Espace Pédagogie

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 67 N° 4

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 63 N° 3

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
BACH : FANTAISIE CHROMATIQUE BWV 903
Nos Partenaires

MUSÉE WÜRTH

Festival Piano au Musée Würth du 28 octobre au 6 novembre 2016.
Logo de notre partenaire MUSÉE WÜRTH

SALLE COLONNE

Pianiste enregistre ses DVD dans ce lieu unique de répétitions et de concerts à Paris.
Logo de notre partenaire SALLE COLONNE

COLIN LAURENT

Réalisation et captation de tout projet musical, en France et à l'étranger, pour DVD, web ou TV.
Logo de notre partenaire COLIN LAURENT
Actualités / Interprètes / ALAIN PASSARD - Des mains de maître...

Entretien

ALAIN PASSARD - Des mains de maître...

Par Elsa Fottorino / Dimanche 4 septembre 2011
Agrandir l'image :
© Pierre Even
Diminuer la taille des caractères de l'article : ALAIN PASSARD - Des mains de maître... Augmenter la taille des caractères de l'article : ALAIN PASSARD - Des mains de maître... Imprimer l'article : ALAIN PASSARD - Des mains de maître...
Imprimer
Partager sur les réseaux sociaux l'article : ALAIN PASSARD - Des mains de maître...
Partager
S'abonner au flux RSS de Pianiste Magazine Voter pour l'article : ALAIN PASSARD - Des mains de maître...
Voter (0)

Vous avez donné un nom très musical à votre restaurant, « L’Arpège », pourquoi ? 

« Arpège » est un mot très gourmand. Il contient des saveurs, des parfums, des conjugaisons. « Arpège » est aussi un mot que l’on retient.

Quel a été votre premier contact avec la musique classique ?
Mon père était musicien. Il jouait du saxophone, de la clarinette, de la batterie et de la scie musicale. Ce qui m’a interpellé, c’était sa main. Je suis issu d’une famille où la main a une grande importance : ma mère était couturière, mon grand-père était vannier. Avant la sensation auditive, il y avait le geste. Très tôt, j’ai eu moi aussi envie de me servir de mes mains.

Pratiquez-vous un instrument de musique ?
Je joue tous les jours du saxophone. C’est un véritable compagnon de vie. Je dirais même que c’est l’objet que je préfère dans la vie. J’aime ces instants où je me retrouve avec lui. Le langage de la musique est très mystérieux. C’est un art que de savoir lire une partition. C’est comme savoir parler anglais ou japonais.

Vous parlez beaucoup de la main. Justement le piano est un instrument qui exalte son potentiel…
En effet, c’est quelque chose de fascinant de voir des mains parcourir un clavier. Quand je vais à un concert, le visuel est très important. Regarder la main d’un pianiste fait partie du spectacle. On retrouve un peu cette virtuosité du piano avec le saxophone.

Quels sont vos pianistes préférés ?
Dernièrement, je suis allé écouter la pianiste Christie Julien à la SalleGaveau. Elle transmet beaucoup d’énergie. Son jeu est très vivant, très contemporain. Parmi les grands classiques, j’aime beaucoup le pianiste de jazz Michel Petrucciani.

Écoutez-vous de la musique en cuisinant ?
Non, jamais. Cela me parasiterait. Puis, on ne mange pas en jouant ! Ce sont deux arts tellement précis que l’on peut difficilement faire autre chose en même temps. En cuisine, le visuel est déterminant mais l’oreille aussi : on écoute le chant du feu, la cuisson… Tous les sens sont en éveil, tout vibre.

Y a-t-il des points communs entre ces deux arts ?
Dans les deux cas, la mémoire de la main s’acquiert avec la pratique. En cuisine comme en musique, je recherche le gommage du geste. Je me suis aperçu qu’à mes débuts, j’avais besoin de douze gestes pour des plats que je réalise aujourd’hui en trois gestes. Parvenir à une économie du mouvement, c’est cela l’essentiel du métier. C’est pareil avec un morceau de piano. Vous voyez certains pianistes faire des tas de gestes alors que d’autres parviennent à prendre des raccourcis. Dans nos métiers, c’est cet enseignement que j’aime : la précision du geste.

Finalement, vous vous rapprochez des compositeurs minimalistes. Vous êtes un peu le Philip Glass de la cuisine…
Je suis minimaliste sans y penser. Je tends vers l’épure totale. Je suis un puriste. Je n’aime pas les cuisines trop décoratives. Si l’on passe trop de temps à la décoration, on en oublie l’essentiel : le goût. Mais cela ne m’empêche pas d’accorder une importance àl’aspect visuel du plat. Je peux par exemple prendre un axe de création qui va être le pourpre. Mais c’est le contraire d’une cuisine décorative. J’ai envie de donner des saveurs aux couleurs. C’est la même chose en musique lorsque l’on vous demande de donner une saveur à un sol.

Vous pratiquez surtout une cuisine légumière et vous avez quasiment banni la viande de vos plats. Cela participe-t-il de la même logique minimaliste ?
Je veux faire du légume un grand cru. Il y a dix ans, c’était mal vu, mal interprété. Aujourd’hui, la tendance a complètement changé avec la mode du bio. Le plus beau livre de cuisine a été écrit par la nature. Tout ce qui arrive à maturité dans le jardin est bon dans la casserole. À moi de trouver le tempo entre les asperges et les carottes nouvelles. Chaque produit correspond à une saison. On ne peut pas penser les tomates douze mois sur douze. En hiver, notre corps abesoin d’autre chose, de rutabagas, de pommes de terre, de topinambours… Pour moi, la cuisine c’est une question de rythme, de saisons.
Abonnez-vous
à Pianiste
LES OFFRES DE PIANISTE
Retrouvez PIANISTE soit en Magazine ou sur Ipad ou sur Iphone

Abonnez-vous à Pianiste



Retrouvez tous les numéros de Pianiste ou abonnez-vous au magazine

Les DVD leçon de Piano

La boutique Pianiste


Retrouvez les DVD "leçons de Piano" par Pianiste et notre sélection de CD et DVD

 
  Retrouvez-nous sur smartphone et tablette
Déjà abonné ? Accédez à votre espace et gérez votre abonnement
Google Play App Store

Les sites du réseau Groupe Express-Roularta :

Copyright © 2011-2017 PIANISTE MAGAZINE | Nous contacter | Plan du site | Mentions légales | Charte de l'utilisateur | Publicité
Powered by Walabiz