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Actualités / Interprètes / DENIS DERCOURT - Les sens du rythme

Entretien

DENIS DERCOURT - Les sens du rythme

Par Elsa Fottorino / Mardi 27 mars 2012
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© Sébastien Dolidon
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Comment, lorsque l'on est professeur d'alto, passe-t-on à la réalisation ?

J'ai un père producteur de cinéma et une mère pianiste. Au départ, je ne voulais pas faire de cinéma : j'étais avant tout musicien. Après mes études au Conservatoire de Paris, j'ai passé quatre ans à l'Orchestre symphonique français, dirigé par Laurent Petitgirard. Je n'étais pas très heureux. Quand on fait partie d'un pupitre de cordes dans un orchestre, ce n'est pas vraiment possible de créer. J'avais alors un jardin secret : l'écriture. J'ai toujours écrit des nouvelles, des poèmes que j'ai publiés. J'étais également critique pour le magazine Diapason. En 1994, le compositeur Olivier Kaspar m'a passé une commande. Il s'agissait d'écrire un mélodrame pour voix et instruments. Un déclic s'est produit. C'était la première fois qu'un de mes textes était incarné.


Le cinéaste que vous êtes est-il influencé par le musicien ?

J'applique à mon travail de réalisateur des règles de musicien. Je suis obsédé par la justesse, le rythme. Les musiciens ont pour caractéristique d'être de très gros travailleurs. En cinéma, j'ai longtemps eu la règle de réaliser un court-métrage par semaine.


Pourtant, réaliser un film ne nécessite pas nécessairement d'entretenir une technique...

Ce qui est essentiel, c'est d'exercer son oeil. Le langage visuel évolue. Il faut entretenir une acuité permanente.


Les personnages principaux de vos films sont souvent des pianistes. Pourquoi cette obsession ?

Le piano possède un pouvoir cinématographique très fort. Il y a deux raisons à cela. La première, c'est ce que représente l'instrument : un objet social, bourgeois. On retrouve très bien cet aspect dans le chef-d'oeuvre de Michael Haneke, La Pianiste. À mon sens, le piano est un instrument moins intéressant que le violon, du point de vue du son, de la mécanique. Par contre, je suis fasciné par le cerveau des pianistes, par leur mémoire, leur manière d'anticiper chaque note. Tout est cérébral chez eux. Quand je filme un pianiste, je filme un cerveau.


Vos personnages de pianistes sont toujours fragiles. Pensez-vous que ces solistes sont plus vulnérables ?

Peut-être. J'aime beaucoup la devise des chefs opérateurs français : "Heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière !"


Comment dirigez-vous vos acteurs pour incarner des pianistes ?

Ils apprennent à jouer ! Dans Demain dès l'aube, Vincent Perez interprète réellement les partitions. C'est un acteur qui possède un grand sens du rythme, une mémoire corporelle exceptionnelle. Avant le film, il n'avait jamais posé les mains sur un clavier. Après six mois d'entraînement, il était pianiste. J'oblige mes acteurs à travailler à l'avance. Ils sont coachés. Avant le tournage, on ne parle que de piano pendant des mois.


Comment sélectionnez-vous les acteurs pour ces rôles ?

Une pratique de vingt ans transforme le corps d'un pianiste. J'évite les individus trop lâches musculairement.


Comment filmer la musique ?

Je ne filme pas la musique mais le travail de la musique. C'est presque une école documentaire. Je suis d'ailleurs très admiratif du travail de Bruno Monsaingeon. C'est la captation du travail qui est intéressante, pas celle du résultat. L'illustration visuelle du sonore est totalement insignifiante.


Si demain vous deviez filmer un pianiste, qui choisiriez-vous ?

Peut-être Martha Argerich. Elle ne se laisserait jamais approcher mais c'est justement cela qui est intéressant.


Quel sera votre prochain film ?

Il aura pour titre La Chair de ma chair. C'est une histoire de cannibalisme : une femme dont la fille est malade est persuadée que pour la guérir, il faut lui donner de la chair humaine...

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