant d’alterner avec une joie communicative une complicité qui tour à tour se créée et se défait. Le public se montre très enthousiasme, au point où l'on peut ressentir son envie de taper du pied lors des phases animées, de se balancer lors des phrases lyriques.


La dernière oeuvre fut honorée par Nicholas Angelich avec le Concerto pour piano n° 3 de Prokofiev. Un touché délicat côtoie la rudesse d’une dextérité brillante, recréant ainsi l’univers si particulier du compositeur russe, lui dont la barbarie sonore allait élégamment de pair avec des gants de velours. Bravo l’artiste !



Ainsi s’achève brillamment le Lille Piano(s) Festival, en attendant la prochaine édition !


Clément Serrano

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