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Actualités / Interprètes / JAVIER PERIANES

Entretien

JAVIER PERIANES

Par S. F. / Dimanche 4 septembre 2011
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© Marco Borggreve
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Est-ce que la notion d’école espagnole du piano signifie quelque chose pour vous ?

J’ai travaillé notamment avec Lucio Munos, Josep Colom, mon professeur, et rencontré Alicia de Larrocha, Joaquim Achucarro, entre autres, mais j’ai du mal à répondre à votre question. Qu’est-ce qui caractériserait leur style, leur technique et révèlerait qu’ils sont espagnols ? Paradoxalement, c’est la musique française (Debussy et Ravel) que j’ai étudiée avec Josep Colom, puis Haydn et Beethoven avec Alicia de Larrocha. D’où mon interrogation : Faut-il être espagnol pour bien jouer la musique de mon pays ? Évidemment, non. Je ne dirais pas la même chose de la musique russe. Mais, après tout, un pianiste russe pourrait vous faire la même réponse ! Pire encore. Imaginez le plus espagnol des musiciens espagnols : Manuel de Falla. Dans Au Généralife, le premier mouvement des Nuits dans les jardins d’Espagne, il évoque la ville de Grenade sans jamais y être allé ! Comment est-ce possible ?En Espagne, on dit de Falla qui résida plusieurs années en France, qu’il fut le plus grand compositeur espagnol… Parmi les compositeurs français !

Comment définiriez-vous le piano de Falla ?
Il y a trois périodes de création différentes. La première est marquée par des pièces influencées par Chopin, Schumann et Grieg. La seconde est celle des Paysages, des danses dont certaines proviennent par exemple de Cuba. La Fantaisie bétique symbolise une rupture entre deux époques. Puis la dernière période réunit l’Hommage, Pour le tombeau de Paul Dukas… Falla a dédié l’une de ses pièces les plus célèbres, la Fantaisie bétique à Arthur Rubinstein. Il la joua en tournée en Amérique, mais plus par la suite.Il avoua au compositeur qu’il se sentait mal à l’aise pour restituer toute la dimension du flamenco. En réalité, il espérait que de Falla allait lui offrir le même type de partition que Stravinsky avec les Trois Pièces de Petrouchka. La Fantaisie bétique est à mes yeux la pièce la plus fantastique de tout notre répertoire national, plus encore qu’Ibéria d’Albéniz. Elle représente « toute » l’Espagne.

Vous évoquez le flamenco, donc le chant, la guitare… 
Mais aussi l’improvisation ! Savez-vous que Falla essaya d’organiser un concours de flamenco ? La Fantaisie bétique, pièce d’une virtuosité incroyable, synthétise la culture populaire et la musique savante. 

N’est-il pas étrange que de Falla, devenu dévot, ait composé des œuvres aussi sensuelles ?
L’austérité et la sensualité sont les deux paramètres extrêmes qui coexistent dans la vie de Falla. À la fin de sa vie, cet homme qui se rendait parfois tous les jours à l’église, disait que L’Amour Sorcier, partition provocatrice s’il en est, était « une musique du diable » ! Lui-même ne donnait pas de réponse à ce paradoxe de son existence.

Quels conseils donneriez-vous pour jouer la musique de Falla ?
Évidemment, il n’est pas nécessaire de connaître à fond toutes les règles du flamenco pour jouer sa musique. Mais il y a des accents sur les rythmes et les dissonances qu’il faut assimiler. Les bons amateurs pourront sans problème commencer par Cancion et la Serenata andaluza. La Fantaisie bétique n’est hélas réservée qu’aux pianistes virtuoses.
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