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Actualités / Interprètes / KRISTIAN BEZUIDENHOUT

Entretien

KRISTIAN BEZUIDENHOUT

Par Elsa Fottorino / Vendredi 2 septembre 2011
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© Marco Borggreve/Harmonia Mundi
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Quels sont les avantages du pianoforte par rapport au piano moderne ?

Très vite, avec les instruments anciens, j’ai eu ce sentiment de libération qui ne m’a plus quitté.Sur piano moderne, la palette sonore est beaucoup trop large pour certains répertoires. Cela minimise le drame. Pour prendre un exemple dans le répertoire d’orchestre, la musique de Vivaldi est faite de contrastes incessants. Ce n’est pas un hasard si beaucoup de formations l’interprètent sur instruments d’époque. Jouer sur un instrument ancien, c’est exactement la même chose. Cela n’a pas seulement un intérêt historique. Avec le pianoforte, je voulais être capable de comprendre quel était l’instrument pour lequel Mozart écrivait, quelles sonorités il entendait. C’est une manière d’ouvrir une fenêtre sur l’âme du compositeur.

Peut-on dire que le pianoforte est un instrument fragile ?
Absolument. Cette fragilité est particulièrement présente lorsque l’on joue du Mozart. Les œuvresde la fin du xviie siècle et du xviiie siècle ont souvent un caractère très intime. C’est difficile de trouver le bon toucher. Mais une fois que vous vous êtes habitué à cette fragilité, vous obtenez un jeu plus contrasté, plus profond, au spectre sonore plus large.

N’est-ce pas déstabilisant de passer du piano moderne au pianoforte puis au clavecin ?
C’est quelque chose que je fais constamment. Ce n’est pas aussi difficile aujourd’hui que cela a pu l’être dans le passé. Beaucoupde paramètres changent. Par exemple, la position des épaules n’est pas la même d’un instrument à l’autre. Aujourd’hui, je le fais d’une manière très naturelle. 

Vous avez enregistré plusieurs disques consacrés à Mozart…
C’est avec Mozart que j’ai fait mes débuts au pianoforte. Je me senstrès à l’aise dans ce répertoire.J’ai également consacré un disque à Schumann, aux Dichterliebe et aux Liederkreis op. 24. C’était une expérience fascinante. La difficulté consiste à trouver un bon équilibre sonore avec le chanteur. L’équilibre est un problème constant avec les instruments anciens.

Vous sortez un disque consacré à Mendelssohn avec le violoniste Gottfried von der Goltz et l’Orchestre baroque de Fribourg…
C’est mon premier projet discographique avec l’orchestre baroque de Fribourg. Nous avons décidé de nous focaliser surtout sur les œuvres de jeunesse de Mendelssohn : le Concerto pour piano en la mineur et le Double concerto pour piano et violon en ré mineur. C’est un répertoire peu enregistré. On y trouve une écriture d’un extrême raffinement ainsi qu’une palette sonore très large.

Quel instrument avez-vous utilisé pour ce répertoire ?
Comme il s’agit de pièces de jeunesse, je joue une copie d’un pianoforte Graf datant de 1824, construit par Rodney Regier et révisé par Edwin Beunk.Choisir le bon pianoforte est une opération très délicate. Un instrument peut être merveilleux en concert mais trop brillant pour un disque. Le Graf que j’ai choisi pour ce disque consacré à Mendelssohn est très classique, extrêmement délicat. Il possède une grande richesse de couleurs, une véritable élasticité.

Quelle est votre relation avec les orchestres baroques ?
En tant que pianofortiste, le contact que vous avez avec un orchestre baroque est totalement différent qu’avec une formation moderne. Vous faites complètement partiede l’orchestre. Les musiciens vous traitent comme un membre de leur famille. Les interprètes expriment des convictions très fortes, un amour inconditionnel pour la musique.J’ai fait de véritables rencontresau sein de l’Orchestre baroquede Fribourg, l’un de mes préférés !Pour moi c’est un honneur de pouvoir jouer avec ces musiciens.
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