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Actualités / Concerts / LUKAS ET LUCAS JOUENT TCHAIKOVSKI

LUKAS ET LUCAS JOUENT TCHAIKOVSKI

Par jany Campello / Vendredi 1er septembre 2017
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Au festival international de piano de La Roque d'Anthéron, Lukas Geniusas, le 17 août puis, le lendemain, Lucas Debargue étaient les solistes de deux concertos de Tchaïkovski. Grandes impressions garanties !

La 37ème édition du Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron a tenu toutes ses promesses. Comme les années passées, la jeune génération y a côtoyé les artistes dont la renommée n’est plus à faire. Le « plus »? Un millésime exceptionnel, constate René Martin son directeur: des concerts gravés dans les mémoires, citons par exemple ceux d’Arcadi Volodos (chronique précédente), Nelson Goerner, Nelson Freire, Luis Fernando Perez, Anne Queffélec… Parmi les pianistes confirmés, mais aussi les talents extraordinaires de la génération montante largement représentée, dont de nombreux pianistes français. Le festival touchait à sa fin les 17 et 18 août, avec les 1er et 2ème concertos de Tchaïkovski, et se clôturait en beauté le 19 avec Abdel Rahman El Bacha, et son programme Granados-Chopin-El Bacha, que nous avions fort apprécié sur une autre scène.


Le 17 août, Lukas Geniusas, 2e Prix du Concours Tchaïkovski de Moscou en 2015, donnait le Concerto n°2 de Tchaïkovski, avec l’Orchestre National de Lettonie sous la direction d’Andris Poga.

On est ébahi par l’impressionnante maîtrise et l’autorité naturelle du jeu de Geniusas, dans ce concerto diablement difficile, de par la technique et l’énergie qu’il requiert, mais aussi parce que cette œuvre hybride, plusieurs fois remaniée, recèle des trésors musicaux qu’il convient de mettre en valeur au-delà de la virtuosité. C’est ce que parvient à réaliser Geniusas dans une vision à la fois épique et picturale, au lyrisme puissant. Dans l’andante non troppo, il éclaire de son toucher sensible et de tendres accents, le solo joué à fleur de peau par le premier violon de l’orchestre. Seul bémol, le violoncelle à la sonorité moins généreuse, moins expressive, paraît en retrait, plus souvent que l’on aimerait, en particulier dans les dialogues en trio. Dans le troisième mouvement Allegro con Fuoco, le jeu de Geniusas devient ludique, sous ses doigts qui mordent le clavier et font crépiter les notes, en parfaits rouages avec l’orchestre tenu par la baguette précise, efficace, d’Andris Poga. Celui-ci doit néanmoins faire avec un pupitre de cuivres un peu « gras » et trop lourd. C’est ce détail que l’on regrettera aussi dans la Symphonie n°8 de Dvorák, qui sera donnée en seconde partie, quoique l’interprétation soit, par ailleurs, tout à fait convaincante. Le pianiste, entre les deux œuvres, aura offertun bel interludeà son public subjugué et enthousiaste, avec la mazurka opus posthume n°2 en la mineur.


Le 18 août nous retrouvions l’Orchestre National de Lettonie dirigé par Andris Poga, mais cette fois avec le pianiste Lucas Debargue, 4e Prix du Concours Tchaïkovski de Moscou en 2015. Il interprétait le célébrissime Concerto n°1 opus 23.

Lucas Debargue, entre, fébrile, dans le premier mouvement. Porté par une adrénaline musicale jusqu’aux derniers accords, son jeu sous tension déploie dans une fougue incroyable, une foule d’idées. Elles sont portées par des doigts à l’articulation claire. Au tout début, il soumet les accords introductifs à un tempo rapide sur le frein que l’orchestre semble ne pas avoir encore desserré. Le pianiste impose très vite son énergique vision, et les deux, chef et soliste, dans une écoute mutuelle, finissent par entrer en parfaite connivence. Le piano se fait délié, chantant dans l’andantino, le toucher léger et vif dans la partie centrale. On y entend un duo piano-violoncelle de toute beauté, et plus loin, l’entrée du hautbois est aussi remarquable d’expression. Apothéose électrisante du troisième mouvement, allegro con fuoco, dans lequel Debargue donne tout, exulte littéralement: son jeu engagé est ferme, incisif, et ample quand il le faut, soutenu par un orchestre qui n’est pas en retrait. Résultat, le son est gigantesque, l’interprétation incandescente, on l’entendparaît-il bien au-delà des grilles du parc…Aux applaudissements enragés du public, Debargue répond avec la Valse sentimentale opus 51 n° 6 de Tchaïkovsky, et la polonaise « Héroïque » n°6 opus 53 de Chopin. La seconde partie est consacrée comme il se doit à une œuvre orchestrale: Manfred de Tchaïkovski. Andris Poga donne de cette fresque très particulière une interprétation massive, dans une saturation sonore accentuée par l’acoustique de la scène dont la coque rabat vers le public le son dans toute sa puissance.


Encore deux mémorables moments, les festivaliers débattront avec passion sous les séquoias du parc, ou les parasols des terrasses du village - il fait si chaud! - avant d’aller écouter le lendemain la répétition du tout dernier concert ou bien d’assister au choix du piano par l’artiste parmi les sept apportés sur la scène grâce au fameux tracteur et sa remorque, et à ses derniers et minutieux réglages par l’indispensable Denijs de Winter, présent depuis des années auprès des musiciens comme auprès de ses pianos 25 heures sur 24. Toute une ambiance et un univers accessible à tous et à tous moments, ce Festival de Piano de la Roque d’Anthéron!

Un monde dans le monde, où la vie n’est que musique et beauté…


Jany Campello


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