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Pratique / Se former / APPRENDRE LE PIANO - Les méthodes en questions

APPRENDRE LE PIANO - Les méthodes en questions

Par Elsa Fottorino / Mardi 1er mai 2012
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Méthode Martenot : le développement de l’individu

En plus d’être l’inventeur d’un instrument électronique, les Ondes Martenot, le musicien français Maurice Martenot (1898-1980) a mis au point une méthode qui porte son nom. Sa sœur, Ginette Martenot a quant à elle développé cette pratique pour le piano. Il existe à Paris deux centres de formation : le centre Martenot-Rennes et le centreMartenot-Kléber. Sur le site Internet de ce dernier, on peut lire en exergue : « Par l’enseignement de l’art, favoriser l’épanouissement de la personnalité. » Mais que se cache-t-il derrière ce principe ?
Marie-Alice Charritat, directrice du Centre Martenot-Kléber et professeur de pédagogie, de piano et de formation musicale, nous éclaire sur une théorie souvent méconnue : « On fait ressentir la musique avant de la théoriser, explique la pianiste.
C’est une méthode qui met l’accent sur la qualité du geste, du toucher, l’improvisation et la compréhension harmonique. » Concrètement, cela se traduit par un travail sur la position du corps, la relaxation. « Nous développons un travail sur soi qui permet de retrouver des gestes naturels, sans tension », précise-t-elle. Par ailleurs, les enseignants travaillent sur la qualité du phrasé, les touchers spécifiques.

Un dictionnaire de gestes

Un vocabulaire de gestes a été recensé par Maurice Martenot, après une observation scrupuleuse des grands pianistes de son époque. Certains points communs dans leur jeu ont été décryptés, notamment au niveau du phrasé, des mouvements conducteurs des bras et des avant-bras. Dans ce dictionnaire de gestes, on trouve les « notes palpées », permettant un jeu rapide, les « mouvements d’ellipse », grâce auxquels le pianiste « ramasse » les basses dans une valse. Pour le phrasé, c’est le « jeu roulé » qui intervient. « On travaille sur la position de la main dont dépend la qualité du toucher, la qualité du timbre », précise Marie-Alice Charritat. Mais est-ce bien différent des méthodes enseignées en conservatoire ? « Ce qui distingue la méthode Martenot d’un enseignement plus traditionnel, c’est la place accordée à l’improvisation », poursuit-elle. Dès les premières leçons, un débutant est amené à improviser. Cela peut se faire à partir de trois notes, à partir d’un rythme. Par ailleurs, l’élève travaille sur l’étendue totale du clavier, non pas sur une octave et demie. Au niveau du répertoire, il s’étend de Bach à nos jours.
Une place importante est également donnée à la formation musicale. L’apprentissage théorique n’est pas mis de côté et propose des exercices de rythme, chant, lecture de notes… Quant au niveau, « les élèves formés à cette méthode sont capables de passer des concours. Ils ont une technique solide, une grande qualité d’écoute, de phrasé, d’improvisation et un ressenti del’harmonie », affirme la directrice du centre parisien.


Yamaha : une approche collective de la musique

Les écoles de musique Yamaha se développent de plus en plus en Europe. Elles proposent un enseignement musical assez souple, avant tout destiné à former des amateurs. « Notre objectif est de démocratiser la musique », explique Philippe Donon, responsable du département éducation musicale France chez Yamaha. L’un des principes clés de la méthode : apprendre la musique comme un langage, de façon sensorielle. L’apprentissage repose au départ sur le principe du mimétisme. Environ dix enfants se réunissent dans une salle qui comprend des claviers numériques. Ils chantent une mélodie apprise par le professeur puis la reproduisent au clavier. C’est en dernier lieu qu’intervient la partition. Une logique intéressante à développer sur le plan musical, notamment pour la formation de l’oreille.
Les cours pour débutants s’adressent à des enfants en âge préscolaire. Les parentsassistent aux cours les deux premières années. « Nous avons un grand savoir-faire en matière d’éducation des jeunes enfants », observe Philippe Donon. La suite de la scolarité comprend des cours individuels tout en maintenant le principe du cours collectif. Le cursus complet dure douze années.

L’improvisation : un axe pédagogique

Tout comme la méthode Martenot, les centres d’apprentissage Yamaha cherchent à développer les facultés créatrices de chaque individu. C’est pourquoi ils font de l’improvisation un véritable axe pédagogique. « Cela va dans le sens du développement de l’oreille », précise Philippe Donon. Par ailleurs, Les élèves composent des morceaux à l’aide de leurs professeurs. Il existe d’ailleurs chaque année un gala auquel participent les compositeurs en herbe : le National Junior Original Concert. Les élèves sélectionnés parmi les différentes écoles Yamaha réparties en France se réunissent le temps d’un concert pour interpréter leurs compositions. On pourrait peut-être toutefois formuler une critique : l’apprentissage de l’oreille peut se faire au détriment du travail d’analyse de la partition.
Un parent d’élève reconnaît que son enfant « triche car il devine à l’oreille et ne s’attarde pas sur ce qu’il y a écrit sur la partition. C’est le point faible de cette formation. Si on veut faire de la musique à haut niveau, ce type de cours n’est pas suffisant ». Cependant, l’objectif n’est pas de former des virtuoses mais d’amener de manière ludique des individus à la musique. D’ailleurs, il n’est pas exclu que certains rejoignent un cursus plus traditionnel. « La pianiste Éloïse Kohn a commencé l’apprentissage de la musique chezYamaha avant de rejoindre un cursus plus traditionnel et d’intégrer le CNSM », conclut Philippe Donon. Une méthode qui s’est révélée performante pour les jeunes enfants.



Méthode Suzuki : une autre approche du clavier

Développée par Shinichi Suzuki, pédagogue et violoniste japonais, la méthode Suzuki reste encore marginale en France. Elle s’est surtout développée à Lyon dans les années 1970 et plus récemment à Marseille, notamment sous l’impulsion de Véronique Perrin. Pianiste de formation, elle a obtenu une médaille d’or au CRR de Marseille puis un diplôme de fin d’étude en formation musicale et direction d’orchestre. Elle a ensuite suivi une formation Suzuki à Lyon avant d’enseigner à Marseille. « Ce qui m’a séduit dans cette méthode, c’est la prise en compte de l’individu, des capacités de chacun », affirme-t-elle. La méthode possède en effet la spécificité d’être adaptée à la progression individuelle de chaque enfant.
Comme avec la méthode Yamaha, l’apprentissage repose sur l’idéeque l’enfant doit apprendre la musique comme une langue maternelle.La méthode d’apprentissage comprend des cours particuliers et des cours collectifs. Les débutants suivent des leçons individuelles de 20 à 30 minutes par semaine tandis que les sessions de groupe ont lieu trois quarts d’heure par semaine. « Je prends six enfants par groupe au maximum », précise Véronique Perrin. Les élèves travaillent sur la rythmique, les sensations corporelles, chantent des morceaux a capella… À la fin de l’année, ils donnent des concerts.

Évoluer à son rythme

«C’est important d’associer à cet aspect collectif une pratique individuelle où l’enfant peut se développer à son rythme », reconnaît Véronique Perrin. L’élève n’est pas emprisonné dans un cursus type où son niveau doit correspondre à son âge. « J’ai enseigné à un enfant dyslexique qui avait de vrais problèmes de coordination. Grâce à cette méthode, il a pu interpréter des morceaux de Chopin », poursuit-elle. Une pédagogie qui donne sa chance à ceux qui n’auraient pas les facultés requises pour suivre un cursus type en conservatoire.
Avec la méthode Suzuki, les enfants peuvent commencer leur apprentissage dès l’âge de 3 ans. La partition n’intervient que deux ou trois années plus tard, au moment où ils apprennent à lire à l’école. Autre moteur pédagogique, la présence des parents aux cours. « C’est essentiel. Je connais des professeurs qui ne prennent que les parents pendant deux ou trois mois », affirme Véronique Perrin. Ainsi, les parents sont véritablement intégrés dans le processus d’apprentissage. Quant au « matériel » pédagogique, il repose sur sept cahiers et des enregistrements. Le dernier volume s’achève sur le Concerto Italien de Bach. Le répertoire est assez classique et comprend aussi bien Mozart que Bartók ou Saint-Saëns. « Si les trois premiers cahiers sont suivis scrupuleusement, rien n’empêche dans la suite du cursus d’ajouter une touche personnelle »,observe l’enseignante. Du côté de la théorie musicale, la pédagogue envoie ses élèves suivre des cours au CRR de Marseille. Cela permet de trouver une complémentarité entre les deux enseignements.



Pour en savoir plus


> Méthode Martenot

Sites Internet :
Tarifs : 85 euros par mois comprenant les cours de solfège (40 euros par mois) et 1/2 cours d’instrument (45 euros par mois).


> Méthode Suzuki

Site Internet :
Tarifs : 80 euros par mois comprenant cours individuels et collectifs, pour l'école de Marseille (les tarifs varient en fonction des écoles).


> École de musique Yamaha

Site Internet : www.yamaha.com
Tarifs : environ 60 euros par mois pour 36 cours par an. Le prix peut s’élever à 85 euros mensuels en fonction des écoles. Les adultes peuvent suivre des cours collectifs pour 45 euros par mois.


> Technique Alexander

Tarifs : stages aux coûts variables en fonction des niveaux et des lieux.
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