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Actualités / Concerts / France-Argentine au Festival Autour du Ventoux

France-Argentine au Festival Autour du Ventoux

Par Jany Campello / Jeudi 24 août 2017
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Le 12 août, le Théâtre des 2 Mondes de Vaison-la-Romaine accueillait un trio, pour un double temps fort du festival: la soprano Maya Villanueva, le violoncelliste Patrick Langot et le pianiste Romain David.

Un « programme transatlantique », comme l’annonçait à juste titre Benoît Menut en introduction du premier concert, avec deux compositeurs mis en miroir: le français Debussy, toujours en fil rouge, et l’argentin Ginastera. Un match tout ce qu’il y avait de plus amical!


PREMIER TEMPS

Maya Villanueva accompagnée par Romain David donne le coup d’envoi avec deux chansons de jeunesse de Ginastera (2 canciones opus 3). On est d’emblée séduit par la douceur du toucher de Romain David, et la finesse de son jeu qu’il glisse sous le timbre fruité et lumineux de Maya Villanueva. Une merveille d’équilibre entre un pianiste attentif, discret quand il le faut et toujours dans la justesse de l’expression, et une chanteuse enchanteresse à la voix souple comme une liane, vivante des personnages qu’elle incarne.


Réplique de Debussy avec Nocturne et Scherzo pour piano et violoncelle composé en 1882 (il n’a alors que 18 ans). Cette œuvre de jeunesse, peu connue, s’insère admirablement par la parenté de ses couleurs et sa fraicheur dansante au creux des mélodies sud-américaines. Debussy encore, mais dans le répertoire plus familier des préludes: intermède pianistique avec La Fille aux cheveux de lin (un clin d’œil à la brune Maya!) et Minstrels. Le jeu précis, soigné, et délicatement poétique de Romain David nous donne à penser qu’on aimerait l’entendre plus souvent dans le répertoire soliste, au concert comme au disque! Il le démontrera encore dans des Poissons d’Or chatoyants et bondissants, qui suivront un autre cycle de mélodies de Ginastera, Las horas de una estancia opus 11. Les harmonies de ces cinq chansons ne sont pas sans rappeler les atmosphères impressionnistes, leurs thèmes aussi: cinq heures de la journée, de l’aube (El alba) à la nuit (La noche), temps suspendus au mystère envoutant. 

Le voile se lève avec deux mélodies de Debussy: Pantomime et Nuit d’étoiles, sur des poèmes de Théodore de Banville, dont l’interprétation aérienne et les élans lyriques créent un agréable interlude, avant la Pampeana n°2 opus 21de Ginastera, pièce au caractère folklorique, qui clôt le programme. Ici on apprécie la tenue rythmique précise et ferme du piano de Romain David, et les contrastes de son jeu en parfaite osmose avec le violoncelle de Patrick Langot qui possède plus d’un coup d’archet dans son sac: de l’onctuosité, de la rondeur, mais aussi du râpeux, du flûté… bref, une riche palette dont il use sans réserve!


Romain David (photo SDP - Musicamedicis)


DEUXIÈME TEMPS

A la tombée du jour, l’échange reprend entre Debussy et Ginastera. Il devient au cours de la soirée plus fiévreux, plus éclatant. Honneur aux aînés, le concert commence avec deux mélodies du français: Voici que le Printemps (poème de Verlaine) et Apparition (poème de Mallarmé), et se poursuit avec Cloches à travers les feuilles (Images 2ème cahier) ainsi que La cathédrale engloutie (préludes 1er livre). Romain David est toujours aussi convainquant, donnant au couleurs debussystes une profondeur sans poids, usant d’un nuancier subtil qui met en relief les plans sonores, en souligne les irisations, les vibrations, cela dans un dosage parfaitement maîtrisé des dynamiques et des résonances. On ne saura qu’apprécier la diction impeccable de Maya Villanueva et le charme dont elle imprègne ces poèmes dans leurs belles envolées, avec la plus grande aisance vocale.


Le compositeur Gabriel Sivak, né en 1979, n’arrive pas dans ce programme par effraction: « Tres instantes oniricos, pièce composée en 2016, en hommage à Ginastera dont on fêtait le centenaire de la naissance, y trouve une place centrale. Une œuvre originale, écrite pour soprano, piano, violoncelle, et bande enregistrée. Une pièce très poétique, mêlant le contrepoint des timbres et des registres à des chuchotements, bruissements, bribes sifflotées, effets de brise, dans sa première partie, animée et rythmée dans la seconde. Cette pièce trace un pont entre l’impressionnisme debussyste et l’écriture typée de Ginastera, que l’on retrouve sous les doigts du pianiste avec deux des Dansas Argentinas (2ème et 3ème). Une interprétation qui n’a rien à envier à celle de Martha Argerich, qui a fait la notoriété de ces danses: la seconde nostalgique et alanguie, la troisième électrisante à souhait!


On entendra ensuite la Sonate pour violoncelle et piano, que Ginastera avait écrite pour sa femme, en quatre mouvements aux caractères contrastés, jouant de timbres (cotonneux dans le mouvement lent), d’effets et d’éloquence, et s’achevant dans une jubilation rythmique. Patrick Langot y déploie une panoplie d’idées, sur le piano en fusion de Romain David qui tient de bout en bout cette redoutable partition.


On aurait pu s’arrêter là… mais c’eut été sous-estimer l’énergie de ces musiciens: la tension ne descend pas avec dans la foulée une Ile joyeuse de Debussy solaire, éblouissante dès les premiers trilles. Puis les Cinq canciones populares argentinas opus 10 de Ginastera pour voix et piano, édifiantes de rapidité de diction, sur le mordant du piano (« Gato »), fermeront avec brio le concert… Non, pas tout à fait: le public en réclame encore. Un bis? oui, et avec Piazzolla: l’argentine aura marqué le dernier but!


Jany Campello



à écouter: CD Ginastera, par Maya Villanueva, Patrick Langot, et Romain David, label KLARTHE

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