Espace Pédagogie

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 67 N° 4

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
CHOPIN : MAZURKA OP. 63 N° 3

Les conseils d'Alexandre Sorel

26 juin 2015 | 17H58
BACH : FANTAISIE CHROMATIQUE BWV 903
Nos Partenaires

MUSÉE WÜRTH

Festival Piano au Musée Würth du 28 octobre au 6 novembre 2016.
Logo de notre partenaire MUSÉE WÜRTH

SALLE COLONNE

Pianiste enregistre ses DVD dans ce lieu unique de répétitions et de concerts à Paris.
Logo de notre partenaire SALLE COLONNE

COLIN LAURENT

Réalisation et captation de tout projet musical, en France et à l'étranger, pour DVD, web ou TV.
Logo de notre partenaire COLIN LAURENT
Actualités / Interprètes / JEAN-EFFLAM BAVOUZET

Entretien

JEAN-EFFLAM BAVOUZET

Par S. F. / Mercredi 27 juillet 2011
Agrandir l'image :
© J Henry Fair
Diminuer la taille des caractères de l'article : JEAN-EFFLAM BAVOUZET Augmenter la taille des caractères de l'article : JEAN-EFFLAM BAVOUZET Imprimer l'article : JEAN-EFFLAM BAVOUZET
Imprimer
Partager sur les réseaux sociaux l'article : JEAN-EFFLAM BAVOUZET
Partager
S'abonner au flux RSS de Pianiste Magazine Voter pour l'article : JEAN-EFFLAM BAVOUZET
Voter (0)
Quelles ont été vos premières impressions en travaillant cette musique ?
Je suis tombé dans un puits de beautés sans fond ! J’étais dérouté de lire si peu d’indications sur la partition, et que l’interprète dispose d’une telle liberté. À première lecture, la musique est intéressante, mais sans plus. On sait que Haydn n’était pas un pianiste virtuose. La difficulté de sa musique neprovient pas de la technique, mais de la discipline rythmique et du toucher. C’est un piano qui a hérité en partie de CarlPhilipp Emanuel Bach et de Domenico Scarlatti. Puis, on entre dans l’interprétation proprement dite. J’oserais dire que Haydn est un compositeur qui vous rend intelligent, « presque trop intelligent », comme me le disait Vladimir Ashkenazy !

Quelles sont les caractéristiques du piano de Haydn ?
L’écriture de Haydn se caractérise par des changements permanents de tous les paramètres de l’écriture classique. Il joue sur la surprise et jusque sur les silences. Le clavier est son laboratoire, son « Ircam » ! Au milieu du 18e siècle, la sonate pour clavier était si peu populaire que les éditeurs avaient commercialisé ses premières pièces avec des parties de violon afin d’être certains d’en vendre suffisamment !

Comment avez-vous organisé les volumes de votre intégrale ?
La sélection s’est faite en collaboration avec le musicologue Marc Vignal. Pour les sonates de Beethoven ou le piano de Ravel, un montage chronologique des œuvres paraît logique. Ce n’est pas le cas avec Haydn. J’ai souvent mélangé les œuvres, ou regroupé certaines composées à la même période.

Comment utilisez-vous la pédale dans l’œuvre de Haydn ?
Je l’utilise très parcimonieusement, notamment pour produire des effets. Dans les dernières sonates, Haydn suggère des indications précises. La pédale existait alors. En revanche, on peut se passer de la pédale dans les premiers opus. En choisissant d’enregistrer sur un piano Yamaha à la sonorité dense et peu surchargée au niveau du timbre, j’ai résolu une partie du problème.

Que pensez-vous de la sonorité du pianoforte ?
Je préfère jouer sur un piano moderne… Dans l’esprit du piano-forte ! Le texte de Haydn est écrit la plupart du temps à deux voix. Il ne demande pas un jeu puissant et encore moins physique. En revanche, le toucher doit être très précis et l’on se doit de suggérer les changements incessants des coups d’archets d’un orchestre à cordes. La dernière note d’une phrase peut être effleurée. Le doigté est par conséquent essentiel.

Précisément, avez-vous une « recette » pour ornementer une sonate de Haydn ?
Chez Haydn, l’ornementation est un sujet fascinant. Il n’y a aucune règle stricte et pas de limite. Du moins, la limite s’arrête au bon goût de chacun ! J’aurais la prétention de dire que pour bien ornementer, il faut être cultivé et totalement libre de ses choix. J’ai une idée très personnelle de « l’habillage » de la sonate et si celui-ci n’apparaît pas très orthodoxe, et bien tant pis. J’en assume l’entière responsabilité. Tous les niveaux de l’ornementation peuvent être essayés y compris, pourquoi pas, le « degré zéro ». Il vaut mieux pécher par excès d’imagination que par respect stérile du texte.

Quelle édition papier avez-vous choisi ?
J’apprécie beaucoup l’édition de Christa London parue chez Wiener Urtext. Elle est à la fois sobre et les doigtés ainsi que les phrasés me conviennent.
Abonnez-vous
à Pianiste
LES OFFRES DE PIANISTE
Retrouvez PIANISTE soit en Magazine ou sur Ipad ou sur Iphone

Abonnez-vous à Pianiste



Retrouvez tous les numéros de Pianiste ou abonnez-vous au magazine

Les DVD leçon de Piano

La boutique Pianiste


Retrouvez les DVD "leçons de Piano" par Pianiste et notre sélection de CD et DVD

 
  Retrouvez-nous sur smartphone et tablette
Déjà abonné ? Accédez à votre espace et gérez votre abonnement
Google Play App Store

Les sites du réseau Groupe Express-Roularta :

Copyright © 2011-2017 PIANISTE MAGAZINE | Nous contacter | Plan du site | Mentions légales | Charte de l'utilisateur | Publicité
Powered by Walabiz