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Actualités / Concerts / FRANÇOIS-FRÉDÉRIC GUY À RADIO FRANCE: INTÉRIORITÉ ET CHARISME

FRANÇOIS-FRÉDÉRIC GUY À RADIO FRANCE: INTÉRIORITÉ ET CHARISME

Par Jany Campello / Lundi 9 octobre 2017
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© Caroline Dourtre
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Le 30 septembre dernier, François-Frédéric Guy donnait un récital à l’auditorium de Radio France: remis une fois de plus sur le métier, Liszt, Beethoven, et Brahms composaient son programme.

Dans ces œuvres longtemps mûries, au concert et au disque, dans ce répertoire dont il a fait son pain quotidien, François Frédéric Guy frappe toujours par l’authenticité de son propos musical, et un engagement sans commune mesure. Sur scène il donne le meilleur de son art. C’est dans le partage avec le public, dans l’instant du concert, qu’il transcende son jeu. Ce musicien au charisme tel que l’on croirait le voir apparaître en grand prince hindou qui aurait délaissé le turban pour sa luxuriante chevelure, est un homme d’odyssées. Ses voyages au long cours? Des intégrales (ses sonates de Beethoven parues en 2013, notamment), quelques compositeurs, mais pas des moindres (citons son Brahms Project, inauguré en 2016) qu’il joue en solo ou en chambre, avec des partenaires de sa trempe. Ces compositeurs si familiers, Il ne les tutoient pas pour autant: respect et humilité obligent! Il en prend toute la dimension, la fait sienne dans ses interprétations.


Liszt fait aussi partie de ceux-là. Des Harmonies poétiques et religieuses, qu’il a enregistrées en 2011, la Bénédiction de Dieu dans la solitude ouvrait le concert. Instaurant un climat de paix et de douceur, dans un jeu tout en équilibre, François-Frédéric Guy prend les traverses d’une méditation profonde, d’une confession intime, poussant ensuite l’exaltation à ses confins de lumière.


Il parvient à imposer un silence de plomb dès les premières mesures de la sonate dite « Au clair de lune » en ut dièse mineur de Beethoven. Autre atmosphère. Le contenant dans le pianissimo, il teint l’adagio sostenuto d’une sombre tristesse. Nul pianiste n’exprime de façon plus poignante et avec plus de dignité cette tristesse rentrée, sa pudique « déclamation »* intérieure, un sentiment de solitude aussi prégnant. François-Frédéric Guy sait comme personne trouver les inflexions dans le chant comme dans les basses, estomper, faire poindre chaque nuance sans aucun artifice. Il joue vrai. Tenu solidement, le presto agitato ne perd pas l’équilibre.

Même sincérité dans Brahms. Il faut donner de soi et faire montre de caractère dans ces œuvres à rebondissements que sont les sonates de Brahms. Compositions de jeunesse, leurs longs développements ne souffrent pas l’alanguissement. François-Frédéric Guy sait tirer le meilleur parti de la troisième sonate en fa mineur opus 5, qui ne manque pas d’effets ni de contrastes. Donnant un volume orchestral aux épisodes passionnés, il passe d’une intensité à l’autre sans transition, souffle le chaud et le froid. Le chant s’épanouit en une chaleureuse déclaration, se mure dans le silence, laisse place aux sarcasmes d’une valse noire (scherzo), et faisant fi des doutes et des démons intérieurs explose en une marche triomphante.


Pour refermer la boucle deux bis: retour à l’intériorité et la méditation dans l’ultime Brahms, avec le premier intermezzo de l’opus 119, délicat et mystérieux, puis ce tube qui n’est qu’une bagatelle, la Lettre à Elise, telle qu’on rêve de l’entendre sous les doigts des pianistes en culotte courte dans les classes de conservatoire.


Jany Campello


* Jorg Demus, dans Les Sonates pour piano de Beethoven, Jorg Demus et Paul Badura-Skoda, éd. J.C. Lattès, Paris 1981.



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